Marchés boursiers - Le Dow Jones clôture au-dessus des 14 000 points
Photo : Agence Reuters
Des passants parcourent Wall Street, près du New York Stock Exchange, où sont cotés les membres de l’indice Dow Jones — à l’exception notable d’Intel et Microsoft, inscrits au Nasdaq.
Le Dow Jones a finalement franchi le seuil psychologique des 14 000 points en fermeture. Wall Street a donc pu se concentrer sur les résultats des entreprises et ignorer l'hésitation du président de la Réserve fédérale pour pousser l'indice symbolique à un nouveau sommet.
Le Dow Jones avait effectué une première sortie au-dessus des 14 000 points mardi, mais c'était en cours de séance. Cette barre a été officiellement franchie hier, avec une fermeture à 14 000,41, en hausse de 82,19 points. L'élan haussier ne s'est pas limité aux 30 industrielles de Wall Street. Plus représentatif et plus large, le S&P 500 a également établi un nouveau record de clôture à 1553,08 points, en hausse de 6,91 points (0,5 %). Sur un an, le Dow affiche désormais un gain de 30 % et le S&P 500, de 25 %.
Résultats financiers
Les investisseurs ont porté leur attention hier sur les résultats financiers des entreprises supérieurs aux attentes. Ils ont fait fi de nouvelles statistiques moins favorables pour l'économie américaine et du diagnostic plutôt prudent du président de la Réserve fédérale. Au Canada, Bay Street s'alimentait hier de la hausse des cours de ressources naturelles, pétrole en tête, et des rumeurs alimentant le mouvement de fusion-acquisition pour pousser l'indice de référence, le S&P/TSX à un nouveau sommet, à 14 625,76. À ce niveau, l'indice torontois est en progression de 22 % sur un an.
Sur le front économique aux États-Unis, l'indicateur avancé a baissé de 0,3 % entre mai et juin par rapport à mai, et l'indice mesurant l'activité industrielle de la région de Philadelphie a baissé à 9,2 points en juillet, contre 18 points en juin. Les analystes tablaient sur 14 points.
À ces avertissements d'un ralentissement en vue s'ajoute la lecture prudente du président de la Fed, Ben Bernanke. Mercredi, dans le cadre d'une présentation devant le Congrès américain, il a dressé un portrait plutôt mitigé, déplaçant son hésitation entre la crise immobilière et les pressions inflationnistes persistantes. D'autant que la Fed s'est dite, hier, sceptique à l'égard de récentes données indiquant un relâchement de ces pressions. La montée subite des prix de l'alimentation pourrait combiner ses effets à l'augmentation des cours énergétiques pour faire déraper le scénario officiel tablant toujours sur un retour progressif sous le niveau de tolérance des 2 %.
Sur le marché obligataire, le taux baromètre de 10 ans est demeuré au-dessus des 5 %, à 5,03 %, et celui de l'échéance à 30 ans s'est établi autour de 5,12 %.
Au Canada
Au Canada, les analystes retiennent que les énormes transactions comme celle-ci et celle qui vise le groupe BCE créent de l'effervescence à Bay Street. Ainsi, les bénéfices de compagnies «ne sont plus le principal centre d'attention. Maintenant, c'est plutôt ce qui va se passer du côté des fonds privés et toutes ces sortes de choses», a commenté Paul Harris, de la maison Avenue Investment Management, de sorte que «les évaluations boursières ne sont pas excessives».
Même constat pour les analystes du Mouvement Desjardins, qui ont fait ressortir que, même si l'élan haussier est rapide, il se justifie par un rythme de progression des bénéfices qui tient le coup, contre toute attente. Cette croissance des profits permet au ratio cours-bénéfices de demeurer près de ses moyennes de long terme. «Dans ce contexte, le marché boursier ne semble pas vraiment surévalué, et l'on ne peut appréhender une période de baisse prolongée des indices sur le seul facteur d'une valeur prétendue trop élevée», ont écrit les économistes de l'institution.
Avec la Presse canadienne
Le Dow Jones avait effectué une première sortie au-dessus des 14 000 points mardi, mais c'était en cours de séance. Cette barre a été officiellement franchie hier, avec une fermeture à 14 000,41, en hausse de 82,19 points. L'élan haussier ne s'est pas limité aux 30 industrielles de Wall Street. Plus représentatif et plus large, le S&P 500 a également établi un nouveau record de clôture à 1553,08 points, en hausse de 6,91 points (0,5 %). Sur un an, le Dow affiche désormais un gain de 30 % et le S&P 500, de 25 %.
Résultats financiers
Les investisseurs ont porté leur attention hier sur les résultats financiers des entreprises supérieurs aux attentes. Ils ont fait fi de nouvelles statistiques moins favorables pour l'économie américaine et du diagnostic plutôt prudent du président de la Réserve fédérale. Au Canada, Bay Street s'alimentait hier de la hausse des cours de ressources naturelles, pétrole en tête, et des rumeurs alimentant le mouvement de fusion-acquisition pour pousser l'indice de référence, le S&P/TSX à un nouveau sommet, à 14 625,76. À ce niveau, l'indice torontois est en progression de 22 % sur un an.
Sur le front économique aux États-Unis, l'indicateur avancé a baissé de 0,3 % entre mai et juin par rapport à mai, et l'indice mesurant l'activité industrielle de la région de Philadelphie a baissé à 9,2 points en juillet, contre 18 points en juin. Les analystes tablaient sur 14 points.
À ces avertissements d'un ralentissement en vue s'ajoute la lecture prudente du président de la Fed, Ben Bernanke. Mercredi, dans le cadre d'une présentation devant le Congrès américain, il a dressé un portrait plutôt mitigé, déplaçant son hésitation entre la crise immobilière et les pressions inflationnistes persistantes. D'autant que la Fed s'est dite, hier, sceptique à l'égard de récentes données indiquant un relâchement de ces pressions. La montée subite des prix de l'alimentation pourrait combiner ses effets à l'augmentation des cours énergétiques pour faire déraper le scénario officiel tablant toujours sur un retour progressif sous le niveau de tolérance des 2 %.
Sur le marché obligataire, le taux baromètre de 10 ans est demeuré au-dessus des 5 %, à 5,03 %, et celui de l'échéance à 30 ans s'est établi autour de 5,12 %.
Au Canada
Au Canada, les analystes retiennent que les énormes transactions comme celle-ci et celle qui vise le groupe BCE créent de l'effervescence à Bay Street. Ainsi, les bénéfices de compagnies «ne sont plus le principal centre d'attention. Maintenant, c'est plutôt ce qui va se passer du côté des fonds privés et toutes ces sortes de choses», a commenté Paul Harris, de la maison Avenue Investment Management, de sorte que «les évaluations boursières ne sont pas excessives».
Même constat pour les analystes du Mouvement Desjardins, qui ont fait ressortir que, même si l'élan haussier est rapide, il se justifie par un rythme de progression des bénéfices qui tient le coup, contre toute attente. Cette croissance des profits permet au ratio cours-bénéfices de demeurer près de ses moyennes de long terme. «Dans ce contexte, le marché boursier ne semble pas vraiment surévalué, et l'on ne peut appréhender une période de baisse prolongée des indices sur le seul facteur d'une valeur prétendue trop élevée», ont écrit les économistes de l'institution.
Avec la Presse canadienne
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