Osprey: Quebecor s'adresse à la cour
L'entreprise veut faire bloquer l'offre de Black Press
30 juin 2007
Actualités économiques
Quebecor Media a mis sa menace à exécution et a confirmé hier avoir déposé une requête en Cour supérieure de l'Ontario pour empêcher le groupe Black Press de mettre la main sur la fiducie de revenu Osprey Media, propriétaire de 20 quotidiens et de dizaines d'autres publications en Ontario.
Dans des documents déposés au tribunal, Quebecor tente d'étayer ses prétentions, la principale étant que Black Press a conclu des «accords» ou des «arrangements» avec l'éditeur torontois Torstar pour préparer son offre d'achat sur Osprey, qui se chiffre à 8,25 $ la part — pour un total de 405 millions.
La division médias de Quebecor soutient que de telles ententes violent l'«accord moratoire» que Black Press a signé avec Osprey avant de présenter son offre définitive, plus tôt cette semaine. L'entreprise québécoise accuse donc Black Press et Torstar de ne pas avoir agi de bonne foi (bona fide).
L'offre de Quebecor, rendue publique le 31 mai, était de 7,25 $ la part, soit 355,5 millions.
Pour prouver que Black Press et Torstar s'étaient entendus entre eux, Quebecor a déposé à la cour une lettre que Torstar a envoyée le 12 juin au président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau.
«Nous mettrons la dernière main à notre accord [deal] avec le soumissionnaire concurrent», a écrit un haut dirigeant de Torstar à M. Péladeau.
Dans un entretien accordé mercredi au quotidien torontois The Globe and Mail, le président de Black Press, David Black, reconnaissait avoir discuté de l'offre sur Osprey avec Torstar, qui est représenté au conseil d'administration de son entreprise.
Selon Quebecor, l'accord moratoire (standstill agreement) que tous les acheteurs potentiels d'Osprey devaient signer leur interdisait de conclure des accords avec des tierces parties en vue d'acquérir la fiducie de revenu.
Black Press et Torstar doivent être considérées comme des entités séparées même si Torstar est actionnaire à hauteur de 19,4 % de Black, a expliqué Luc Lavoie, vice-président de Quebecor, dans un entretien téléphonique.
Dans ses documents juridiques, Quebecor a produit un article du Globe and Mail daté de septembre 2002 dans lequel on fait état de l'intention du président et chef de la direction de Torstar, Robert Prichard, de prendre le contrôle de Black Press un jour.
Quebecor y voit une preuve de plus que Black Press n'est en fait qu'une «façade» (front) agissant au nom de Torstar.
«L'offre Black est faite dans le but de permettre à Torstar d'acquérir les actifs d'Osprey un jour», a écrit le chef de la direction financière de Quebecor Media, Louis Morin, dans un affidavit déposé au tribunal.
Dans un communiqué, Osprey a indiqué qu'il entendait «s'opposer vigoureusement à la requête» de Quebecor Media. La fiducie de revenu rappelle que les règles permettaient le dépôt d'une offre d'achat plus généreuse que celle de Quebecor dans certaines circonstances, ce que l'entreprise montréalaise ne conteste pas.
On apprend dans les documents déposés par Quebecor que Torstar, éditeur du plus grand quotidien au pays, le Toronto Star, a des visées sur les journaux d'Osprey dans la vallée du Niagara, qui sont directement en concurrence avec ceux de sa filiale Metroland. Le 12 juin, Torstar a proposé à Quebecor que les deux entreprises se partagent les actifs d'Osprey, ce que M. Péladeau a refusé.
La requête de Quebecor sera entendue mercredi prochain à Toronto.
Si la cour devait rejeter la requête, Quebecor réclame la permission de soumettre une nouvelle offre dans les cinq jours suivant la décision. Osprey avait donné jusqu'à jeudi prochain à Quebecor pour surenchérir.
Le titre d'Osprey a clôturé vendredi à 8,21 $, en hausse de 0,6 %, alors que celui de Quebecor a pris 0,3 %, à 40,15 $, à la Bourse de Toronto. Torstar a reculé de 1 pour cent pour terminer à 20,41 $.
Dans des documents déposés au tribunal, Quebecor tente d'étayer ses prétentions, la principale étant que Black Press a conclu des «accords» ou des «arrangements» avec l'éditeur torontois Torstar pour préparer son offre d'achat sur Osprey, qui se chiffre à 8,25 $ la part — pour un total de 405 millions.
La division médias de Quebecor soutient que de telles ententes violent l'«accord moratoire» que Black Press a signé avec Osprey avant de présenter son offre définitive, plus tôt cette semaine. L'entreprise québécoise accuse donc Black Press et Torstar de ne pas avoir agi de bonne foi (bona fide).
L'offre de Quebecor, rendue publique le 31 mai, était de 7,25 $ la part, soit 355,5 millions.
Pour prouver que Black Press et Torstar s'étaient entendus entre eux, Quebecor a déposé à la cour une lettre que Torstar a envoyée le 12 juin au président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau.
«Nous mettrons la dernière main à notre accord [deal] avec le soumissionnaire concurrent», a écrit un haut dirigeant de Torstar à M. Péladeau.
Dans un entretien accordé mercredi au quotidien torontois The Globe and Mail, le président de Black Press, David Black, reconnaissait avoir discuté de l'offre sur Osprey avec Torstar, qui est représenté au conseil d'administration de son entreprise.
Selon Quebecor, l'accord moratoire (standstill agreement) que tous les acheteurs potentiels d'Osprey devaient signer leur interdisait de conclure des accords avec des tierces parties en vue d'acquérir la fiducie de revenu.
Black Press et Torstar doivent être considérées comme des entités séparées même si Torstar est actionnaire à hauteur de 19,4 % de Black, a expliqué Luc Lavoie, vice-président de Quebecor, dans un entretien téléphonique.
Dans ses documents juridiques, Quebecor a produit un article du Globe and Mail daté de septembre 2002 dans lequel on fait état de l'intention du président et chef de la direction de Torstar, Robert Prichard, de prendre le contrôle de Black Press un jour.
Quebecor y voit une preuve de plus que Black Press n'est en fait qu'une «façade» (front) agissant au nom de Torstar.
«L'offre Black est faite dans le but de permettre à Torstar d'acquérir les actifs d'Osprey un jour», a écrit le chef de la direction financière de Quebecor Media, Louis Morin, dans un affidavit déposé au tribunal.
Dans un communiqué, Osprey a indiqué qu'il entendait «s'opposer vigoureusement à la requête» de Quebecor Media. La fiducie de revenu rappelle que les règles permettaient le dépôt d'une offre d'achat plus généreuse que celle de Quebecor dans certaines circonstances, ce que l'entreprise montréalaise ne conteste pas.
On apprend dans les documents déposés par Quebecor que Torstar, éditeur du plus grand quotidien au pays, le Toronto Star, a des visées sur les journaux d'Osprey dans la vallée du Niagara, qui sont directement en concurrence avec ceux de sa filiale Metroland. Le 12 juin, Torstar a proposé à Quebecor que les deux entreprises se partagent les actifs d'Osprey, ce que M. Péladeau a refusé.
La requête de Quebecor sera entendue mercredi prochain à Toronto.
Si la cour devait rejeter la requête, Quebecor réclame la permission de soumettre une nouvelle offre dans les cinq jours suivant la décision. Osprey avait donné jusqu'à jeudi prochain à Quebecor pour surenchérir.
Le titre d'Osprey a clôturé vendredi à 8,21 $, en hausse de 0,6 %, alors que celui de Quebecor a pris 0,3 %, à 40,15 $, à la Bourse de Toronto. Torstar a reculé de 1 pour cent pour terminer à 20,41 $.
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