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La migration vers l'Ouest a injecté deux milliards à l'économie

L'Alberta et la Colombie-Britannique en profitent

28 juillet 2007  Actualités économiques
Ottawa — La migration interprovinciale de travailleurs canadiens vers l'Ouest du pays a permis l'injection de près de deux milliards supplémentaires dans l'économie du Canada, d'après une étude que le Centre d'étude des niveaux de vie devait publier hier.

L'étude résumée par le Globe and Mail qui en a obtenu copie, conclut aussi que la migration, qui a été étudiée pour les fins de la recherche entre 1987 et 2006, a contribué à hausser la productivité au Canada, en particulier dans les deux provinces qui en ont bénéficié directement: l'Alberta, surtout, mais aussi la Colombie-Britannique.

À la lumière de l'étude, son coauteur, Andrew Sharpe, soutient que l'ensemble de l'économie canadienne gagne dans la flexibilité et de la mobilité de sa main d'oeuvre. Ainsi, la migration a contribué largement à la hausse du produit intérieur brut, selon M.Sharpe.

L'impulsion que donne le phénomène migratoire s'explique surtout par le fait que les travailleurs en mouvement sont généralement jeunes et pourvus d'une bonne formation; ils se déplacent afin de maximiser le développement de leur potentiel.

En deux ans, les revenus de ces travailleurs a crû de 9,4 %, comparativement à 4,8 % pour ceux qui sont restés dans leur région. Ces chiffres ont pris tout leur sens en 2006, une année-record pour la migration interprovinciale: 380 000 Canadiens ont changé de province pour travailler, ce qui a représenté 1,14 % de la population.

En 2006, à cause du déclin de son industrie manufacturière, c'est l'Ontario qui a subi les plus fortes pertes de sa force de travail, avec le départ de 33 793 personnes. Cette migration a coûté 1,4 milliard à l'économie ontarienne. La migration déficitaire du Québec, l'avant-dernière en importance au pays, a retiré près d'un demi-milliard à son économie.

Pendant ce temps, le mouvement de la main-d'oeuvre rapportait 4,62 milliards à l'économie de l'Alberta.

Andrew Sharpe est le directeur exécutif du Centre d'étude des niveaux de vie, basé à Ottawa. Parmi ses administrateurs figure l'économiste Pierre Fortin, de l'Université du Québec à Montréal.
 
 
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