Lettres: La méthode Bouchard
J'ai entendu Lucien Bouchard déplorer et dénoncer, avec son paternalisme bienveillant, l'attitude des syndicats qui cherchent à préserver les conditions négociées au fil des ans et à améliorer le sort de leurs membres. «Ils veulent toujours préserver leurs acquis et en avoir toujours un peu plus», l'a-t-on entendu décrier à la radio. Comme si c'était une sorte de plaie, d'atavisme, d'attardement mental ou de profond égoïsme. Qu'y a-t-il d'aberrant ou d'anormal à chercher à obtenir une part juste et équitable de l'enrichissement produit par le travail?
La vision et la méthode de M. Bouchard en matière de négociations sont bien connues: mettre les employés au pied du mur avec le couteau sur la gorge. Ç'a marché au gouvernement du Québec, à la SAQ et à l'OSM. Pourquoi ne pas essayer de faire la même chose dans l'industrie de l'abattage de porc? 30 % de réduction ou la fermeture! Les actionnaires vont applaudir avec 20 % de coupes et M. Bouchard sera payé à l'avenant... Imaginez combien?
En effet, c'est bien connu, les propriétaires d'entreprises et les banquiers, les grands et moyens actionnaires ainsi que les avocats qui défendent leurs intérêts sont prêts, eux, à réduire leurs conditions et leurs revenus. Ils consacrent leur vie à vouloir améliorer le sort de la population.
Demandez-le aux analystes les plus sérieux et les plus honnêtes: la plupart des problèmes socioéconomiques relèvent de l'incompétence et de la cupidité des dirigeants d'entreprises et de la finance. Faut-il en nommer?
La vision et la méthode de M. Bouchard en matière de négociations sont bien connues: mettre les employés au pied du mur avec le couteau sur la gorge. Ç'a marché au gouvernement du Québec, à la SAQ et à l'OSM. Pourquoi ne pas essayer de faire la même chose dans l'industrie de l'abattage de porc? 30 % de réduction ou la fermeture! Les actionnaires vont applaudir avec 20 % de coupes et M. Bouchard sera payé à l'avenant... Imaginez combien?
En effet, c'est bien connu, les propriétaires d'entreprises et les banquiers, les grands et moyens actionnaires ainsi que les avocats qui défendent leurs intérêts sont prêts, eux, à réduire leurs conditions et leurs revenus. Ils consacrent leur vie à vouloir améliorer le sort de la population.
Demandez-le aux analystes les plus sérieux et les plus honnêtes: la plupart des problèmes socioéconomiques relèvent de l'incompétence et de la cupidité des dirigeants d'entreprises et de la finance. Faut-il en nommer?
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