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Forum économique mondial - Le gratin mondial discutera du climat dans un Davos en manque de neige

23 janvier 2007 | | Actualités économiques
Il ne faut pas trop se fier à la mince épaisseur de neige qui recouvre les toits de Davos. Comme ailleurs dans les Alpes, seuls les canons à neige permettent d’y assurer l’ouverture des pistes. Quant aux barbelés, leur tâche reste de «refroidir
Photo : Agence Reuters Il ne faut pas trop se fier à la mince épaisseur de neige qui recouvre les toits de Davos. Comme ailleurs dans les Alpes, seuls les canons à neige permettent d’y assurer l’ouverture des pistes. Quant aux barbelés, leur tâche reste de «refroidir
Davos, Suisse — Les risques posés par les changements climatiques et la course à l'énergie vont dominer à partir de demain les débats du Forum de Davos, à l'est de la Suisse, où le manque de neige illustre les conséquences du réchauffement planétaire.

Pour l'édition 2007, les 2500 invités du Forum économique mondial n'auront guère le loisir de s'enfoncer dans la neige dans les rues de la station de ski, pourtant située à 1560 mètres. Comme ailleurs dans les Alpes, seuls les canons à neige permettent d'assurer l'ouverture des pistes.

Le gratin mondial de la politique et de l'économie va donc pouvoir se consacrer jusqu'à dimanche à la quinzaine de réunions prévues autour du thème du climat, du potentiel des énergies renouvelables à la prévention des catastrophes naturelles.

Les milieux d'affaires sont plus particulièrement invités à réfléchir au moyen de gagner de l'argent avec la technologie verte, au retour du nucléaire et à l'idée d'une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre.

«Il y a eu un changement qualitatif dans la prise de conscience publique du réchauffement climatique en 2006», observe Klaus Schwab, le fondateur du Forum qui espère que ses invités discuteront des «solutions possibles» pour enrayer la tendance.

Le Forum se réunit juste avant la publication, le 2 février à Paris, du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), mandaté par l'ONU, qui doit confirmer l'ampleur du réchauffement en cours et fonder l'action des dirigeants du monde entier pour le contrer.

Le climat doit aussi figurer en bonne place dans l'intervention de la chancelière allemande Angela Merkel, qui présentera à l'ouverture du Forum ses priorités de présidente du G8 et de l'Union européenne.

Mme Merkel, qui a rencontré dimanche le président russe Vladimir Poutine, lui a demandé davantage de fiabilité dans les fournitures de pétrole et de gaz à l'Europe.

La course mondiale aux énergies fossiles fait d'ailleurs l'objet de plusieurs séminaires au Forum, dont les organisateurs s'inquiètent du risque de guerre pour l'accès au pétrole.

Le premier vice-Premier ministre russe Dmitri Medvedev, ancien patron du géant gazier Gazprom et favori de l'élection présidentielle de 2008 en Russie, est invité à Davos, ainsi que son homonyme Alexandre Medvedev, vice-président du groupe.

Mais la manifestation, qui doit être conclue par le premier ministre britannique Tony Blair, sera largement consacrée aux questions diplomatiques.

Le Forum espère ainsi faciliter un dialogue entre Irakiens, dont plusieurs hauts responsables sont attendus. En ce qui concerne le Proche-Orient, Davos compte sur le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et sur le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres, accompagné par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni. Le Premier ministre libanais Fouad Siniora est annoncé ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.

Côté économie, sont attendus 800 responsables des plus grandes entreprises mondiales, comme l'Indien Lakshmi Mittal, numéro un mondial de l'acier ou encore les dirigeants du moteur de recherche Google.

L'avenir des négociations sur un nouvel ordre commercial mondial sera débattu par une trentaine de ministres de pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le 27 janvier. Cette réunion, la première depuis la suspension des négociations en juillet dernier, pourrait déboucher sur un calendrier de reprise des tractations.
 
 
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