Apple sous pression pour vendre l'iPhone
Le prix du téléphone tactile allant sur Internet a été baissé de 200 $
8 septembre 2007
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Apple a annoncé mercredi que son iPhone, un téléphone tactile qui surfe sur Internet, serait désormais vendu 399 $ au lieu de 599 $ il y a deux mois, lors d’un lancement qui avait suscité un enthousiasme délirant dans les médias, chez les fans e
New York — Pour tenir ses objectifs ambitieux de vente d'iPhone, Apple a baissé massivement ses prix cette semaine, puis accepté d'offrir un bon d'achat à ceux qui avaient payé le prix fort, signe que le groupe se débat au milieu d'une concurrence féroce dans les «smartphones».
À la surprise générale, Apple a annoncé mercredi que son iPhone, un téléphone tactile qui surfe sur l'Internet, serait désormais vendu 399 $ au lieu de 599 $ il y a deux mois, lors d'un lancement qui avait suscité un enthousiasme délirant dans les médias, chez les fans et les analystes.
Puis devant l'avalanche de protestations des premiers clients, notamment de ceux qui avaient campé des heures durant devant les magasins et se jugeaient floués, le p.-d.g. Steve Jobs a décidé de leur offrir un bon d'achat de 100 $, avec ses excuses, autre décision inédite dans le secteur.
Hier, l'action a chuté pour le troisième jour consécutif, perdant 3,25 % vers 15H00 GMT, à 130,60 $. En trois jours, elle a perdu plus de 10 %.
Le rabais annoncé mercredi a été si massif et si rapide qu'il a laissé pantois les experts, même si les fortes baisses de prix sont courantes dans la high-tech.
«Ce n'est pas la baisse du prix qui est incroyable, c'est son ampleur», s'est exclamé Carmi Levy, vice-président du cabinet d'analyse AR Communications, convaincu que ce choix sera payant.
«Apple a d'abord visé les "adopteurs précoces", prêts à payer cher pour être les premiers à posséder une nouveauté. Mais maintenant que ce marché est épuisé, le rythme des ventes doit être accéléré. Avec ce rabais, l'iPhone devient un produit de masse, et Apple devrait parvenir à son objectif de vendre un million d'unités pour fin septembre. Sinon, il n'y serait sûrement pas arrivé», a commenté Carmi Levy.
Comme lui, plusieurs analystes soulignent qu'Apple a aussi annoncé mercredi des innovations, notamment un iPodTouch tactile qui ressemble à un iPhone sans la fonction téléphone. Mais d'autres s'inquiètent des performances de l'iPhone.
«L'iPhone souffre d'importantes erreurs stratégiques» et Apple «ne pourra probablement pas atteindre son objectif de vendre 10 millions d'iPhone d'ici à fin 2008», a commenté Trip Chowdhry, analyste de la société de bourse Global Equities Research, dans une note hier.
Pour lui, à 399 $ l'iPhone reste encore bien trop cher.
«Les consommateurs s'interrogent sur la valeur d'un iPhone à 399 $», écrit-il. Pour ce prix, ils veulent pouvoir choisir leur opérateur. Si AT&T reste le seul, 149 $ serait un prix plus approprié, avec un forfait AT&T à 20 $ par mois [contre au minimum 60 $ actuellement]».
D'autant que ses concurrents commencent à sortir des produits similaires.
Le 29 août, Nokia, numéro un mondial des téléphones, a présenté un prototype entièrement tactile, prévu pour 2008. Les groupes Samsung et LG ont eux récemment sorti des modèles à écran tactile intégral.
Et dans ce secteur, les prix baissent vite. Par exemple, le très populaire téléphone Razr de Motorola, vendu à ses débuts en 2006 à 500 $, est désormais proposé gratuitement par des opérateurs américains.
L'iPhone a quand même réussi à battre tous les modèles concurrents en juillet, comme les Blackberry et les Palm, a indiqué le cabinet iSuppli, qui prévoit 4,5 millions d'iPhone vendus cette année.
Le bon d'achat surprise offert par Steve Jobs semble en tout cas avoir calmé les protestations des clients.
«Je suis sidéré. C'est totalement inattendu. Jobs récompense notre fidélité», s'est ainsi réjoui le blogueur Kent Pribbernow sur le site de fans theiphoneblog.com. La veille, le même avait vilipendé Apple pour avoir «récompensé ceux qui ont fait la queue des heures par une soudaine dévaluation de leur investissement».
À la surprise générale, Apple a annoncé mercredi que son iPhone, un téléphone tactile qui surfe sur l'Internet, serait désormais vendu 399 $ au lieu de 599 $ il y a deux mois, lors d'un lancement qui avait suscité un enthousiasme délirant dans les médias, chez les fans et les analystes.
Puis devant l'avalanche de protestations des premiers clients, notamment de ceux qui avaient campé des heures durant devant les magasins et se jugeaient floués, le p.-d.g. Steve Jobs a décidé de leur offrir un bon d'achat de 100 $, avec ses excuses, autre décision inédite dans le secteur.
Hier, l'action a chuté pour le troisième jour consécutif, perdant 3,25 % vers 15H00 GMT, à 130,60 $. En trois jours, elle a perdu plus de 10 %.
Le rabais annoncé mercredi a été si massif et si rapide qu'il a laissé pantois les experts, même si les fortes baisses de prix sont courantes dans la high-tech.
«Ce n'est pas la baisse du prix qui est incroyable, c'est son ampleur», s'est exclamé Carmi Levy, vice-président du cabinet d'analyse AR Communications, convaincu que ce choix sera payant.
«Apple a d'abord visé les "adopteurs précoces", prêts à payer cher pour être les premiers à posséder une nouveauté. Mais maintenant que ce marché est épuisé, le rythme des ventes doit être accéléré. Avec ce rabais, l'iPhone devient un produit de masse, et Apple devrait parvenir à son objectif de vendre un million d'unités pour fin septembre. Sinon, il n'y serait sûrement pas arrivé», a commenté Carmi Levy.
Comme lui, plusieurs analystes soulignent qu'Apple a aussi annoncé mercredi des innovations, notamment un iPodTouch tactile qui ressemble à un iPhone sans la fonction téléphone. Mais d'autres s'inquiètent des performances de l'iPhone.
«L'iPhone souffre d'importantes erreurs stratégiques» et Apple «ne pourra probablement pas atteindre son objectif de vendre 10 millions d'iPhone d'ici à fin 2008», a commenté Trip Chowdhry, analyste de la société de bourse Global Equities Research, dans une note hier.
Pour lui, à 399 $ l'iPhone reste encore bien trop cher.
«Les consommateurs s'interrogent sur la valeur d'un iPhone à 399 $», écrit-il. Pour ce prix, ils veulent pouvoir choisir leur opérateur. Si AT&T reste le seul, 149 $ serait un prix plus approprié, avec un forfait AT&T à 20 $ par mois [contre au minimum 60 $ actuellement]».
D'autant que ses concurrents commencent à sortir des produits similaires.
Le 29 août, Nokia, numéro un mondial des téléphones, a présenté un prototype entièrement tactile, prévu pour 2008. Les groupes Samsung et LG ont eux récemment sorti des modèles à écran tactile intégral.
Et dans ce secteur, les prix baissent vite. Par exemple, le très populaire téléphone Razr de Motorola, vendu à ses débuts en 2006 à 500 $, est désormais proposé gratuitement par des opérateurs américains.
L'iPhone a quand même réussi à battre tous les modèles concurrents en juillet, comme les Blackberry et les Palm, a indiqué le cabinet iSuppli, qui prévoit 4,5 millions d'iPhone vendus cette année.
Le bon d'achat surprise offert par Steve Jobs semble en tout cas avoir calmé les protestations des clients.
«Je suis sidéré. C'est totalement inattendu. Jobs récompense notre fidélité», s'est ainsi réjoui le blogueur Kent Pribbernow sur le site de fans theiphoneblog.com. La veille, le même avait vilipendé Apple pour avoir «récompensé ceux qui ont fait la queue des heures par une soudaine dévaluation de leur investissement».
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