Virgin s'attaque à la forteresse du transport aérien américain
Elle devient la première compagnie d'origine étrangère à tenter de s'implanter dans le créneau des vols intérieurs
9 août 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Depuis décembre 2005, Virgin America a dû faire plusieurs concessions pour se conformer à la législation américaine, qui encadre très strictement son marché national.
New York — La compagnie aérienne à bas prix Virgin America a inauguré hier ses premières liaisons aux États-Unis, devenant la première compagnie d'origine étrangère à tenter de s'implanter dans le créneau des vols intérieurs.
Il aura fallu plus d'un an et demi de tractations pour que Virgin America, fondée par le milliardaire britannique Richard Branson, puisse commencer à opérer en tant que compagnie intérieure, aux côtés de concurrents à bas prix sillonnant déjà le ciel américain comme JetBlue, Southwest Airlines ou encore AirTran.
Depuis décembre 2005, Virgin America a dû faire plusieurs concessions pour se conformer à la législation américaine, qui encadre très strictement son marché national: capital détenu à un minimum de 75 % par des investisseurs américains, choix d'un p.-d.g. de même nationalité, quartiers généraux dans le pays, en l'occurrence à San Francisco en Californie.
Face à une réglementation très stricte — Virgin est la seule à ce jour à avoir tenté sa chance — le projet a été recalé une fois en décembre dernier par les autorités fédérales qui butaient sur l'omniprésence de Richard Branson dans l'organigramme de la compagnie.
Pour pouvoir être opérationnelle, Virgin America n'a donc conservé qu'un lien plutôt lointain avec sa cousine britannique Virgin Atlantic et l'entrepreneur milliardaire, qui n'en contrôle plus que 25 % via Virgin Group.
Dotée d'une flotte d'une dizaine d'Airbus A320, Virgin America commence modestement en proposant deux destinations: deux vols quotidiens entre San Francisco et New York, et cinq liaisons quotidiennes entre San Francisco et la mégalopole californienne de Los Angeles.
D'ici le 10 octobre, la compagnie va intensifier la fréquence de ces trajets et intégrer dans son maillage la capitale fédérale Washington et la cité des casinos Las Vegas. D'ici cinq ans, elle compte desservir 30 villes américaines allant de la Floride au Kansas en passant par le Michigan.
Betsy Snyder, analyste chez Standard and Poor's, admet que ce service est relativement limité sur un marché déjà mature, où les compagnies classiques mènent une guerre commerciale contre leurs rivales à bas prix, dites «low cost».
Mais à terme, «l'existence d'un nouvel acteur va assurément affecter positivement le marché, avec de probables baisses tarifaires ou promotions en vue», souligne-t-elle, ajoutant que «cela va toucher autant les low cost que les compagnies traditionnelles».
Virgin America s'attaque au ciel américain avec des tarifs équivalents à ceux du marché et avec une première classe à bord, inexistante chez les low cost.
Y-a-t-il assez de place pour un nouvel entrant aux États-Unis? Oui, selon l'analyste de Standard and Poor's.
«Dans le passé, le marché souffrait d'un excès de capacités, puis les compagnies ont dû réduire leur présence, et la développent de nouveau», résume Betsy Snyder, évoquant les difficultés des compagnies aériennes traditionnelles ces dernières années face à la montée en puissance des low cost, combinée à la flambée des prix du carburant.
La jeune compagnie vante deux atouts concurrentiels: sa première classe, avec des billets de dernière minute jusqu'à 60 % moins cher que les concurrents, et un service à bord dernier cri.
Le transporteur propose du divertissement à la demande à tous ses passagers, a équipé la classe économique d'écrans 9 pouces et d'un éclairage entièrement modulable, tandis que les sièges en cuir de la classe haut de gamme sont automassant.
Il aura fallu plus d'un an et demi de tractations pour que Virgin America, fondée par le milliardaire britannique Richard Branson, puisse commencer à opérer en tant que compagnie intérieure, aux côtés de concurrents à bas prix sillonnant déjà le ciel américain comme JetBlue, Southwest Airlines ou encore AirTran.
Depuis décembre 2005, Virgin America a dû faire plusieurs concessions pour se conformer à la législation américaine, qui encadre très strictement son marché national: capital détenu à un minimum de 75 % par des investisseurs américains, choix d'un p.-d.g. de même nationalité, quartiers généraux dans le pays, en l'occurrence à San Francisco en Californie.
Face à une réglementation très stricte — Virgin est la seule à ce jour à avoir tenté sa chance — le projet a été recalé une fois en décembre dernier par les autorités fédérales qui butaient sur l'omniprésence de Richard Branson dans l'organigramme de la compagnie.
Pour pouvoir être opérationnelle, Virgin America n'a donc conservé qu'un lien plutôt lointain avec sa cousine britannique Virgin Atlantic et l'entrepreneur milliardaire, qui n'en contrôle plus que 25 % via Virgin Group.
Dotée d'une flotte d'une dizaine d'Airbus A320, Virgin America commence modestement en proposant deux destinations: deux vols quotidiens entre San Francisco et New York, et cinq liaisons quotidiennes entre San Francisco et la mégalopole californienne de Los Angeles.
D'ici le 10 octobre, la compagnie va intensifier la fréquence de ces trajets et intégrer dans son maillage la capitale fédérale Washington et la cité des casinos Las Vegas. D'ici cinq ans, elle compte desservir 30 villes américaines allant de la Floride au Kansas en passant par le Michigan.
Betsy Snyder, analyste chez Standard and Poor's, admet que ce service est relativement limité sur un marché déjà mature, où les compagnies classiques mènent une guerre commerciale contre leurs rivales à bas prix, dites «low cost».
Mais à terme, «l'existence d'un nouvel acteur va assurément affecter positivement le marché, avec de probables baisses tarifaires ou promotions en vue», souligne-t-elle, ajoutant que «cela va toucher autant les low cost que les compagnies traditionnelles».
Virgin America s'attaque au ciel américain avec des tarifs équivalents à ceux du marché et avec une première classe à bord, inexistante chez les low cost.
Y-a-t-il assez de place pour un nouvel entrant aux États-Unis? Oui, selon l'analyste de Standard and Poor's.
«Dans le passé, le marché souffrait d'un excès de capacités, puis les compagnies ont dû réduire leur présence, et la développent de nouveau», résume Betsy Snyder, évoquant les difficultés des compagnies aériennes traditionnelles ces dernières années face à la montée en puissance des low cost, combinée à la flambée des prix du carburant.
La jeune compagnie vante deux atouts concurrentiels: sa première classe, avec des billets de dernière minute jusqu'à 60 % moins cher que les concurrents, et un service à bord dernier cri.
Le transporteur propose du divertissement à la demande à tous ses passagers, a équipé la classe économique d'écrans 9 pouces et d'un éclairage entièrement modulable, tandis que les sièges en cuir de la classe haut de gamme sont automassant.
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