Le fonds Blackstone entre avec succès à la Bourse de New York
23 juin 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Les courtiers se bousculaient hier aux kiosques vendant des actions de Blackstone à la Bourse de New York.
New York — Le puissant fonds d'investissement Blackstone a fait un début réussi hier à la Bourse de New York, avec un bond de l'action de près de 20 % au démarrage des cotations, réalisant ainsi la plus importante introduction à Wall Street depuis cinq ans.
Cette arrivée très attendue a électrisé les marchés, qui ont saisi une rare occasion de participer aux mirobolants bénéfices des fonds qui pour la plupart ne sont pas cotés. Ils n'ont pas non plus été découragés par les projets de sénateurs américains de supprimer les avantages fiscaux des fonds.
Blackstone, qui a réalisé parmi les plus gros rachats d'entreprises ces derniers mois, a vendu en Bourse 12,3 % de son capital et récolté 4,13 milliards $US, avec une option pour vendre 20 millions d'actions supplémentaires.
Preuve de son succès, l'État chinois a en outre prévu de lui acheter pour trois milliards $US d'actions supplémentaires et détiendra ainsi près de 10 % de son capital. Le fonds encaissera donc au total 7,75 milliards.
Ses deux fondateurs, Stephen Schwarzman et Peter Peterson, qui avaient démarré le fonds
en 1985 avec une mise de 400 000 $US, ont touché à eux deux 2,3 milliards en vendant une partie de leurs titres. Et Stephen Schwarzman, le p.-d.g., gardera 23 %, une part qui vaut désormais en Bourse quelque huit milliards.
Selon la presse spécialisée, l'offre initiale a été sursouscrite au moins sept fois par les investisseurs institutionnels. Environ 40 % des titres auraient été acquis par des investisseurs non américains, notamment du Moyen-Orient et d'Asie, selon la presse.
Mais cette introduction, qui a obligé Blackstone a lever un coin du voile sur ses finances, a mis en lumière l'impressionnante richesse des fonds et de leurs dirigeants, ainsi que leurs importants avantages fiscaux: ils ne sont taxés qu'à 15 %, contre 35 % pour les entreprises classiques.
«Loi Blackstone»
Choqués de ce régime de faveur, deux sénateurs américains ont proposé la semaine dernière de supprimer cet avantage et de taxer les fonds comme les autres groupes, dans une proposition de loi déjà surnommée «loi Blackstone».
En début de semaine, ils ont souhaité durcir leur projet en demandant un relèvement immédiat et non au bout de cinq ans comme ils le proposaient initialement. Certains sénateurs ont même tenté de bloquer l'introduction.
Une même offensive se déroule en Grande-Bretagne, où des parlementaires envisagent eux aussi de supprimer les avantages fiscaux des fonds.
Le succès en Bourse de Blackstone pourrait cependant convaincre d'autres fonds à entrer à leur tour en Bourse. Selon la presse, son grand rival, le fonds KKR, prépare lui aussi son introduction depuis plusieurs mois, et le fonds Apollo est également tenté.
Blackstone n'a pas flambé pour son premier jour de cotation, contrairement au fonds Fortress en février, une modération qui a plutôt rassuré les analystes craignant une «bulle» Blackstone.
Certains restaient cependant prudents, estimant que les fonds étaient parvenus au faîte de leur croissance, et prédisant la fin de la période de l'argent bon marché qui leur a permis de multiplier les rachats d'entreprises par endettement.
Cette arrivée très attendue a électrisé les marchés, qui ont saisi une rare occasion de participer aux mirobolants bénéfices des fonds qui pour la plupart ne sont pas cotés. Ils n'ont pas non plus été découragés par les projets de sénateurs américains de supprimer les avantages fiscaux des fonds.
Blackstone, qui a réalisé parmi les plus gros rachats d'entreprises ces derniers mois, a vendu en Bourse 12,3 % de son capital et récolté 4,13 milliards $US, avec une option pour vendre 20 millions d'actions supplémentaires.
Preuve de son succès, l'État chinois a en outre prévu de lui acheter pour trois milliards $US d'actions supplémentaires et détiendra ainsi près de 10 % de son capital. Le fonds encaissera donc au total 7,75 milliards.
Ses deux fondateurs, Stephen Schwarzman et Peter Peterson, qui avaient démarré le fonds
en 1985 avec une mise de 400 000 $US, ont touché à eux deux 2,3 milliards en vendant une partie de leurs titres. Et Stephen Schwarzman, le p.-d.g., gardera 23 %, une part qui vaut désormais en Bourse quelque huit milliards.
Selon la presse spécialisée, l'offre initiale a été sursouscrite au moins sept fois par les investisseurs institutionnels. Environ 40 % des titres auraient été acquis par des investisseurs non américains, notamment du Moyen-Orient et d'Asie, selon la presse.
Mais cette introduction, qui a obligé Blackstone a lever un coin du voile sur ses finances, a mis en lumière l'impressionnante richesse des fonds et de leurs dirigeants, ainsi que leurs importants avantages fiscaux: ils ne sont taxés qu'à 15 %, contre 35 % pour les entreprises classiques.
«Loi Blackstone»
Choqués de ce régime de faveur, deux sénateurs américains ont proposé la semaine dernière de supprimer cet avantage et de taxer les fonds comme les autres groupes, dans une proposition de loi déjà surnommée «loi Blackstone».
En début de semaine, ils ont souhaité durcir leur projet en demandant un relèvement immédiat et non au bout de cinq ans comme ils le proposaient initialement. Certains sénateurs ont même tenté de bloquer l'introduction.
Une même offensive se déroule en Grande-Bretagne, où des parlementaires envisagent eux aussi de supprimer les avantages fiscaux des fonds.
Le succès en Bourse de Blackstone pourrait cependant convaincre d'autres fonds à entrer à leur tour en Bourse. Selon la presse, son grand rival, le fonds KKR, prépare lui aussi son introduction depuis plusieurs mois, et le fonds Apollo est également tenté.
Blackstone n'a pas flambé pour son premier jour de cotation, contrairement au fonds Fortress en février, une modération qui a plutôt rassuré les analystes craignant une «bulle» Blackstone.
Certains restaient cependant prudents, estimant que les fonds étaient parvenus au faîte de leur croissance, et prédisant la fin de la période de l'argent bon marché qui leur a permis de multiplier les rachats d'entreprises par endettement.
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