Washington et les industriels américains critiquent l'Europe
18 septembre 2007
Actualités économiques
New York — Le gouvernement américain et des associations d'industriels ont vivement critiqué hier la décision de la Cour européenne de justice qui a confirmé la condamnation de Microsoft pour abus de position dominante, alors que le groupe est blanchi aux États-Unis.
Le ministère de la Justice a déclaré dans un communiqué craindre «que les critères [en matière de concurrence] appliqués par la Cour, plutôt que d'aider le consommateur, aient la malheureuse conséquence de lui nuire en décourageant l'innovation et la concurrence».
«Aux États-Unis, les lois "antitrust" sont appliquées pour protéger le consommateur en protégeant la concurrence, non les concurrents. En l'absence de dommage prouvé, toutes les entreprises, y compris les firmes dominantes, sont encouragées à mener une concurrence dynamique. Les tribunaux américains reconnaissent les bénéfices potentiels pour le consommateur quand une entreprise, y compris dominante, prend des décisions individuelles, par exemple d'ajouter des fonctions à ses produits», ajoute le ministère.
Le ministère ajoute qu'il souhaite une meilleure coopération avec l'Union européenne pour «créer une politique antimonopole solide qui profitera aux consommateurs des deux côtés de l'Atlantique».
Le ministère rappelle avoir porté plainte contre Microsoft en 1998 pour abus de position dominante. Au final, le groupe s'est vu imposer des corrections techniques qui ont, selon lui, protégé la concurrence et les consommateurs.
La Chambre de commerce américaine, qui dit représenter trois millions d'entreprises, a également regretté les «divergences» entre Europe et États-Unis en matière de droit de la concurrence.
De son côté, l'Association pour les technologies concurrentielles (ACT), un groupement d'entreprises du secteur high-tech, a jugé que «Microsoft a perdu, mais nous ne savons pas ce qu'il en sera pour le reste du secteur». L'ACT craint que «les petites entreprises et les consommateurs ne paient la note», a souligné son président Jonathan Zuck.
«Neelie Kroes [la commissaire européenne à la Concurrence] mènera-t-elle une croisade pour empoisonner les entreprises qui réussissent?», a lancé l'ACT. «Apple, Google, Intel ou Adobe seront-ils les prochains groupes traînés devant la Commission?»
Deux autres groupements d'intérêts américains qui militent contre l'intervention des gouvernements, Citizens Against Government Waste et TaxPayers' Alliance ont eux estimé dans un communiqué que la décision européenne nuira à l'innovation dans le monde.
Le ministère de la Justice a déclaré dans un communiqué craindre «que les critères [en matière de concurrence] appliqués par la Cour, plutôt que d'aider le consommateur, aient la malheureuse conséquence de lui nuire en décourageant l'innovation et la concurrence».
«Aux États-Unis, les lois "antitrust" sont appliquées pour protéger le consommateur en protégeant la concurrence, non les concurrents. En l'absence de dommage prouvé, toutes les entreprises, y compris les firmes dominantes, sont encouragées à mener une concurrence dynamique. Les tribunaux américains reconnaissent les bénéfices potentiels pour le consommateur quand une entreprise, y compris dominante, prend des décisions individuelles, par exemple d'ajouter des fonctions à ses produits», ajoute le ministère.
Le ministère ajoute qu'il souhaite une meilleure coopération avec l'Union européenne pour «créer une politique antimonopole solide qui profitera aux consommateurs des deux côtés de l'Atlantique».
Le ministère rappelle avoir porté plainte contre Microsoft en 1998 pour abus de position dominante. Au final, le groupe s'est vu imposer des corrections techniques qui ont, selon lui, protégé la concurrence et les consommateurs.
La Chambre de commerce américaine, qui dit représenter trois millions d'entreprises, a également regretté les «divergences» entre Europe et États-Unis en matière de droit de la concurrence.
De son côté, l'Association pour les technologies concurrentielles (ACT), un groupement d'entreprises du secteur high-tech, a jugé que «Microsoft a perdu, mais nous ne savons pas ce qu'il en sera pour le reste du secteur». L'ACT craint que «les petites entreprises et les consommateurs ne paient la note», a souligné son président Jonathan Zuck.
«Neelie Kroes [la commissaire européenne à la Concurrence] mènera-t-elle une croisade pour empoisonner les entreprises qui réussissent?», a lancé l'ACT. «Apple, Google, Intel ou Adobe seront-ils les prochains groupes traînés devant la Commission?»
Deux autres groupements d'intérêts américains qui militent contre l'intervention des gouvernements, Citizens Against Government Waste et TaxPayers' Alliance ont eux estimé dans un communiqué que la décision européenne nuira à l'innovation dans le monde.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

