Dépassement du coût de construction du nouveau Centre CDP Capital - La Caisse de dépôt sort de son mutisme
Henri-Paul Rousseau présentera lundi un «rapport d'étape du diagnostic global amorcé en septembre»
Changement de cap: le président-directeur général de la Caisse de dépôt et placement présentera dès lundi après-midi un «rapport d'étape du diagnostic global amorcé en septembre».
Henri-Paul Rousseau a fait connaître sa décision à l'issue de la réunion mensuelle de son conseil d'administration. La rencontre a duré près de cinq heures. Les membres du conseil ont donc eu amplement le temps de faire valoir leur point de vue.
«On a eu un bon conseil, a souligné le président de la FTQ, Henri Massé, à sa sortie de la réunion. Le p.-d.g. va faire le point lundi sur tous les dossiers qui nous préoccupent et qui sont dans la presse un peu partout. Tout y sera.»
Même discours du côté de la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. «Toutes les informations qui devaient être transmises l'ont été. Toutes les questions qui devaient être posées l'ont été.» Elle précise que c'est le conseil d'administration qui en est venu à la conclusion de la nécessité de tenir un point de presse.
C'est que la pression devenait intense depuis quelques jours à la Caisse. Le quotidien La Presse avait parti le bal la semaine dernière en annonçant que les coûts de construction du nouveau bureau d'affaires seraient beaucoup plus importants que prévu. Au départ, l'immeuble et son stationnement sous-terrain devaient être construits pour la somme de 150 millions de dollars dans le Quartier international. Deux ans plus tard, le projet se chiffrerait à plus de 300 millions de dollars.
À la suite de cette révélation, Henri-Paul Rousseau avait émis un communiqué précisant que la révision du projet de construction du nouvel édifice faisait partie d'une vaste enquête interne entamée par son organisation en septembre. Il ajoutait que le «diagnostic global» serait incorporé au rapport annuel de la Caisse et rendu public au mois de mars.
Plus tôt cette semaine, Le Devoir révélait que les membres du conseil d'administration de la Caisse ignoraient tout des supposés coûts de dépassement du nouveau Centre CDP Capital. Comme le public, ils auraient appris la nouvelle dans les journaux. Le jour même de la publication de l'article, le gouvernement mandatait la Vérificatrice générale du Québec pour qu'elle fasse enquête.
Henri-Paul Rousseau aura donc à répondre à plusieurs questions. Est-ce vrai que l'édifice coûtera plus de 300 millions de dollars? Si oui, que s'est-il produit? S'agit-il de coûts de dépassement ou bien a-t-on changé le projet en cours de route? Et si tel est le cas, qui a demandé et autorisé ces changements?
Le grand patron de la Caisse pourrait également profiter de l'occasion pour annoncer des congédiements. On pourrait également faire le point sur le rendement financier du bas de laine des Québécois.
Par ailleurs, 24 heures après avoir littéralement fui les représentants des médias, l'ancien p.-d.g. de la CDP, Jean-Claude Scraire, est sorti de son mutisme... pour expliquer les raisons de son mutisme. «Je me suis donné comme ligne de conduite de ne pas commenter publiquement au jour le jour les affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec», a fait savoir l'ancien gestionnaire dans un très court communiqué.
«Je tiens à respecter les responsabilités de mon successeur à la tête de l'institution. Peu importe que les nouvelles ou les rumeurs soient vraies ou fausses, je n'entends faire aucun commentaire et je n'accorderai pas d'entrevues aux médias à ce sujet», tranche-t-il.
Le nouveau conseiller stratégique a cependant tenu à faire une nuance. «Au-delà du devoir de réserve, je n'exclus pas la possibilité de mettre en perspective à l'occasion, et de façon plus globale, dans un cadre réfléchi, le flot de nouvelles de l'actualité quotidienne.»
Henri-Paul Rousseau a fait connaître sa décision à l'issue de la réunion mensuelle de son conseil d'administration. La rencontre a duré près de cinq heures. Les membres du conseil ont donc eu amplement le temps de faire valoir leur point de vue.
«On a eu un bon conseil, a souligné le président de la FTQ, Henri Massé, à sa sortie de la réunion. Le p.-d.g. va faire le point lundi sur tous les dossiers qui nous préoccupent et qui sont dans la presse un peu partout. Tout y sera.»
Même discours du côté de la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. «Toutes les informations qui devaient être transmises l'ont été. Toutes les questions qui devaient être posées l'ont été.» Elle précise que c'est le conseil d'administration qui en est venu à la conclusion de la nécessité de tenir un point de presse.
C'est que la pression devenait intense depuis quelques jours à la Caisse. Le quotidien La Presse avait parti le bal la semaine dernière en annonçant que les coûts de construction du nouveau bureau d'affaires seraient beaucoup plus importants que prévu. Au départ, l'immeuble et son stationnement sous-terrain devaient être construits pour la somme de 150 millions de dollars dans le Quartier international. Deux ans plus tard, le projet se chiffrerait à plus de 300 millions de dollars.
À la suite de cette révélation, Henri-Paul Rousseau avait émis un communiqué précisant que la révision du projet de construction du nouvel édifice faisait partie d'une vaste enquête interne entamée par son organisation en septembre. Il ajoutait que le «diagnostic global» serait incorporé au rapport annuel de la Caisse et rendu public au mois de mars.
Plus tôt cette semaine, Le Devoir révélait que les membres du conseil d'administration de la Caisse ignoraient tout des supposés coûts de dépassement du nouveau Centre CDP Capital. Comme le public, ils auraient appris la nouvelle dans les journaux. Le jour même de la publication de l'article, le gouvernement mandatait la Vérificatrice générale du Québec pour qu'elle fasse enquête.
Henri-Paul Rousseau aura donc à répondre à plusieurs questions. Est-ce vrai que l'édifice coûtera plus de 300 millions de dollars? Si oui, que s'est-il produit? S'agit-il de coûts de dépassement ou bien a-t-on changé le projet en cours de route? Et si tel est le cas, qui a demandé et autorisé ces changements?
Le grand patron de la Caisse pourrait également profiter de l'occasion pour annoncer des congédiements. On pourrait également faire le point sur le rendement financier du bas de laine des Québécois.
Par ailleurs, 24 heures après avoir littéralement fui les représentants des médias, l'ancien p.-d.g. de la CDP, Jean-Claude Scraire, est sorti de son mutisme... pour expliquer les raisons de son mutisme. «Je me suis donné comme ligne de conduite de ne pas commenter publiquement au jour le jour les affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec», a fait savoir l'ancien gestionnaire dans un très court communiqué.
«Je tiens à respecter les responsabilités de mon successeur à la tête de l'institution. Peu importe que les nouvelles ou les rumeurs soient vraies ou fausses, je n'entends faire aucun commentaire et je n'accorderai pas d'entrevues aux médias à ce sujet», tranche-t-il.
Le nouveau conseiller stratégique a cependant tenu à faire une nuance. «Au-delà du devoir de réserve, je n'exclus pas la possibilité de mettre en perspective à l'occasion, et de façon plus globale, dans un cadre réfléchi, le flot de nouvelles de l'actualité quotidienne.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

