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Crise du papier commercial - DBRS revoit sa façon d'évaluer les produits

23 août 2007  Actualités économiques
Toronto — La firme de notation de crédit DBRS (Dominion Bond Rating Service) est en train de revoir la façon dont elle évalue les produits du marché de la dette, dans la foulée des perturbations survenues du côté du papier commercial adossé à des actifs la semaine dernière.

En même temps, rapporte le quotidien The Globe and Mail, DBRS reconnaît qu'elle avait noté un problème dans un secteur précis de ce marché vers la fin de l'an dernier.

«Nous nous sommes posé des questions par rapport à certaines transactions et à un moment donné nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas vraiment cautionner cela», a indiqué Huston Loke, directeur général chez DBRS, en faisant référence à des obligations de créances garanties (collateralized debt obligations) financées par des émetteurs de papier commercial.

Ce questionnement avait amené DBRS à émettre de nouveaux critères d'émission en janvier dernier à l'intention des firmes de financement structuré émettrices de ce type d'obligations. La révision entreprise par DBRS ces jours-ci, une des principales firmes de notation de crédit au Canada, devrait être complétée d'ici deux semaines, ont assuré des représentants de l'entreprise mardi.

Un des problèmes sur lesquels l'agence porte son attention est le manque de transparence du marché du papier commercial, un type d'obligation à cours terme lié à des actifs adossés à des créances tel que des hypothèques ou des soldes de cartes de crédit. Plusieurs investisseurs ne connaissent pas la nature des prêts sous-jacents associés à ces obligations, a constaté l'agence.

DBRS examine également les termes légaux liés aux filets de sécurité accordés par les banques commerciales aux émetteurs de ces produits financiers, comme la société Coventree qui a tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière en disant faire face à une perturbation du marché en raison d'un manque de liquidités.

M. Loke a souligné que même si plusieurs banques ont signé exactement le même contrat pour fournir un financement d'urgence aux émetteurs de papier commercial en cas de perturbation du marché, certaines d'entre elles ont carrément refusé de fournir les liquidités demandées. Les émetteurs de papier commercial s'étaient retrouvés dans une situation où ils ne pouvaient plus verser les montants dus aux investisseurs dont les obligations étaient venues à échéance et ne pouvaient plus trouver d'autres acheteurs pour leurs obligations.

Le manque de liquidités menaçait de paralyser certains produits financiers et de mener à leur liquidation. Un tel scénario serait ressenti par plusieurs personnes et entreprises puisque les fonds de retraite, les compagnies d'assurance, les fonds communs de placement et d'autres détiennent de tels effets de commerce.

DBRS est la seule firme de notation de crédit au Canada à coter le papier commercial non bancaire, c'est-à-dire émis par d'autres entités que des banques.
 
 
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