Les politiques fédérales nuisent aux voyagistes, dénonce le patron de Transat
Les nouvelles normes comptables ont nui aux bénéfices du transporteur
15 mars 2007
Actualités économiques
La turbulence causée par les politiques du gouvernement fédéral nuit aux voyagistes canadiens, a déclaré hier le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache, en même temps qu'il dévoilait les plus récents résultats financiers de son entreprise.
Ottawa doit réévaluer son intention de mettre fin au remboursement de la TPS accordé aux touristes, a dit M. Eustache, et trouver une manière de réduire les coûts élevés encourus par les transporteurs qui utilisent l'aéroport international Pearson, à Toronto.
«Un remodelage est essentiel et urgent, a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Transat. Le statu quo n'est simplement pas une option.»
En particulier, a dit M. Eustache, l'intention gouvernementale d'annuler le remboursement de la TPS rendra le Canada, qui enregistre déjà un déclin de sa popularité auprès des touristes étrangers, encore moins concurrentiel.
De plus, les coûts liés à l'utilisation de l'aéroport Pearson — notamment les redevances d'atterrissage et les frais de sécurité — entraînent pour l'entreprise, qui est propriétaire du transporteur nolisé Air Transat, des dépenses de plusieurs millions de dollars.
Transat doit ainsi débourser 11 000 $ chaque fois qu'un de ses appareils Airbus se pose à Toronto, alors qu'un atterrissage à Paris ne coûte que le tiers de cette somme.
Par ailleurs, Transat a enregistré un bénéfice net de 2,1 millions au premier trimestre de 2007, en baisse comparativement à celui de 5,2 millions réalisé l'an dernier, au cours de la période correspondante, en raison notamment de l'adoption de nouvelles normes comptables.
Par action, sur une base diluée, le bénéfice net du dernier trimestre complété a été de 0,06 $, contre 0,13 $ un an auparavant.
Transat a expliqué que deux postes non monétaires et non liés aux opérations ont entraîné une forte réduction du bénéfice net, soit l'adoption de nouvelles normes comptables à l'égard de la comptabilité de couverture, entrées en vigueur le 1er novembre dernier, et une perte de change non monétaire sur la dette à long terme.
Transat a indiqué que, sans les nouvelles normes comptables, son bénéfice net aurait été de 8,6 millions. Quant à la perte de change, elle a été de 1,6 million pour le trimestre terminé le 31 janvier dernier, comparativement à un gain de change de 2,4 millions un an plus tôt.
Les revenus de l'entreprise ont été de 712,3 millions au premier trimestre de 2007, en hausse de 22,5 % par rapport à 2006.
«C'est le meilleur premier trimestre de notre histoire», a affirmé le directeur financier François Laurin.
«Malgré tout, 2006 a été une année record pour Transat, a renchéri M. Eustache. Les revenus et les bénéfices sont tous deux en hausse. C'est une belle réussite, compte tenu du coût élevé du carburant, de la concurrence féroce et des ouragans.»
Dans la foulée, le conseil d'administration de Transat a approuvé une augmentation de 0,02 $ du dividende trimestriel par action à droit de vote de catégorie B et par action à droit de vote variable de catégorie A, pour le porter à 0,09 $.
L'entreprise, qui compte quelque 6000 employés, a doublé à 400 000 le nombre de places assises qu'elle offre entre le Canada et le Royaume-Uni, grâce à l'acquisition l'an dernier du voyagiste londonien Canadian Affair. Les 16 appareils Airbus d'Air Transat ont quant à eux connu un taux d'occupation de 95 %.
Ottawa doit réévaluer son intention de mettre fin au remboursement de la TPS accordé aux touristes, a dit M. Eustache, et trouver une manière de réduire les coûts élevés encourus par les transporteurs qui utilisent l'aéroport international Pearson, à Toronto.
«Un remodelage est essentiel et urgent, a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires de Transat. Le statu quo n'est simplement pas une option.»
En particulier, a dit M. Eustache, l'intention gouvernementale d'annuler le remboursement de la TPS rendra le Canada, qui enregistre déjà un déclin de sa popularité auprès des touristes étrangers, encore moins concurrentiel.
De plus, les coûts liés à l'utilisation de l'aéroport Pearson — notamment les redevances d'atterrissage et les frais de sécurité — entraînent pour l'entreprise, qui est propriétaire du transporteur nolisé Air Transat, des dépenses de plusieurs millions de dollars.
Transat doit ainsi débourser 11 000 $ chaque fois qu'un de ses appareils Airbus se pose à Toronto, alors qu'un atterrissage à Paris ne coûte que le tiers de cette somme.
Par ailleurs, Transat a enregistré un bénéfice net de 2,1 millions au premier trimestre de 2007, en baisse comparativement à celui de 5,2 millions réalisé l'an dernier, au cours de la période correspondante, en raison notamment de l'adoption de nouvelles normes comptables.
Par action, sur une base diluée, le bénéfice net du dernier trimestre complété a été de 0,06 $, contre 0,13 $ un an auparavant.
Transat a expliqué que deux postes non monétaires et non liés aux opérations ont entraîné une forte réduction du bénéfice net, soit l'adoption de nouvelles normes comptables à l'égard de la comptabilité de couverture, entrées en vigueur le 1er novembre dernier, et une perte de change non monétaire sur la dette à long terme.
Transat a indiqué que, sans les nouvelles normes comptables, son bénéfice net aurait été de 8,6 millions. Quant à la perte de change, elle a été de 1,6 million pour le trimestre terminé le 31 janvier dernier, comparativement à un gain de change de 2,4 millions un an plus tôt.
Les revenus de l'entreprise ont été de 712,3 millions au premier trimestre de 2007, en hausse de 22,5 % par rapport à 2006.
«C'est le meilleur premier trimestre de notre histoire», a affirmé le directeur financier François Laurin.
«Malgré tout, 2006 a été une année record pour Transat, a renchéri M. Eustache. Les revenus et les bénéfices sont tous deux en hausse. C'est une belle réussite, compte tenu du coût élevé du carburant, de la concurrence féroce et des ouragans.»
Dans la foulée, le conseil d'administration de Transat a approuvé une augmentation de 0,02 $ du dividende trimestriel par action à droit de vote de catégorie B et par action à droit de vote variable de catégorie A, pour le porter à 0,09 $.
L'entreprise, qui compte quelque 6000 employés, a doublé à 400 000 le nombre de places assises qu'elle offre entre le Canada et le Royaume-Uni, grâce à l'acquisition l'an dernier du voyagiste londonien Canadian Affair. Les 16 appareils Airbus d'Air Transat ont quant à eux connu un taux d'occupation de 95 %.
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