BCE sous-évaluée
30 juin 2007
Actualités économiques
Toronto — Le conseil d'administration de BCE pourrait s'apprêter à vendre sa compagnie «à un prix grandement sous-optimal» — pendant que les dirigeants et les conseillers financiers s'en mettraient plein les poches —, a estimé hier le candidat défavorisé de la course au rachat du leader des entreprises de télécommunications canadiennes.
Selon le directeur général de Catalyst Asset Management, Brent Fullard, les actionnaires de BCE pourraient encaisser une «immense» perte de valeur en acceptant une des offres proposées pour l'acquisition et la fermeture du capital de la société mère de Bell Canada.
Il estime qu'une prise de contrôle par emprunt de Bell résulterait en des frais d'environ un milliard pour les banques d'investissement, les firmes de placement privé et les avocats, et par des centaines de millions de dollars pour les gestionnaires de BCE, dont le chef de la direction, Michael Sabia.
Divers médias ont rapporté que les offres tout en argent sont d'environ 41 $ par action, alors que M. Fullard estime plutôt que «la vraie valeur de BCE se situe davantage autour de 60 $ ou plus, de mon point de vue professionnel». En fait, l'offre de Catalyst propose une valeur «plus conservatrice» d'entre 42,50 $ et 52 $ l'action et prévoit de restructurer les finances de BCE. Elle offrirait aux actionnaires des actions combinées (stapled security) à haut rendement qui comprendraient chacune une action et un titre de dette de la nouvelle compagnie.
Le niveau des offres rapporté jusqu'à présent «laisse sur la table neuf milliards en valeur potentielle qui sera transférée à de tierces parties au détriment des actionnaires existants de BCE», a estimé M. Fullard.
Selon le directeur général de Catalyst Asset Management, Brent Fullard, les actionnaires de BCE pourraient encaisser une «immense» perte de valeur en acceptant une des offres proposées pour l'acquisition et la fermeture du capital de la société mère de Bell Canada.
Il estime qu'une prise de contrôle par emprunt de Bell résulterait en des frais d'environ un milliard pour les banques d'investissement, les firmes de placement privé et les avocats, et par des centaines de millions de dollars pour les gestionnaires de BCE, dont le chef de la direction, Michael Sabia.
Divers médias ont rapporté que les offres tout en argent sont d'environ 41 $ par action, alors que M. Fullard estime plutôt que «la vraie valeur de BCE se situe davantage autour de 60 $ ou plus, de mon point de vue professionnel». En fait, l'offre de Catalyst propose une valeur «plus conservatrice» d'entre 42,50 $ et 52 $ l'action et prévoit de restructurer les finances de BCE. Elle offrirait aux actionnaires des actions combinées (stapled security) à haut rendement qui comprendraient chacune une action et un titre de dette de la nouvelle compagnie.
Le niveau des offres rapporté jusqu'à présent «laisse sur la table neuf milliards en valeur potentielle qui sera transférée à de tierces parties au détriment des actionnaires existants de BCE», a estimé M. Fullard.
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