Vers un baril de pétrole à 100 $US?
La CIBC prévoit une flambée des cours du brut d'ici l'année prochaine
19 juillet 2007
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Des Iraniens font la file, dans une station-service de Téhéran, pour remplir d’essence des bouteilles recyclées. Devant l’explosion de la demande intérieure, le gouvernement a annoncé fin juin un plan de rationnement du pétrole pour les consomm
Toronto — L'augmentation de la demande de pétrole dans les pays producteurs comme le Venezuela et l'Iran favorise une flambée des prix du baril de brut, qui pourraient atteindre les 100 $US d'ici l'année prochaine, indique une étude publiée hier par une filiale de la Banque CIBC.
Selon l'étude de Marchés mondiaux CIBC, l'insuffisance de l'offre pétrolière mondiale est accentuée par le ralentissement des exportations des pays en développement qui sont aussi de grands grands producteurs de brut.
Ces pays, qui ne sont pas membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), préfèrent plutôt répondre à leur demande intérieure pour cette ressource.
Et ce resserrement de l'offre ne semble pas sur le point d'être comblé par de nouveaux approvisionnements ni par une remontée des prix, des facteurs qui normalement jugulent la demande, observe Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef, Marchés mondiaux CIBC.
«Soudainement, les grands pays producteurs de pétrole deviennent d'importants consommateurs», note M. Rubin dans un communiqué. «On n'a qu'à examiner les prix pour comprendre pourquoi», ajoute-t-il, faisant allusion au Venezuela, à l'Iran et à d'autres pays du Moyen-Orient où l'essence se vend entre 20 ¢ et 80 ¢ le gallon, soit à une fraction du prix mondial.
Selon l'économiste, cette essence bon marché en abondance favorise selon lui une croissance de la demande intérieure parmi les plus marquées de la planète.
Moins d'exportations
Le rapport estime que la baisse de la production pétrolière dans les pays en développement, jumelée à une flambée de la consommation par les nouveaux consommateurs dans ces marchés, érode la capacité d'exportation et réduira de 2,5 millions de barils par jour les exportations de brut d'ici la fin de la décennie.
«On est loin de savoir qui pourra combler cette insuffisance, a affirmé M. Rubin. Ce qui est évident, c'est que si cette insuffisance n'est pas comblée, non seulement les prix du pétrole franchiront le seuil de 100 $US, mais ils y resteront, ce qui est encore plus problématique.»
Le rapport prévoit que de nouveaux sommets de 80 $US le baril pourraient être atteints cette année et que d'ici la fin de 2008, les prix pourraient s'élever à 100 $US le baril, l'explosion de la demande de pétrole surpassant la croissance de l'offre mondiale. À la Bourse des matières premières de New York, hier, le baril de brut pour livraison en août se négociait à 75,12 $US, en hausse de 1,10 $US.
À l'exception des pays d'Europe de l'Ouest, où les économies soucieuses de freiner leurs émissions de carbone ont réussi à réduire la demande de pétrole, les pays du monde entier ont continué à consommer du pétrole à des niveaux records, note la CIBC.
Ce constat est fait non seulement dans les pays en développement particulièrement énergivores comme la Chine, mais également dans les pays producteurs eux-mêmes.
L'an dernier, en tenant compte du Mexique et de la Russie, la consommation quotidienne des pays de l'Organisation des pays producteurs de pétrole a dépassé 12 millions de barils par jour, niveau de plus de 60 % supérieur à celui de la consommation chinoise.
Selon l'étude de Marchés mondiaux CIBC, l'insuffisance de l'offre pétrolière mondiale est accentuée par le ralentissement des exportations des pays en développement qui sont aussi de grands grands producteurs de brut.
Ces pays, qui ne sont pas membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), préfèrent plutôt répondre à leur demande intérieure pour cette ressource.
Et ce resserrement de l'offre ne semble pas sur le point d'être comblé par de nouveaux approvisionnements ni par une remontée des prix, des facteurs qui normalement jugulent la demande, observe Jeff Rubin, économiste en chef et stratège en chef, Marchés mondiaux CIBC.
«Soudainement, les grands pays producteurs de pétrole deviennent d'importants consommateurs», note M. Rubin dans un communiqué. «On n'a qu'à examiner les prix pour comprendre pourquoi», ajoute-t-il, faisant allusion au Venezuela, à l'Iran et à d'autres pays du Moyen-Orient où l'essence se vend entre 20 ¢ et 80 ¢ le gallon, soit à une fraction du prix mondial.
Selon l'économiste, cette essence bon marché en abondance favorise selon lui une croissance de la demande intérieure parmi les plus marquées de la planète.
Moins d'exportations
Le rapport estime que la baisse de la production pétrolière dans les pays en développement, jumelée à une flambée de la consommation par les nouveaux consommateurs dans ces marchés, érode la capacité d'exportation et réduira de 2,5 millions de barils par jour les exportations de brut d'ici la fin de la décennie.
«On est loin de savoir qui pourra combler cette insuffisance, a affirmé M. Rubin. Ce qui est évident, c'est que si cette insuffisance n'est pas comblée, non seulement les prix du pétrole franchiront le seuil de 100 $US, mais ils y resteront, ce qui est encore plus problématique.»
Le rapport prévoit que de nouveaux sommets de 80 $US le baril pourraient être atteints cette année et que d'ici la fin de 2008, les prix pourraient s'élever à 100 $US le baril, l'explosion de la demande de pétrole surpassant la croissance de l'offre mondiale. À la Bourse des matières premières de New York, hier, le baril de brut pour livraison en août se négociait à 75,12 $US, en hausse de 1,10 $US.
À l'exception des pays d'Europe de l'Ouest, où les économies soucieuses de freiner leurs émissions de carbone ont réussi à réduire la demande de pétrole, les pays du monde entier ont continué à consommer du pétrole à des niveaux records, note la CIBC.
Ce constat est fait non seulement dans les pays en développement particulièrement énergivores comme la Chine, mais également dans les pays producteurs eux-mêmes.
L'an dernier, en tenant compte du Mexique et de la Russie, la consommation quotidienne des pays de l'Organisation des pays producteurs de pétrole a dépassé 12 millions de barils par jour, niveau de plus de 60 % supérieur à celui de la consommation chinoise.
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