Le successeur de Black témoigne
23 mars 2007
Actualités économiques
Chicago — Le successeur de Conrad Black à la tête de Hollinger International, Gordon Paris, ne connaissait pratiquement rien du monde des journaux et passait le plus clair de son temps à fréquenter des gens sur qui il devait plutôt enquêter, a affirmé hier l'avocat canadien de Black, Edward Greenspan.
Me Greenspan a laissé entendre que M. Paris, le premier témoin appelé par la poursuite, n'a rien vu des transactions par lesquelles Black et ses coaccusés sont soupçonnés d'avoir détourné quelque 60 millions $US. M. Paris a reconnu que s'il n'était pas aussi qualifié que les gestionnaires de l'époque, il savait comment jouer le jeu.
Fréquentations
Me Greenspan a aussi souligné qu'au moment où il dirigeait un comité spécial formé pour enquêter sur les allégations de malversations au sein de Hollinger International, M. Paris a continué à fréquenter les dirigeants de l'entreprise, notamment lors des rencontres du conseil d'administration.
«Vous n'avez jamais pensé que ce n'était peut-être pas approprié, puisque vous fréquentiez les gens sur qui vous enquêtiez?», a demandé Me Greenspan.
«Je ne me suis jamais inquiété de ma propre objectivité», a rétorqué M. Paris.
M. Paris a quitté Hollinger International il y a environ trois mois. Il a déclaré que sa relation avec Black en était une d'affaires plutôt que personnelle, ce qui a incité Me Greenspan à rappeler que le conseil d'administration de l'entreprise était constitué de poids lourds — comme l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger et l'ancien gouverneur de l'État de l'Illinois, James Thompson. «Il n'y a pas de mauviettes ici, a dit l'avocat. Il [Black] ne vous contrôlait pas. Vous ne lui obéissiez pas, mais il vous a demandé de faire partie du conseil d'administration.»
M. Paris a ensuite expliqué avoir accepté le poste de chef de la direction uniquement parce qu'il n'y avait pas d'autre choix, plusieurs des dirigeants principaux ayant déjà été congédiés.
Argent en poche
Plus tôt pendant la journée, en réponse aux questions de l'avocat de la poursuite, Eric Sussman, M. Paris avait révélé que certains dirigeants de Hollinger empochaient des frais relativement à certaines transactions, mais il n'a pas accusé Black d'actes malhonnêtes.
«Dans certaines circonstances, l'argent allait directement des ventes aux individus», a-t-il dit.
Black et trois autres anciens dirigeants de l'entreprise — Jack Boultbee, Peter Atkinson et Mark Kipnis — sont accusés d'avoir empoché des millions de dollars qui auraient normalement dû être redistribués aux actionnaires de Hollinger. Black est aussi accusé d'avoir refilé des millions de dollars en dépenses personnelles à la compagnie.
Mercredi, les avocats de Kipnis et Atkinson ont tenté de dissocier leurs clients de cette affaire.
Me Greenspan a laissé entendre que M. Paris, le premier témoin appelé par la poursuite, n'a rien vu des transactions par lesquelles Black et ses coaccusés sont soupçonnés d'avoir détourné quelque 60 millions $US. M. Paris a reconnu que s'il n'était pas aussi qualifié que les gestionnaires de l'époque, il savait comment jouer le jeu.
Fréquentations
Me Greenspan a aussi souligné qu'au moment où il dirigeait un comité spécial formé pour enquêter sur les allégations de malversations au sein de Hollinger International, M. Paris a continué à fréquenter les dirigeants de l'entreprise, notamment lors des rencontres du conseil d'administration.
«Vous n'avez jamais pensé que ce n'était peut-être pas approprié, puisque vous fréquentiez les gens sur qui vous enquêtiez?», a demandé Me Greenspan.
«Je ne me suis jamais inquiété de ma propre objectivité», a rétorqué M. Paris.
M. Paris a quitté Hollinger International il y a environ trois mois. Il a déclaré que sa relation avec Black en était une d'affaires plutôt que personnelle, ce qui a incité Me Greenspan à rappeler que le conseil d'administration de l'entreprise était constitué de poids lourds — comme l'ancien secrétaire d'État Henry Kissinger et l'ancien gouverneur de l'État de l'Illinois, James Thompson. «Il n'y a pas de mauviettes ici, a dit l'avocat. Il [Black] ne vous contrôlait pas. Vous ne lui obéissiez pas, mais il vous a demandé de faire partie du conseil d'administration.»
M. Paris a ensuite expliqué avoir accepté le poste de chef de la direction uniquement parce qu'il n'y avait pas d'autre choix, plusieurs des dirigeants principaux ayant déjà été congédiés.
Argent en poche
Plus tôt pendant la journée, en réponse aux questions de l'avocat de la poursuite, Eric Sussman, M. Paris avait révélé que certains dirigeants de Hollinger empochaient des frais relativement à certaines transactions, mais il n'a pas accusé Black d'actes malhonnêtes.
«Dans certaines circonstances, l'argent allait directement des ventes aux individus», a-t-il dit.
Black et trois autres anciens dirigeants de l'entreprise — Jack Boultbee, Peter Atkinson et Mark Kipnis — sont accusés d'avoir empoché des millions de dollars qui auraient normalement dû être redistribués aux actionnaires de Hollinger. Black est aussi accusé d'avoir refilé des millions de dollars en dépenses personnelles à la compagnie.
Mercredi, les avocats de Kipnis et Atkinson ont tenté de dissocier leurs clients de cette affaire.
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