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Vallée-Jonction - Olymel voit l'avenir avec confiance

Aux doléances syndicales sur la situation à long terme de l'usine, le p.-d.g. répond: «La meilleure garantie, ce sont les clients»

Lucien Bouchard, négociateur pour Olymel dans le dossier de l’usine de Vallée-Jonction, et Réjean Nadeau, président-directeur général d’Olymel. Pour M. Nadeau, le vote de mardi «fait renaître les espoirs de développement de l’usine de Vall
Photo : Jacques Nadeau
Lucien Bouchard, négociateur pour Olymel dans le dossier de l’usine de Vallée-Jonction, et Réjean Nadeau, président-directeur général d’Olymel. Pour M. Nadeau, le vote de mardi «fait renaître les espoirs de développement de l’usine de Vall
«Elle ouvre les portes de l'avenir», déclarait hier en conférence de presse Lucien Bouchard, négociateur pour Olymel dans le dossier de l'usine de Vallée-Jonction, à propos de la proposition que les syndiqués ont majoritairement adoptée mardi. Pour sa part, Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, mentionnait que les clients japonais avaient confirmé en matinée que, non seulement ils continueraient de s'approvisionner auprès de cette usine, mais qu'il y avait aussi une possibilité d'augmenter leurs achats.

Les syndiqués auraient voulu obtenir une garantie ferme de la survie à long terme de l'abattoir. «La meilleure garantie, ce sont les clients», a répondu M. Nadeau aux journalistes. «Ce vote fait renaître les espoirs de développement de l'usine de Vallée-Jonction dans des conditions qui permettront de retrouver la rentabilité, d'accroître la productivité et de mieux affronter la vive concurrence de nos compétiteurs», déclarait-il, en donnant l'assurance que, pour l'instant, toutes les énergies seraient consacrées à rétablir un climat de travail harmonieux. Toutefois, la tâche ne sera pas facilitée par la réponse qu'il a donnée sur le salaire des cadres. M. Nadeau a laissé entendre que les cadres, n'ayant eu aucun bénéfice l'an passé et étant sous-payé par rapport au marché, pourraient peut-être avoir une augmentation. Il a souligné qu'il y avait une perte de 10 % des employés non syndiqués. Il a aussi rappelé que les employés syndiqués, même après la baisse de 30 %, recevront davantage que la moyenne du marché dans l'industrie porcine.

Quoi qu'il en soit, cet abattoir reçoit présentement 29 000 porcs par semaine et sa capacité est de 35 000, un sommet qui sera bientôt atteint avec la fermeture de l'abattoir de Saint-Valérien à la fin de mars. M. Nadeau ambitionne toutefois de porter éventuellement la capacité de l'abattoir de Vallée-Jonction à 45 000 porcs par semaine.

L'acceptation de la proposition du conciliateur par les syndiqués de Vallée-Jonction a par ailleurs été fort bien reçue dans les milieux intéressés, à commencer par le ministre de l'Agriculture, Yvon Vallières. Selon lui, «il faut profiter du momentum» pour faire les ajustements dans la filière porcine de manière à la rendre plus concurrentielle à l'échelle mondiale. Le comité interministériel élargi, qui travaillait déjà à trouver des solutions pour que tous les porcs produits au Québec soient dirigés dans des abattoirs québécois, reste en place, ce qui est de nature à rassurer les producteurs qui sont déjà privés de l'abattoir en grève d'ATrahan et qui perdront bientôt celui de Saint-Valérien. Laurent Pellerin, président de l'UPA, et Jean-Guy Vincent, nouveau président de la Fédération des producteurs de porcs, trouvent évidemment que l'entente de Vallée-Jonction est «une bonne nouvelle», mais selon eux le problème «de la capacité d'abattage de porcs au Québec demeure». En conséquence, ils font valoir que «l'objectif à court terme est de rétablir la capacité d'abattage, de concert avec tous les intervenants de la filière, la fédération devant jouer un rôle de premier plan à ce chapitre».

Au fait, l'UPA et la fédération recevront bientôt un coup de fil de Lucien Bouchard, dont le rôle de négociateur pour Olymel se poursuit toujours pour trouver de nouveaux arrangements dans la mise en marché collective qui est sous la responsabilité légale de la fédération. M. Bouchard a pour mandat d'en arriver à des corrections pour éliminer «les impacts pervers des mécanismes actuels», de manière à instaurer plus de souplesse dans le système, à accroître son efficacité et à réduire les coûts. Olymel est consciente que la crise porcine actuelle coûte très cher aux producteurs. Dans le seul cas de l'usine de Vallée-Jonction, les producteurs ont perdu dans la dernière année au moins huit millions parce que Olymel ne leur offrait pas davantage pour leurs porcs.

Par ailleurs, M. Nadeau a mentionné qu'il faudra des efforts additionnels de rationalisation au cours des prochaines années, ce qui ne voudrait pas dire d'autres fermetures d'abattoirs mais plutôt une augmentation des capacités d'abattage et d'autres mesures d'amélioration de la gestion. Il restera à Olymel, à partir d'avril prochain, trois abattoirs de porcs, soit ceux de Vallée-Jonction, de Saint-Esprit et de Princeville. Selon M. Nadeau, tous trois ont les éléments requis pour faire face à la concurrence à venir. En revanche, il n'est aucunement question d'installer un nouvel abattoir dans la région de Saint-Hyacinthe, comme l'a demandé cette semaine une coalition maskoutaine.
 
 
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  • Denis Carrier
    Inscrit
    jeudi 15 février 2007 10h23
    Un négociateur patronal extraordinaire
    Me Bouchard a divisé une communauté et les travailleurs d'Olymel ont été écrasés.Aucune négociation avec les travailleurs et leurs représentants légitimes n'a été amorcée. On ne prend aucun engagement pour l'avenir de l'usine ni d'engagement sur la robotisation des équipements et la formation des travailleurs.On annonce cependant une augmentation pour les cadres et une séance de bras de fer pour les producteurs.Un beau modèle de négociation est née avec la complicité du gouvernement Charest et la collaboration de spécialistes de la communication publique.Le mythe Bouchard est sur le point de s'écroulé.

    Gatineau

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