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Telus présente ses excuses pour le recul du bénéfice

4 août 2007  Actualités économiques
Vancouver — Le chef de la direction de Telus a présenté ses excuses hier après avoir dévoilé que le plus récent bénéfice trimestriel de la société de télécommunications avait reculé de 29 %, à 253,1 millions.

En attribuant clairement la responsabilité de ce résultat à la direction de l'entreprise, Darren Entwistle a promis de redresser la situation d'ici la fin de l'exercice, affirmant que Telus maintenait ses prévisions de profit pour les quatre trimestres 2007.

«Nos résultats n'ont vraiment pas répondu à mes attentes. Nous ne pouvons nier ou tenter de trouver une excuse pour expliquer ces résultats décevants», a affirmé M. Entwistle à des analystes.

«Laissez-moi vous présenter personnellement mes excuses pour la piètre performance du deuxième trimestre. Je tiens aussi à vous faire part de mon engagement personnel à améliorer notre performance dans les trimestres qui suivront.»

Le bénéfice de Telus a été durement éprouvé par la hausse des dépenses dans ses activités sans fil, qui se sont élevées à 47 millions, une augmentation résultant de l'entrée en vigueur de la transférabilité des numéros de services sans fil pour un premier trimestre complet.

La deuxième plus importante société de télécommunications au pays a aussi souffert de l'implantation «douloureuse» d'une nouvelle plate-forme de facturation et de service à la clientèle, pour un million d'abonnés en Alberta, ce qui a fait grimper ses dépenses d'exploitation à 29 millions.

Au cours du deuxième trimestre, Telus a réalisé un bénéfice net de 75 ¢ dilué par action, comparativement à un bénéfice net global de 356,6 millions, ou 1,02 $ par action, un an plus tôt.

Les revenus de l'entreprise ont atteint 2,23 milliards, durant la plus récente période de trois mois, en hausse de 4,4 % par rapport à ceux de 2,14 milliards enregistrés un an plus tôt.

BCE

Hier, M. Entwistle a aussi indiqué qu'après avoir étudié le dossier «attentivement», sa société n'avait pas l'intention de faire d'offre d'achat pour BCE, la société mère de Bell Canada.

Il a toutefois affirmé qu'un éventuel regroupement aurait été profitable pour le secteur des télécommunications et pour le pays.

Il a justifié cette décision en affirmant que le processus d'offre d'achat désavantageait Telus, que le marché du crédit s'était détérioré et que l'offre acceptée comportait des frais de résiliation prohibitifs. Mais, plus que tout, il a souligné l'incertitude entourant le processus d'approbation réglementaire du Bureau de la concurrence. M. Entwistle a jugé que le niveau de risque était «inacceptable» pour les actionnaires.
 
 
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