L'euphorie règne sur les Bourses aux États-Unis et en Asie
21 juillet 2007
Actualités économiques
Paris — Les places boursières n'en finissent pas de grimper en Asie et à New York, dopées par d'abondantes liquidités et une croissance mondiale soutenue, en dépit de craintes persistantes liées à l'inflation ou au marché du crédit américain.
Si la plupart des Bourses se repliaient hier sur des prises de bénéfices, c'est après avoir enregistré des records ces derniers jours.
À Wall Street, le Dow Jones, qui regroupe 30 valeurs-vedettes, a terminé jeudi pour la première fois au-dessus de 14 000 points, grâce à une série de bons résultats d'entreprises, à peine trois mois après avoir franchi la barre des 13 000 points. L'indice Standard and Poor's 500, plus large et donc plus représentatif, vient également d'atteindre de nouveaux sommets historiques.
«Les investisseurs sont encouragés par les bons résultats d'entreprise, les liquidités sont abondantes et les perspectives de croissance plutôt bonnes. On reste dans un environnement plutôt favorable», justifie Valérie Plagnol, codirectrice de la stratégie chez CM-CIC.
Même ambiance en Asie, où les Bourses de Hong Kong, Mumbay, Jakarta, Séoul et Sydney ont terminé la semaine sur de nouveaux records. «Clairement, le marché asiatique est tiré par la dynamique chinoise», poursuit Valérie Plagnol, alors que les autorités chinoises viennent d'annoncer une croissance supérieure à 11 % sur un an au premier semestre, la plus forte depuis plus de 10 ans. «La nouvelle richesse asiatique est directement réinvestie dans les marchés asiatiques, mais aussi dans la dette américaine, et par extension sur les marchés d'action américains», remarque Arnaud Riverain d'Arkéon Finance.
Paris et Londres à la traîne
En Europe, la situation est plus contrastée. La Bourse de Francfort est en pleine forme, stimulée par l'insolente santé de l'économie allemande. Elle affiche une progression d'environ 20 % depuis le début de l'année, et a inscrit de nouveaux sommets il y a une semaine. Mais Londres et Paris sont à la traîne, avec une hausse de respectivement 6 et 8 % depuis le 1er janvier.
Le Footsie pâtit des taux d'intérêt britanniques élevés, actuellement à 5,75 % et qui pourraient être prochainement relevés à 6 %, ce qui encourage les investisseurs à se tourner vers le marché obligataire. À Paris, «le CAC 40 est essentiellement composé de sociétés exportatrices, et ces valeurs souffrent quand même un peu de l'euro fort», remarque aussi Arnaud Riverain.
L'euphorie boursière qui règne sur la majeure partie de la planète peut toutefois sembler paradoxale alors la surchauffe de l'économie chinoise et la flambée des cours pétroliers ravivent le spectre d'un dérapage inflationniste généralisé. D'autant plus que l'économie américaine, traditionnel moteur de la croissance mondiale, traverse un passage à vide, doublé d'une crise du secteur des prêts hypothécaires à risque (subprime mortgage), qui font planer la menace d'une crise bancaire.
Mais pour Arnaud Riverain, «la crise du subprime est globalement bien cloisonnée», même «s'il pourrait y avoir un impact sur la consommation américaine à partir de 2008». En outre, «on s'aperçoit que les entreprises arrivent à vivre avec du pétrole cher. Le problème serait qu'il n'y en ait plus», ajoute-t-il.
Enfin, la Chine parvient encore à freiner l'inflation dans le monde grâce à à une main-d'oeuvre qui reste bon marché.
Pour Kevin Gardiner, principal stratège boursier d'HSBC, les marchés devraient continuer leur ascension d'ici la fin de l'année. Arnaud Riverain s'attend, lui, à un ralentissement jusqu'à la fin 2007 mais table sur une nouvelle année de hausse en 2008, alors que la Chine devrait continuer à tirer une économie mondiale pour laquelle les prévisions restent au beau fixe.
Si la plupart des Bourses se repliaient hier sur des prises de bénéfices, c'est après avoir enregistré des records ces derniers jours.
À Wall Street, le Dow Jones, qui regroupe 30 valeurs-vedettes, a terminé jeudi pour la première fois au-dessus de 14 000 points, grâce à une série de bons résultats d'entreprises, à peine trois mois après avoir franchi la barre des 13 000 points. L'indice Standard and Poor's 500, plus large et donc plus représentatif, vient également d'atteindre de nouveaux sommets historiques.
«Les investisseurs sont encouragés par les bons résultats d'entreprise, les liquidités sont abondantes et les perspectives de croissance plutôt bonnes. On reste dans un environnement plutôt favorable», justifie Valérie Plagnol, codirectrice de la stratégie chez CM-CIC.
Même ambiance en Asie, où les Bourses de Hong Kong, Mumbay, Jakarta, Séoul et Sydney ont terminé la semaine sur de nouveaux records. «Clairement, le marché asiatique est tiré par la dynamique chinoise», poursuit Valérie Plagnol, alors que les autorités chinoises viennent d'annoncer une croissance supérieure à 11 % sur un an au premier semestre, la plus forte depuis plus de 10 ans. «La nouvelle richesse asiatique est directement réinvestie dans les marchés asiatiques, mais aussi dans la dette américaine, et par extension sur les marchés d'action américains», remarque Arnaud Riverain d'Arkéon Finance.
Paris et Londres à la traîne
En Europe, la situation est plus contrastée. La Bourse de Francfort est en pleine forme, stimulée par l'insolente santé de l'économie allemande. Elle affiche une progression d'environ 20 % depuis le début de l'année, et a inscrit de nouveaux sommets il y a une semaine. Mais Londres et Paris sont à la traîne, avec une hausse de respectivement 6 et 8 % depuis le 1er janvier.
Le Footsie pâtit des taux d'intérêt britanniques élevés, actuellement à 5,75 % et qui pourraient être prochainement relevés à 6 %, ce qui encourage les investisseurs à se tourner vers le marché obligataire. À Paris, «le CAC 40 est essentiellement composé de sociétés exportatrices, et ces valeurs souffrent quand même un peu de l'euro fort», remarque aussi Arnaud Riverain.
L'euphorie boursière qui règne sur la majeure partie de la planète peut toutefois sembler paradoxale alors la surchauffe de l'économie chinoise et la flambée des cours pétroliers ravivent le spectre d'un dérapage inflationniste généralisé. D'autant plus que l'économie américaine, traditionnel moteur de la croissance mondiale, traverse un passage à vide, doublé d'une crise du secteur des prêts hypothécaires à risque (subprime mortgage), qui font planer la menace d'une crise bancaire.
Mais pour Arnaud Riverain, «la crise du subprime est globalement bien cloisonnée», même «s'il pourrait y avoir un impact sur la consommation américaine à partir de 2008». En outre, «on s'aperçoit que les entreprises arrivent à vivre avec du pétrole cher. Le problème serait qu'il n'y en ait plus», ajoute-t-il.
Enfin, la Chine parvient encore à freiner l'inflation dans le monde grâce à à une main-d'oeuvre qui reste bon marché.
Pour Kevin Gardiner, principal stratège boursier d'HSBC, les marchés devraient continuer leur ascension d'ici la fin de l'année. Arnaud Riverain s'attend, lui, à un ralentissement jusqu'à la fin 2007 mais table sur une nouvelle année de hausse en 2008, alors que la Chine devrait continuer à tirer une économie mondiale pour laquelle les prévisions restent au beau fixe.
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