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Dreamliner: il n'y aura pas de retard, rassure Boeing

11 août 2007  Actualités économiques
Le Dreamliner est présenté par Boeing comme un avion de nouvelle génération, avec une technologie embarquée dernier cri et promettant les plus grosses économies en carburant du marché.
Photo : Agence Reuters
Le Dreamliner est présenté par Boeing comme un avion de nouvelle génération, avec une technologie embarquée dernier cri et promettant les plus grosses économies en carburant du marché.
New York — L'avionneur américain Boeing a réaffirmé hier que le premier vol d'essai de son B787 «Dreamliner», son nouvel avion de ligne vedette, aurait lieu comme prévu en septembre, démentant des informations de presse qui prévoyaient un retard.

Selon le Seattle Post-Intelligencer, un journal local basé dans une région où Boeing a ses principales usines, ce vol pourrait être reporté à octobre au lieu de la fin septembre, ce qui serait une première pour Boeing qui n'a jamais fait d'entorse à l'agenda du B787.

La raison de ce report viendrait de difficultés dans les dernières étapes de production, pour installer systèmes de contrôle et logiciels sur l'appareil, selon des sources informées citées par ce quotidien.

Pour sa part, Boeing n'a pas démenti rencontrer des difficultés dans la dernière ligne droite du programme, mais a assuré avoir prévu un filet de sécurité pour pallier ces obstacles.

«Nous visons toujours la fin septembre pour le premier vol», a déclaré à l'AFP Yvonne Leach, une porte-parole de Boeing.

«Nous sommes conscients des défis que nous avons devant nous» sur ce programme, «dont l'intégration des logiciels», a-t-elle ajouté.

«Le mois dernier, notre direction avait indiqué en marge des résultats trimestriels qu'il pourrait y avoir une possibilité de reporter le vol à octobre» en raison de ces défis, a rappelé cette porte-parole.

«Mais il est important de savoir que nous avons des "plans de secours" qui protègent le calendrier fixé, et nous avons confiance dans le respect de l'agenda, avec une entrée en service en mai 2008».

La question d'un retard dans le calendrier de lancement du Dreamliner est un serpent de mer, les analystes s'interrogeant régulièrement sur la capacité de Boeing à finir l'appareil dans les temps alors que le groupe a choisi une méthode de production inédite.

Boeing a sous-traité la production de diverses parties de l'appareil à des fournisseurs américains et étrangers, rendant l'organisation beaucoup plus complexe. En cours de programme, Boeing a dû par exemple envoyer en renfort des ingénieurs chez certains fournisseurs pour affiner le suivi de production.

Le mois dernier, la direction de Boeing avait reconnu devoir «gérer les pressions liées aux performances des fournisseurs, au calendrier et au poids» du futur long-courrier de moyenne capacité.

Mais le groupe avait aussi assuré pouvoir respecter son agenda, ayant d'une part prévu une marge de manoeuvre dans son calendrier, et ayant par ailleurs porté son budget d'investissement de 3,4 à 3,7 milliards de dollars.

«Nous nous sommes engagés à faire des points réguliers avec la presse et les analystes», sur le B787, «et nous ferons un nouveau point d'étape le 5 septembre», a indiqué Mme Leach.

Le Dreamliner est présenté par Boeing comme un avion de nouvelle génération, avec une technologie embarquée dernier cri et promettant les plus grosses économies en carburant du marché grâce au poids et à l'ergonomie de l'appareil.

Le premier exemplaire avait été dévoilé au public le 8 juillet dernier, sans effectuer de vol. La plupart des systèmes cités par le Seattle Post-Intelligencer n'équipaient pas encore l'appareil.

À ce jour, Boeing fait figure de brillant élève face à son rival Airbus, l'avionneur européen ayant connu des difficultés à répétition sur ses deux programmes en cours de développement, l'A380 et l'A350, le futur concurrent du B787.

Le gros porteur A380, dont un premier exemplaire doit être livré en octobre, a pris un an de retard sur son calendrier, tandis que l'A350 a dû être sérieusement modifié à la demande de plusieurs clients d'Airbus. Le long-courrier d'Airbus doit entrer en service en 2013, soit cinq après le Dreamliner.
 
 
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