Projet Hebron - Les pétrolières cèdent aux demandes de Terre-Neuve
«Étape par étape, nous prenons le contrôle de notre demeure», dit Danny Williams
23 août 2007
Actualités économiques
Danny Williams
Saint-Jean — Les plus importantes compagnies pétrolières du pays ont cédé aux demandes de Terre-Neuve-et-Labrador, qui réclamait des redevances plus élevées et une participation dans le projet pétrolier Hebron, dans le cadre d'une entente provisoire annoncée triomphalement hier par le premier ministre de la province, Danny Williams.
À la veille du lancement d'une campagne électorale provinciale, le gouvernement a révélé avoir donné le feu vert au développement du projet pétrolier Hebron qui, avec une valeur estimée à cinq milliards, pourrait se révéler être le plus lucratif de la province.
«Aujourd'hui, c'est une journée historique pour Terre-Neuve-et-Labrador, alors que nous entrons dans une nouvelle époque d'exploitation pétrolière avec des retombées sans précédent [...] y compris une propriété réelle et significative de nos ressources», a lancé M. Williams lors d'une conférence de presse à Saint-Jean.
Le premier ministre a confirmé que Terre-Neuve-et-Labrador investira 110 millions pour obtenir une participation de 4,9 % dans le projet — une première pour la province et un événement rare dans cette industrie.
M. Williams affirme que la participation de la province correspond à 35 millions de barils de pétrole, alors que la production totale du projet est estimée à 700 millions de barils.
Cette partie de l'entente, en plus de «super redevances» qui accordent à la province une plus grande part des profits lorsque les cours du pétrole sont élevés, ont été cruciaux à la concrétisation de l'entente.
«Étape par étape, nous prenons le contrôle de notre demeure, a dit le premier ministre. Nous croyons fermement qu'une propriété réelle et significative de nos ressources nous aidera à atteindre la prospérité à long terme.»
Cours élevés du pétrole
Ceux qui observent depuis un moment les bagarres entre la province et l'industrie pétrolière expliquent que le dynamique politicien conservateur a remporté la mise grâce aux cours élevés du pétrole, à la stabilité politique relative du Canada et à une crainte de voir les installations manufacturières de la province être utilisées à d'autres fins.
«Il y a un an, les gens n'étaient pas aussi optimistes qu'aujourd'hui face aux cours du pétrole», a expliqué Rob Strong, un consultant de l'industrie pétrolière établi à Saint-Jean.
La participation de la province dans le projet est importante parce qu'elle lui fournit un moyen différent d'en tirer profit, au-delà des redevances et des emplois créés dans ses chantiers navals, a-t-il dit.
«Un de nos problèmes actuels est notre capacité physique à accueillir le projet. Nous avons plusieurs autres projets qui s'en viennent. Ca nous donne un autre moyen de générer des bénéfices», a dit Rob Strong.
Les travaux d'ingénierie débuteront au cours des 18 prochains mois et M. Williams a prédit que la construction pour le projet de 25 ans pourrait commencer dès 2010.
Bob Cadigan, le président de la Newfoundland and Labrador Offshore Industry Association, estime de son côté que quelque 4000 personnes pourraient se trouver un emploi dans une industrie qui compterait environ 10 000 employés dans la province.
L'annonce spectaculaire survient un an après que les partenaires eurent mis le projet sur les tablettes, accusant M. Williams de se montrer trop gourmand. Le gestionnaire du projet, Chevron Canada, a démantelé son équipe en avril 2006 quand M. Williams a insisté sur l'obtention d'une participation.
Les relations entre le premier ministre et l'industrie pétrolière se sont améliorées en juin de cette année, quand M. Williams a révélé que des pourparlers préliminaires se déroulaient avec les partenaires du projet Hebron, dont Petro-Canada et ExxonMobil.
«Nous savons tous que la route qui nous a mené à aujourd'hui n'a pas été facile», a dit le premier ministre hier. Mais James Bate, le vice-président au développement des actifs de Chevron Canada, a déclaré que la firme est «heureuse» de l'entente, avant d'ajouter que le protocole d'entente «avait été une première étape cruciale dans la progression du projet».
À la veille du lancement d'une campagne électorale provinciale, le gouvernement a révélé avoir donné le feu vert au développement du projet pétrolier Hebron qui, avec une valeur estimée à cinq milliards, pourrait se révéler être le plus lucratif de la province.
«Aujourd'hui, c'est une journée historique pour Terre-Neuve-et-Labrador, alors que nous entrons dans une nouvelle époque d'exploitation pétrolière avec des retombées sans précédent [...] y compris une propriété réelle et significative de nos ressources», a lancé M. Williams lors d'une conférence de presse à Saint-Jean.
Le premier ministre a confirmé que Terre-Neuve-et-Labrador investira 110 millions pour obtenir une participation de 4,9 % dans le projet — une première pour la province et un événement rare dans cette industrie.
M. Williams affirme que la participation de la province correspond à 35 millions de barils de pétrole, alors que la production totale du projet est estimée à 700 millions de barils.
Cette partie de l'entente, en plus de «super redevances» qui accordent à la province une plus grande part des profits lorsque les cours du pétrole sont élevés, ont été cruciaux à la concrétisation de l'entente.
«Étape par étape, nous prenons le contrôle de notre demeure, a dit le premier ministre. Nous croyons fermement qu'une propriété réelle et significative de nos ressources nous aidera à atteindre la prospérité à long terme.»
Cours élevés du pétrole
Ceux qui observent depuis un moment les bagarres entre la province et l'industrie pétrolière expliquent que le dynamique politicien conservateur a remporté la mise grâce aux cours élevés du pétrole, à la stabilité politique relative du Canada et à une crainte de voir les installations manufacturières de la province être utilisées à d'autres fins.
«Il y a un an, les gens n'étaient pas aussi optimistes qu'aujourd'hui face aux cours du pétrole», a expliqué Rob Strong, un consultant de l'industrie pétrolière établi à Saint-Jean.
La participation de la province dans le projet est importante parce qu'elle lui fournit un moyen différent d'en tirer profit, au-delà des redevances et des emplois créés dans ses chantiers navals, a-t-il dit.
«Un de nos problèmes actuels est notre capacité physique à accueillir le projet. Nous avons plusieurs autres projets qui s'en viennent. Ca nous donne un autre moyen de générer des bénéfices», a dit Rob Strong.
Les travaux d'ingénierie débuteront au cours des 18 prochains mois et M. Williams a prédit que la construction pour le projet de 25 ans pourrait commencer dès 2010.
Bob Cadigan, le président de la Newfoundland and Labrador Offshore Industry Association, estime de son côté que quelque 4000 personnes pourraient se trouver un emploi dans une industrie qui compterait environ 10 000 employés dans la province.
L'annonce spectaculaire survient un an après que les partenaires eurent mis le projet sur les tablettes, accusant M. Williams de se montrer trop gourmand. Le gestionnaire du projet, Chevron Canada, a démantelé son équipe en avril 2006 quand M. Williams a insisté sur l'obtention d'une participation.
Les relations entre le premier ministre et l'industrie pétrolière se sont améliorées en juin de cette année, quand M. Williams a révélé que des pourparlers préliminaires se déroulaient avec les partenaires du projet Hebron, dont Petro-Canada et ExxonMobil.
«Nous savons tous que la route qui nous a mené à aujourd'hui n'a pas été facile», a dit le premier ministre hier. Mais James Bate, le vice-président au développement des actifs de Chevron Canada, a déclaré que la firme est «heureuse» de l'entente, avant d'ajouter que le protocole d'entente «avait été une première étape cruciale dans la progression du projet».
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