Un ralentissement guette les grandes entreprises chinoises
19 septembre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Les entreprises chinoises pourraient voir leur croissance ralentir dans les 18 prochains mois, estime l’agence Standard & Poor’s. Entre autres raisons: le scandale des jouets dangereux.
Hong Kong — Les entreprises chinoises pourraient voir leur belle croissance ralentir dans les 18 prochains mois, contrecoup d'un éventuel ralentissement de l'économie américaine ou des inquiétudes face aux produits «Made in China», a affirmé hier Standard & Poor's.
Selon l'agence de notation internationale, les revenus des 200 plus grandes compagnies chinoises — dominées par les entreprises du secteur des télécommunications et de l'énergie — ont grimpé de 23,3 % en 2006. Mais une série de risques pourraient entraver la poursuite de cette progression, comme des taux d'intérêts négatifs, l'inflation, une expansion reposant trop sur l'endettement, ou un ralentissement de l'économie américaine.
Cette dernière éventualité entraînerait une baisse des exportations chinoises, qui sont un des piliers de la croissance du géant asiatique. La montée du protectionnisme occidental ou la défiance vis-à-vis des produits fabriqués en China, sur le banc des accusés depuis plusieurs mois, sont autant de pressions.
«L'économie chinoise semble à l'abri de tout développement négatif ou menace venant du reste du monde en ce moment [...], elle se joue d'obstacles comme les prix élevés du pétrole, les crises du crédit ou de la liquidité, et continue à carburer», a estimé l'analyste de l'agence, Ryan Tsang. «Mais les marchés pourraient se laisser aller à sous-estimer les risques pendant les longues périodes de forte croissance et bénéfices», a-t-il averti.
Toutefois, Ping Chew, directeur de la notation en Asie, juge que «les responsables chinois ont d'abondants recours pour faire face à un ralentissement». Pour lui, la Chine va en outre réussir à l'avenir à asseoir davantage sa croissance sur la consommation, comme Pékin le souhaite.
Selon l'agence de notation internationale, les revenus des 200 plus grandes compagnies chinoises — dominées par les entreprises du secteur des télécommunications et de l'énergie — ont grimpé de 23,3 % en 2006. Mais une série de risques pourraient entraver la poursuite de cette progression, comme des taux d'intérêts négatifs, l'inflation, une expansion reposant trop sur l'endettement, ou un ralentissement de l'économie américaine.
Cette dernière éventualité entraînerait une baisse des exportations chinoises, qui sont un des piliers de la croissance du géant asiatique. La montée du protectionnisme occidental ou la défiance vis-à-vis des produits fabriqués en China, sur le banc des accusés depuis plusieurs mois, sont autant de pressions.
«L'économie chinoise semble à l'abri de tout développement négatif ou menace venant du reste du monde en ce moment [...], elle se joue d'obstacles comme les prix élevés du pétrole, les crises du crédit ou de la liquidité, et continue à carburer», a estimé l'analyste de l'agence, Ryan Tsang. «Mais les marchés pourraient se laisser aller à sous-estimer les risques pendant les longues périodes de forte croissance et bénéfices», a-t-il averti.
Toutefois, Ping Chew, directeur de la notation en Asie, juge que «les responsables chinois ont d'abondants recours pour faire face à un ralentissement». Pour lui, la Chine va en outre réussir à l'avenir à asseoir davantage sa croissance sur la consommation, comme Pékin le souhaite.
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