Soucis chinois pour Danone
31 mai 2007
Actualités économiques
Paris — Les soucis continuent pour le groupe agroalimentaire français Danone en Chine, où un taux anormalement élevé de bactéries aurait été analysé dans cinq lots de son eau Évian, et ce problème est mis en relation par certains analystes avec le «bras de fer» engagé avec son partenaire chinois, le groupe Wahaha.
Des bactéries à un taux trop élevé auraient été détectées par les autorités douanières chinoises dans des bouteilles d'eau Évian — pour un total de 118 000 litres selon Danone —, a affirmé mardi le journal chinois Information Times. Il s'agit de la deuxième alerte de ce type, car un niveau excessif de bactéries a déjà été trouvé en septembre dans des lots d'Évian, selon le journal.
Aucun responsable de l'administration chinoise n'avait confirmé l'information hier.
«La Chine a des réglementations différentes de celles appliquées internationalement, notamment pour le niveau de bactéries», a déclaré une porte-parole de Danone, minimisant l'importance de cet épisode.
En Chine, pays qui compte pour près du dixième du chiffre d'affaires total de Danone (14,073 milliards d'euros en 2006), Évian est un produit de luxe surtout consommé par les étrangers dans les hôtels et les restaurants, souligne Danone, numéro 2 mondial des eaux en bouteille derrière le suisse Nestlé.
Plusieurs maisons de courtage ont fait le rapprochement entre cette affaire et la crise ouverte depuis plusieurs mois entre Danone et Zhong Quinghou, le patron du groupe Wahaha, le premier producteur chinois d'eaux, dont le groupe français détient 51 % et avec lequel il a bâti 39 coentreprises.
«De façon générale, l'administration chinoise tente de discréditer les biens de consommation produits par des acteurs étrangers et souvent leaders sur le marché chinois», et des groupes comme Nestlé et Procter and Gamble ont déjà fait face à ce type d'accusations, affirme Natexis Bleichroeder.
Le 9 mai dernier, Danone avait annoncé avoir engagé une action en justice contre M. Zong faute d'avoir pu trouver un terrain d'entente avec lui.
M. Zong accuse Danone de vouloir absorber des sociétés lui appartenant et ne faisant pas partie de leurs accords. Mais Danone affirme de son côté que des sociétés créées par M. Zong utilisent «en violation de leurs accords» la marque Wahaha dont les coentreprises des deux partenaires ont le droit exclusif.
Le 26 avril, le p.-d.g. de Danone, Franck Riboud, avait affirmé que le «choix stratégique d'investir dans les pays émergents ne serait pas remis en question».
Des bactéries à un taux trop élevé auraient été détectées par les autorités douanières chinoises dans des bouteilles d'eau Évian — pour un total de 118 000 litres selon Danone —, a affirmé mardi le journal chinois Information Times. Il s'agit de la deuxième alerte de ce type, car un niveau excessif de bactéries a déjà été trouvé en septembre dans des lots d'Évian, selon le journal.
Aucun responsable de l'administration chinoise n'avait confirmé l'information hier.
«La Chine a des réglementations différentes de celles appliquées internationalement, notamment pour le niveau de bactéries», a déclaré une porte-parole de Danone, minimisant l'importance de cet épisode.
En Chine, pays qui compte pour près du dixième du chiffre d'affaires total de Danone (14,073 milliards d'euros en 2006), Évian est un produit de luxe surtout consommé par les étrangers dans les hôtels et les restaurants, souligne Danone, numéro 2 mondial des eaux en bouteille derrière le suisse Nestlé.
Plusieurs maisons de courtage ont fait le rapprochement entre cette affaire et la crise ouverte depuis plusieurs mois entre Danone et Zhong Quinghou, le patron du groupe Wahaha, le premier producteur chinois d'eaux, dont le groupe français détient 51 % et avec lequel il a bâti 39 coentreprises.
«De façon générale, l'administration chinoise tente de discréditer les biens de consommation produits par des acteurs étrangers et souvent leaders sur le marché chinois», et des groupes comme Nestlé et Procter and Gamble ont déjà fait face à ce type d'accusations, affirme Natexis Bleichroeder.
Le 9 mai dernier, Danone avait annoncé avoir engagé une action en justice contre M. Zong faute d'avoir pu trouver un terrain d'entente avec lui.
M. Zong accuse Danone de vouloir absorber des sociétés lui appartenant et ne faisant pas partie de leurs accords. Mais Danone affirme de son côté que des sociétés créées par M. Zong utilisent «en violation de leurs accords» la marque Wahaha dont les coentreprises des deux partenaires ont le droit exclusif.
Le 26 avril, le p.-d.g. de Danone, Franck Riboud, avait affirmé que le «choix stratégique d'investir dans les pays émergents ne serait pas remis en question».
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