Procès Black: les jurés ajournent les délibérations
30 juin 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
L’air confiant, Conrad Black quitte la cour de Chicago sous l’oeil des journalistes.
Chicago — Les jurés qui devront se prononcer sur l'issue à donner au procès de Conrad Black ont ajourné leurs délibérations pour la journée, sans être parvenus à un verdict. Plus tôt hier, la juge leur a dit qu'ils devaient s'appuyer sur leurs souvenirs dans leur examen des témoignages.
La juge Amy St. Eve a rejeté hier une requête des jurés qui demandaient à consulter les transcriptions du témoignage de Jonathan Rosenberg, un avocat qui, en 2003, avait enquêté sur des plaintes d'actionnaires du groupe de journaux Hollinger International, fondé et dirigé par Black. «Vous devez vous fier à votre souvenir indépendamment du témoignage», a indiqué la juge aux jurés.
La requête était la quatrième communication du jury avec la cour depuis le début des délibérations, mercredi, lesquelles font suite à trois mois de témoignages de la part de dizaines de témoins, et à la présentation de centaines de documents.
Trois des notes à la juge ont forcé le retour de Black et de ses coaccusés au tribunal, comme ils doivent le faire à chaque fois qu'une telle communication est émise par le jury. La juge St. Eve a précisé hier qu'elle avait décidé de ne pas les faire venir pour la quatrième note puisqu'elle consistait en une demande de pause-cigarette.
Conrad Black et ses coaccusés sont soupçonnés d'avoir illégalement empoché environ 60 millions de dollars après avoir négocié, lors de la vente de journaux aux États-Unis et au Canada, certaines primes en échange de la promesse de ne pas lancer de publication concurrente sur le marché des nouveaux propriétaires. Le gouvernement allègue que ces paiements auraient dû aller aux actionnaires de la compagnie.
La poursuite accuse aussi Black d'avoir utilisé frauduleusement environ 20 millions des fonds de l'entreprise pour son propre intérêt personnel, notamment pour s'offrir de luxueuses soirées de fête, des voyages, et un appartement dans Manhattan.
Les jurés doivent retourner en cour lundi pour poursuivre leurs délibérations.
La juge Amy St. Eve a rejeté hier une requête des jurés qui demandaient à consulter les transcriptions du témoignage de Jonathan Rosenberg, un avocat qui, en 2003, avait enquêté sur des plaintes d'actionnaires du groupe de journaux Hollinger International, fondé et dirigé par Black. «Vous devez vous fier à votre souvenir indépendamment du témoignage», a indiqué la juge aux jurés.
La requête était la quatrième communication du jury avec la cour depuis le début des délibérations, mercredi, lesquelles font suite à trois mois de témoignages de la part de dizaines de témoins, et à la présentation de centaines de documents.
Trois des notes à la juge ont forcé le retour de Black et de ses coaccusés au tribunal, comme ils doivent le faire à chaque fois qu'une telle communication est émise par le jury. La juge St. Eve a précisé hier qu'elle avait décidé de ne pas les faire venir pour la quatrième note puisqu'elle consistait en une demande de pause-cigarette.
Conrad Black et ses coaccusés sont soupçonnés d'avoir illégalement empoché environ 60 millions de dollars après avoir négocié, lors de la vente de journaux aux États-Unis et au Canada, certaines primes en échange de la promesse de ne pas lancer de publication concurrente sur le marché des nouveaux propriétaires. Le gouvernement allègue que ces paiements auraient dû aller aux actionnaires de la compagnie.
La poursuite accuse aussi Black d'avoir utilisé frauduleusement environ 20 millions des fonds de l'entreprise pour son propre intérêt personnel, notamment pour s'offrir de luxueuses soirées de fête, des voyages, et un appartement dans Manhattan.
Les jurés doivent retourner en cour lundi pour poursuivre leurs délibérations.
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