Fonds d'investissement: Le courrier
Qu'est-ce qui est le plus avantageux: faire des achats périodiques ou acquérir ses unités d'un seul bloc? N. G. Outremont
En fait, pour répondre à cette question, il faudrait être en mesure de se livrer au calcul des probabilités, et ce, pour les deux situations: les achats périodiques ou l'acquisition d'un seul coup. Un fait est certain: si, depuis deux ans, vous avez pratiqué l'achat périodique, vous êtes gagnant puisque le marché n'a pas cessé de baisser au cours de cette période.
Pour un même montant d'argent investi, vous avez pu acquérir un plus grand nombre d'unités que si vous aviez acheté, disons chaque année, vos unités d'un seul bloc.
Par contre, selon les données disponibles, sur de très longues périodes, 66 % des journées d'activités boursières sont à la hausse, et cette tendance se vérifie facilement sur les courbes de rendement des différents indices boursiers. Il peut alors paraître préférable d'investir d'un seul bloc, et ce, le plus tôt possible dans sa vie, puisque la majorité des journées boursières sont haussières si l'on considère une période de long terme; le facteur temps d'investissement est en effet l'une des caractéristiques les plus importantes d'un portefeuille gagnant.
C'est la théorie.
En pratique, la méthode d'achat régulière est à mon avis l'une des meilleures méthodes d'investissement et elle est plus facilement gérable pour de nombreux investisseurs. En effet, nous savons que, pour la grande majorité des investisseurs, l'épargne est possible au fur et à mesure qu'ils reçoivent leur revenu de leur travail. Cette méthode permet donc, de façon systématique, de contribuer à son portefeuille le plus rapidement possible. Le deuxième avantage, et le plus important, est l'habitude de contribuer à son portefeuille. C'est la meilleure méthode et la seule véritable manière de se constituer un portefeuille pour sa retraite. Cette façon de faire permet aussi à l'investisseur de ne pas remettre en doute la validité de ses investissements.
Nous savons que l'humain a la mauvaise habitude de contribuer davantage au marché boursier pendant les périodes d'euphorie boursière et de mettre en doute ses investissements en périodes de baisse, comme celle que nous vivons actuellement.
Compte tenu du marché actuel, nous pouvons facilement prévoir que la période des REER 2003 ne sera pas un très grand succès et pourtant, le marché est bas, très bas. L'achat d'unités dans un fonds commun de placement permet d'acquérir des actions de certaines compagnies à des coûts vraiment très avantageux. Alors, pourquoi l'investisseur achète-t-il moins? Parce qu'il croit que le marché pourrait baisser encore plus, et qu'il pourra toujours acquérir des unités à moins cher dans quelques mois.
Pourtant, quand le marché boursier a commencé à baisser, il y a plus de deux ans, personne n'avait fait l'annonce d'une telle probabilité. Au contraire, tous les investisseurs croyaient, à tort, que le marché ne pouvait plus baisser. Alors, qu'est-ce qui fait croire aux investisseurs que le marché «va nous appeler» avant d'amorcer sa remontée? Les remontées sont comme les baisses: toujours fortes et subites, et sans avertir qui que ce soit.
Les achats périodiques vous permettent d'exclure de vos pensées ce genre de réflexion. Vos achats réguliers deviennent des automatismes que vous ne remettez jamais en question peu importe le marché, la température ou les autres facteurs. L'important ici, c'est l'habitude. Évidemment, si vous savez prévoir de façon systématique quand le marché boursier sera bas ou haut, cette chronique n'est plus pour vousÉ
Que pensez-vous des fonds indiciels?
M. T. Montréal
Les fonds indiciels ont plusieurs adeptes, mais je ne suis pas de ceux-là. Les fonds indiciels, comme tous les produits boursiers, ne sont pas totalement à proscrire en tout temps. En comparaison avec les fonds communs de placement, leurs frais de gestion sont très avantageux pour l'investisseur. Sur une période de 15 ans, le rendement moyen des fonds d'actions canadiennes est à deux centièmes près, pour ne pas dire au même résultat, que l'indice des actions canadiennes 15 ans. Donc, dans les poches de l'investisseur, le rendement est le même. Par contre, en ce qui concerne la volatilité, la moyenne des fonds d'actions canadiennes est d'environ 20 % moins à risque que l'indice de référence.
Pour un résultat semblable, vous pourrez mieux dormir avec vos fonds d'actions canadiennes. Mais si ces données ne vous ont pas convaincu, sachez qu'il est sûrement plus opportun d'investir dans des produits indiciels au moment d'une baisse de marché, comme nous en vivons une actuellement, qu'il y a trois ans, quand ce type de produit était à son apogée en termes de rendement et de vente.
questions@avantages.com
Michel Marcoux est président de Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
En fait, pour répondre à cette question, il faudrait être en mesure de se livrer au calcul des probabilités, et ce, pour les deux situations: les achats périodiques ou l'acquisition d'un seul coup. Un fait est certain: si, depuis deux ans, vous avez pratiqué l'achat périodique, vous êtes gagnant puisque le marché n'a pas cessé de baisser au cours de cette période.
Pour un même montant d'argent investi, vous avez pu acquérir un plus grand nombre d'unités que si vous aviez acheté, disons chaque année, vos unités d'un seul bloc.
Par contre, selon les données disponibles, sur de très longues périodes, 66 % des journées d'activités boursières sont à la hausse, et cette tendance se vérifie facilement sur les courbes de rendement des différents indices boursiers. Il peut alors paraître préférable d'investir d'un seul bloc, et ce, le plus tôt possible dans sa vie, puisque la majorité des journées boursières sont haussières si l'on considère une période de long terme; le facteur temps d'investissement est en effet l'une des caractéristiques les plus importantes d'un portefeuille gagnant.
C'est la théorie.
En pratique, la méthode d'achat régulière est à mon avis l'une des meilleures méthodes d'investissement et elle est plus facilement gérable pour de nombreux investisseurs. En effet, nous savons que, pour la grande majorité des investisseurs, l'épargne est possible au fur et à mesure qu'ils reçoivent leur revenu de leur travail. Cette méthode permet donc, de façon systématique, de contribuer à son portefeuille le plus rapidement possible. Le deuxième avantage, et le plus important, est l'habitude de contribuer à son portefeuille. C'est la meilleure méthode et la seule véritable manière de se constituer un portefeuille pour sa retraite. Cette façon de faire permet aussi à l'investisseur de ne pas remettre en doute la validité de ses investissements.
Nous savons que l'humain a la mauvaise habitude de contribuer davantage au marché boursier pendant les périodes d'euphorie boursière et de mettre en doute ses investissements en périodes de baisse, comme celle que nous vivons actuellement.
Compte tenu du marché actuel, nous pouvons facilement prévoir que la période des REER 2003 ne sera pas un très grand succès et pourtant, le marché est bas, très bas. L'achat d'unités dans un fonds commun de placement permet d'acquérir des actions de certaines compagnies à des coûts vraiment très avantageux. Alors, pourquoi l'investisseur achète-t-il moins? Parce qu'il croit que le marché pourrait baisser encore plus, et qu'il pourra toujours acquérir des unités à moins cher dans quelques mois.
Pourtant, quand le marché boursier a commencé à baisser, il y a plus de deux ans, personne n'avait fait l'annonce d'une telle probabilité. Au contraire, tous les investisseurs croyaient, à tort, que le marché ne pouvait plus baisser. Alors, qu'est-ce qui fait croire aux investisseurs que le marché «va nous appeler» avant d'amorcer sa remontée? Les remontées sont comme les baisses: toujours fortes et subites, et sans avertir qui que ce soit.
Les achats périodiques vous permettent d'exclure de vos pensées ce genre de réflexion. Vos achats réguliers deviennent des automatismes que vous ne remettez jamais en question peu importe le marché, la température ou les autres facteurs. L'important ici, c'est l'habitude. Évidemment, si vous savez prévoir de façon systématique quand le marché boursier sera bas ou haut, cette chronique n'est plus pour vousÉ
Que pensez-vous des fonds indiciels?
M. T. Montréal
Les fonds indiciels ont plusieurs adeptes, mais je ne suis pas de ceux-là. Les fonds indiciels, comme tous les produits boursiers, ne sont pas totalement à proscrire en tout temps. En comparaison avec les fonds communs de placement, leurs frais de gestion sont très avantageux pour l'investisseur. Sur une période de 15 ans, le rendement moyen des fonds d'actions canadiennes est à deux centièmes près, pour ne pas dire au même résultat, que l'indice des actions canadiennes 15 ans. Donc, dans les poches de l'investisseur, le rendement est le même. Par contre, en ce qui concerne la volatilité, la moyenne des fonds d'actions canadiennes est d'environ 20 % moins à risque que l'indice de référence.
Pour un résultat semblable, vous pourrez mieux dormir avec vos fonds d'actions canadiennes. Mais si ces données ne vous ont pas convaincu, sachez qu'il est sûrement plus opportun d'investir dans des produits indiciels au moment d'une baisse de marché, comme nous en vivons une actuellement, qu'il y a trois ans, quand ce type de produit était à son apogée en termes de rendement et de vente.
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Michel Marcoux est président de Avantages Services Financiers inc., une société indépendante spécialisée dans le courtage de fonds communs de placement.
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