Procès Black: la défense plaide
20 juin 2007
Actualités économiques
Chicago — Conrad Black n'est pas un voleur et le jury devrait se souvenir que le gouvernement américain a été incapable de prouver le contraire, a déclaré hier son avocat canadien.
«Le gouvernement n'a pas de preuves parce qu'elles n'existent pas», a lancé Edward Greenspan pendant son plaidoyer final.
Il a ensuite rappelé aux jurés que la cause entière du gouvernement américain reposait sur les épaules de David Radler, l'ancien bras droit de Black qui a accepté de témoigner contre lui en retour d'une peine réduite et un homme dont l'honnêteté et l'intégrité ont fréquemment été remises en question durant le procès.
Me Greenspan a ajouté qu'aucun document n'a été déposé en appui aux déclarations de Radler, avant d'inviter les jurés à examiner de près le témoignage des trois membres du comité de vérification de Hollinger International.
Ces trois individus — l'économiste Marie-Josée Kravis, l'ancien ambassadeur Richard Burt et l'ancien gouverneur de l'État de l'Illinois, James Thompson — ont tous déclaré avoir approuvé les controversés paiements de non-concurrence parce qu'ils ne les ont pas remarqués en examinant les documents.
Me Greenspan a qualifié d'insultante cette explication, affirmant que des carrières comme les leurs ne sont pas construites en ne portant pas attention aux détails. Il a accusé ces individus de chercher maintenant à protéger leurs réputations.
Il a également souligné aux jurés que la poursuite n'a pas convoqué à la barre des témoins une seule personne qui aurait été victime des gestes qui sont reprochés à Black et ses trois coaccusés. «Où sont ces victimes? En a-t-on entendu une seule?», a-t-il demandé.
Il a affirmé que le gouvernement américain essaie de punir Black en raison de sa fortune et de son mode de vie extravagant. «Il est riche mais aux États-Unis, nous ne condamnons pas les gens pour être riches», a dit l'avocat.
Me Greenspan a enfin rappelé aux membres du jury qu'ils ne peuvent condamner Black s'ils ne sont pas convaincus de sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable et leur a demandé de ne pas pénaliser son client pour les contre-interrogatoires musclés auxquels il s'est livré. «Si j'ai été trop dur ou trop agressif, cela découlait de mon désir de ne rien omettre pour prouver l'innocence de Conrad Black», a-t-il dit.
Black a écouté la plaidoirie finale sans rien laisser paraître de ses émotions. Certains jurés ont écouté Me Greenspan avec attention et ont pris des notes, tandis que d'autres baillaient ou encore se fermaient les yeux.
«Le gouvernement n'a pas de preuves parce qu'elles n'existent pas», a lancé Edward Greenspan pendant son plaidoyer final.
Il a ensuite rappelé aux jurés que la cause entière du gouvernement américain reposait sur les épaules de David Radler, l'ancien bras droit de Black qui a accepté de témoigner contre lui en retour d'une peine réduite et un homme dont l'honnêteté et l'intégrité ont fréquemment été remises en question durant le procès.
Me Greenspan a ajouté qu'aucun document n'a été déposé en appui aux déclarations de Radler, avant d'inviter les jurés à examiner de près le témoignage des trois membres du comité de vérification de Hollinger International.
Ces trois individus — l'économiste Marie-Josée Kravis, l'ancien ambassadeur Richard Burt et l'ancien gouverneur de l'État de l'Illinois, James Thompson — ont tous déclaré avoir approuvé les controversés paiements de non-concurrence parce qu'ils ne les ont pas remarqués en examinant les documents.
Me Greenspan a qualifié d'insultante cette explication, affirmant que des carrières comme les leurs ne sont pas construites en ne portant pas attention aux détails. Il a accusé ces individus de chercher maintenant à protéger leurs réputations.
Il a également souligné aux jurés que la poursuite n'a pas convoqué à la barre des témoins une seule personne qui aurait été victime des gestes qui sont reprochés à Black et ses trois coaccusés. «Où sont ces victimes? En a-t-on entendu une seule?», a-t-il demandé.
Il a affirmé que le gouvernement américain essaie de punir Black en raison de sa fortune et de son mode de vie extravagant. «Il est riche mais aux États-Unis, nous ne condamnons pas les gens pour être riches», a dit l'avocat.
Me Greenspan a enfin rappelé aux membres du jury qu'ils ne peuvent condamner Black s'ils ne sont pas convaincus de sa culpabilité au-delà de tout doute raisonnable et leur a demandé de ne pas pénaliser son client pour les contre-interrogatoires musclés auxquels il s'est livré. «Si j'ai été trop dur ou trop agressif, cela découlait de mon désir de ne rien omettre pour prouver l'innocence de Conrad Black», a-t-il dit.
Black a écouté la plaidoirie finale sans rien laisser paraître de ses émotions. Certains jurés ont écouté Me Greenspan avec attention et ont pris des notes, tandis que d'autres baillaient ou encore se fermaient les yeux.
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