Flaherty est insatisfait de la position des banques sur les frais de service
29 mars 2007
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, s’adresse aux députés de la Chambre des communes. Au début de l’année, le ministre s’est interrogé publiquement sur les frais bancaires, que la plupart des consommateurs trouvent trop élevés.
Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, n'est pas satisfait de la réaction des banques canadiennes à ses questions sur les frais de service.
«Je n'étais pas content de la réponse que j'ai reçue de l'Association des banquiers canadiens [ABC] au nom des banques», a déclaré M. Flaherty hier à Montréal, après un discours prononcé devant le Conseil du patronat du Québec.
«Je leur ai dit qu'à mes yeux, [la réponse de l'ABC] était méprisante et que la question méritait plus d'attention que cela. Les banques l'étudient et je m'attends à ce qu'elles me reviennent là-dessus.»
Au début de l'année, le ministre s'est interrogé publiquement sur les frais bancaires, que la plupart des consommateurs trouvent trop élevés. Il s'est attardé aux frais facturés pour l'utilisation des guichets automatiques, plus particulièrement à leur incidence sur la situation financière des étudiants, des aînés, des handicapés et des personnes à faible revenu.
Au début du mois, Jim Flaherty a rencontré les présidents des six plus grandes banques canadiennes à Toronto pour faire valoir son point de vue. Il n'en est rien ressorti; au contraire, la plupart des institutions financières ont refusé de réduire leurs frais.
La semaine dernière, devant le Comité des finances de la Chambre des communes, le président de l'ABC, Raymond Protti, en a rajouté. Selon lui, il n'est pas du ressort d'Ottawa de réglementer les frais bancaires. Il faut plutôt laisser jouer les forces du marché, a-t-il soutenu.
Dialogue de sourds
Hier, le directeur québécois de l'ABC, Jacques Hébert, a soutenu que les banques n'avaient pas beaucoup plus à dire au gouvernement, si ce n'est d'assurer le suivi avec le comité des finances. «On ne peut aller plus loin», a-t-il indiqué.
Le porte-parole est allé jusqu'à invoquer la Loi sur la concurrence, qui empêche les banques, comme les autres sociétés, de faire preuve de collusion.
«C'est formellement interdit, a-t-il noté. On se retrouverait en cour, accusés. [...] On est un petit peu surpris que certaines personnes ne comprennent pas qu'il est interdit aux banques de fixer les prix après consultation.»
M. Hébert a souligné que les 19 institutions financières canadiennes offraient plus de 110 forfaits de services bancaires.
«Il appartient à chaque banque de décider pour elle-même si elle va garder les frais à leur niveau actuel, si elle va diminuer ou même augmenter les frais ou encore offrir aux clients d'autres forfaits en sus de ceux qui existent déjà et qui permettent à plusieurs personnes d'éviter les frais», a expliqué le représentant du lobby bancaire.
Le Nouveau Parti démocratique, qui a lancé le débat sur la question, prône des limites sur les frais de service, une proposition que les conservateurs n'appuient pas pour l'instant.
«Je n'étais pas content de la réponse que j'ai reçue de l'Association des banquiers canadiens [ABC] au nom des banques», a déclaré M. Flaherty hier à Montréal, après un discours prononcé devant le Conseil du patronat du Québec.
«Je leur ai dit qu'à mes yeux, [la réponse de l'ABC] était méprisante et que la question méritait plus d'attention que cela. Les banques l'étudient et je m'attends à ce qu'elles me reviennent là-dessus.»
Au début de l'année, le ministre s'est interrogé publiquement sur les frais bancaires, que la plupart des consommateurs trouvent trop élevés. Il s'est attardé aux frais facturés pour l'utilisation des guichets automatiques, plus particulièrement à leur incidence sur la situation financière des étudiants, des aînés, des handicapés et des personnes à faible revenu.
Au début du mois, Jim Flaherty a rencontré les présidents des six plus grandes banques canadiennes à Toronto pour faire valoir son point de vue. Il n'en est rien ressorti; au contraire, la plupart des institutions financières ont refusé de réduire leurs frais.
La semaine dernière, devant le Comité des finances de la Chambre des communes, le président de l'ABC, Raymond Protti, en a rajouté. Selon lui, il n'est pas du ressort d'Ottawa de réglementer les frais bancaires. Il faut plutôt laisser jouer les forces du marché, a-t-il soutenu.
Dialogue de sourds
Hier, le directeur québécois de l'ABC, Jacques Hébert, a soutenu que les banques n'avaient pas beaucoup plus à dire au gouvernement, si ce n'est d'assurer le suivi avec le comité des finances. «On ne peut aller plus loin», a-t-il indiqué.
Le porte-parole est allé jusqu'à invoquer la Loi sur la concurrence, qui empêche les banques, comme les autres sociétés, de faire preuve de collusion.
«C'est formellement interdit, a-t-il noté. On se retrouverait en cour, accusés. [...] On est un petit peu surpris que certaines personnes ne comprennent pas qu'il est interdit aux banques de fixer les prix après consultation.»
M. Hébert a souligné que les 19 institutions financières canadiennes offraient plus de 110 forfaits de services bancaires.
«Il appartient à chaque banque de décider pour elle-même si elle va garder les frais à leur niveau actuel, si elle va diminuer ou même augmenter les frais ou encore offrir aux clients d'autres forfaits en sus de ceux qui existent déjà et qui permettent à plusieurs personnes d'éviter les frais», a expliqué le représentant du lobby bancaire.
Le Nouveau Parti démocratique, qui a lancé le débat sur la question, prône des limites sur les frais de service, une proposition que les conservateurs n'appuient pas pour l'instant.
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