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Agence nationale des marchés: Jérôme-Forget réplique à Flaherty

12 septembre 2007  Actualités économiques
Calgary — La ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget, rejette sans hésitation le projet de son homologue canadien, Jim Flaherty, de créer une agence nationale de réglementation des marchés.

Sous le régime actuel, les 13 provinces et territoires possèdent leurs propres instances en la matière. Au Québec, il s'agit de l'Autorité des marchés financiers, qui a pour mission d'appliquer les lois encadrant le secteur financier, notamment dans les domaines des assurances, des valeurs mobilières, des institutions de dépôt, à l'exception des banques, de même que de la distribution de produits et services financiers.

Le ministre Flaherty signale que, parmi les pays industrialisés, seul le Canada dispose d'un régime aussi morcelé. Or, Mme Jérôme-Forget ne voit pas d'inconvénient à ce morcellement, au contraire. Une agence nationale serait lourde et peu flexible, croit-elle.

Le ministre Flaherty a aussi dit qu'à l'occasion de la crise du secteur du papier commercial adossé à des actifs qui a éclaté cet été, la juridiction limitée des institutions fédérales a réduit la capacité d'intervention de son gouvernement. À cela, son homologue du Québec réplique que cette crise ne peut être invoquée pour faire mousser le projet de création d'agence nationale; elle pense qu'il s'agit de deux dossiers complètement différents.

Jim Flaherty a aussi déclaré qu'une agence unique servirait de point de contact pour les forces de l'ordre. À son avis, la réputation du Canada à l'étranger n'est pas forte en ce qui a trait à l'application des lois. Le problème, selon lui, est qu'avec 13 juridictions fonctionnant de manière indépendante, il y a peu de coordination et de partage d'information.

En juin dernier, la majorité des provinces ont refusé la suggestion de M. Flaherty de créer une agence unique et de mettre en place des règles nationales uniformes, optant plutôt pour le système de passeport qui essaie d'harmoniser et de coordonner les lois en vigueur. Le ministre Flaherty entend maintenant aller de l'avant avec la création d'un comité d'experts qui proposera des moyens d'améliorer le système actuel.
 
 
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