Lettres: Une industrie infantilisée
En décembre dernier, en dévoilant le résultat de ses analyses, le forestier en chef a «grondé» les compagnies forestières en les avisant qu'elles devraient couper dans les secteurs de leur unité d'aménagement qu'elles avaient tendance à négliger. Quant à lui, le nouveau ministre s'impatiente devant ce qu'il juge être une lenteur dans la restructuration de l'industrie forestière (lire: consolidation et pertes d'emplois). Ce sont deux exemples récents qui viennent de «haut». On pourrait les multiplier à différents niveaux de l'aménagement forestier où l'industrie se fait dire «fais ceci, ne fais pas ça».
Pourquoi le Canada n'a-t-il pas de géants dans l'industrie forestière? On peut se poser la question compte tenu de l'immensité de cette ressource au pays. Mais faut-il s'en surprendre quand le gouvernement veut presque décider quelles usines fermeront et lesquelles seront «consolidées»? Il faudrait arrêter de prendre l'industrie par la main. Le monde change, et il change très vite. Les besoins se trouvent eux aussi à changer. La consolidation est-elle la seule solution dans un monde qui demandera de plus en plus de souplesse à des conditions changeantes? Je n'ai pas la réponse, mais je serais plus rassuré si le gouvernement n'avait pas l'impression, lui, de l'avoir.
Après 30 ans passés à prendre notre industrie par la main, à l'infantiliser et à se retrouver avec 12 000 emplois perdus (au dernier décompte), peut-être faudrait-il changer de stratégie? Notre industrie n'est pas compétitive? Depuis quand un enfant est-il compétitif contre un adulte?
Pourquoi le Canada n'a-t-il pas de géants dans l'industrie forestière? On peut se poser la question compte tenu de l'immensité de cette ressource au pays. Mais faut-il s'en surprendre quand le gouvernement veut presque décider quelles usines fermeront et lesquelles seront «consolidées»? Il faudrait arrêter de prendre l'industrie par la main. Le monde change, et il change très vite. Les besoins se trouvent eux aussi à changer. La consolidation est-elle la seule solution dans un monde qui demandera de plus en plus de souplesse à des conditions changeantes? Je n'ai pas la réponse, mais je serais plus rassuré si le gouvernement n'avait pas l'impression, lui, de l'avoir.
Après 30 ans passés à prendre notre industrie par la main, à l'infantiliser et à se retrouver avec 12 000 emplois perdus (au dernier décompte), peut-être faudrait-il changer de stratégie? Notre industrie n'est pas compétitive? Depuis quand un enfant est-il compétitif contre un adulte?
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