Les prix des logements américains pourraient chuter
24 août 2007
Actualités économiques
Washinton — Les prix des logements aux États-Unis pourraient connaître une baisse de 15 à 30 % dans les années à venir, affirme sur étude de la banque Goldman Sachs hier.
«Des baisses des prix cumulées de l'ordre de 15 à 30 % sont possibles», estime Jan Hatzius, économiste chez Goldman Sachs dans cette étude. La banque estimait jusqu'ici que les prix étaient surévalués d'environ 15 %, hors inflation, mais le niveau des prix comparé aux revenus ou aux loyers «dépeint un tableau beaucoup plus funeste», ajoute l'économiste.
«Ces perspectives sont peut-être problématiques, mais nous soupçonnons qu'elles sont encore trop optimistes», ajoute-t-il. En effet, le scénario de base prenait des hypothèses classiques comme un apport de 20 % du prix d'achat, un emprunt sur 30 ans, et un prêt à la fois à taux fixe et variable — comme cela a longtemps été la norme aux États-Unis.
Il ne prend en compte ni les prêts subprime, ni la baisse des apports initiaux, ni les prêts «créatifs» avec un taux d'appel très bas avant ajustement quelques années plus tard.
De plus le marché a atteint un pic récemment, et historiquement «un plus haut est généralement suivi par un plus bas». Une telle baisse des prix «augmenterait les risques d'une spirale de détérioration du crédit, de raréfication de l'accès au crédit et de réduction de l'accès à la propriété [...] qui pourraient peser sur l'activité éconmique pour une période prolongée», avertit M. Hatzius.
«Des baisses des prix cumulées de l'ordre de 15 à 30 % sont possibles», estime Jan Hatzius, économiste chez Goldman Sachs dans cette étude. La banque estimait jusqu'ici que les prix étaient surévalués d'environ 15 %, hors inflation, mais le niveau des prix comparé aux revenus ou aux loyers «dépeint un tableau beaucoup plus funeste», ajoute l'économiste.
«Ces perspectives sont peut-être problématiques, mais nous soupçonnons qu'elles sont encore trop optimistes», ajoute-t-il. En effet, le scénario de base prenait des hypothèses classiques comme un apport de 20 % du prix d'achat, un emprunt sur 30 ans, et un prêt à la fois à taux fixe et variable — comme cela a longtemps été la norme aux États-Unis.
Il ne prend en compte ni les prêts subprime, ni la baisse des apports initiaux, ni les prêts «créatifs» avec un taux d'appel très bas avant ajustement quelques années plus tard.
De plus le marché a atteint un pic récemment, et historiquement «un plus haut est généralement suivi par un plus bas». Une telle baisse des prix «augmenterait les risques d'une spirale de détérioration du crédit, de raréfication de l'accès au crédit et de réduction de l'accès à la propriété [...] qui pourraient peser sur l'activité éconmique pour une période prolongée», avertit M. Hatzius.
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