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La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée continue de sévir

Une quarantaine de programmes ne peuvent satisfaire la demande

Plusieurs secteurs de l'économie continuent d'éprouver des difficultés à recruter de la main-d'oeuvre qualifiée et une quarantaine de programmes d'études spécialisées sont carrément incapables de répondre aux besoins du marché du travail. Quelques exemples? Technique d'usinage, soudage-montage, génie des mines, pharmacie, transformation alimentaire.

Pour satisfaire à la demande de main-d'oeuvre, il faudrait que le nombre d'inscriptions dans les programmes de formation professionnelle et technique augmente «de 10 % à 15 %», a indiqué hier la directrice générale de contenus de Jobboom, Patricia Richard, lors du lancement du recueil annuel Les Carrières d'avenir. La moitié des 250 000 emplois créés d'ici 2009 nécessiteront une formation professionnelle ou technique, a-t-elle ajouté en reprenant des données de Québec.

D'année en année, le résultat de l'enquête de Jobboom, qui recense les perspectives d'avenir dans divers secteurs, est essentiellement le même: le départ des baby-boomers à la retraite et la transformation du marché du travail fait en sorte que les employeurs ont des besoins de plus en plus précis. S'expliquant aussi par une sous-valorisation de ces métiers pendant de longues années, l'écart entre l'offre et la demande ne semble pas se résorber. Même qu'il s'élargit.

Dans certains secteurs, les chiffres sont toujours aussi spectaculaires. Le secteur minier, qui bombe le torse depuis quelques années en raison de la hausse du prix des matières premières, est un de ceux-là. À l'université McGill en 2006, chacun des huit finissants en génie des mines a reçu deux ou trois offres chacun. À l'Université Laval, qui ne comptait aucun diplômé l'an dernier, le département reçoit «au moins» 50 offres par année. Le boom n'explique pas tout, car un travailleur sur six est déjà âgé de plus de 55 ans.

Autre exemple: la technique d'usinage. Pour 25 diplômés au DEP en 2006, le Bureau d'emploi en formation professionnelle de la Mauricie a reçu 54 offres d'emploi. Comme exemple d'employeur, Jobboom donne Marmen, le fabricant d'éoliennes. Ce décalage entre offre et demande est souvent de cet ordre, sinon plus. Les six diplômés du DEC en conseil en assurance et services financiers du collège Montmorency ont reçu l'an dernier rien de moins que 10 offres chacun.

Le constat est parfois surprenant. Dans le secteur manufacturier, Mme Richard a indiqué que les mauvaises nouvelles des dernières années — ces dizaines de milliers de licenciements qui s'expliquent par la concurrence étrangère et la hausse du dollar canadien — cachent une réalité tout autre. Beaucoup d'entreprises recherchent des employés qualifiés, notamment celles spécialisées dans le textile technique.

«La tendance lourde, c'est que, dans le secteur manufacturier, ce sont les emplois moins qualifiés qui se perdent, alors que les emplois qualifiés devraient voir le jour», a confirmé hier le vice-président des Manufacturiers et exportateurs du Québec, Jean-Michel Laurin. «Les gens voient les entreprises licencier des employés tout en disant qu'il y a des pénuries de main-d'oeuvre qualifiée. Ce sont des signaux conflictuels, mais c'est la réalité.»

À ces considérations s'ajoute la situation bien connue du recrutement dans le secteur de la santé. À ce chapitre, il manquera environ 4500 infirmières en 2010 alors que le Québec en produit annuellement 2200.

L'enquête de Jobboom a été effectuée entre août et novembre 2006 auprès de 400 personnes des milieux industriel, professionnel et scolaire.
 
 
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  • Stéphanie Nadeau - Inscrite
    10 janvier 2007 09 h 06
    Après le constat... les solutions?
    Quelles sont les solutions à ces pénuries actuelles et de plus grande importance dans le futur?

    Je ne connais pas tous les enjeux certes mais je suis persuadée qu'il faut donner des incitatifs aux jeunes afin qu'ils s'inscrivent dans les programmes où il y a pénurie.. Si les conditions de travail ne sont pas intéressantes, ajustons-les à la nouvelle génération de travailleurs (génération Y)! Est-ce si farfelu comme idée de départ?

    C'est sans plus tarder qu'il faut travailler là dessus.. D'abord donner de l'information au secondaire et les amener dans les milieux de travail pour qu'il puisse se faire une idée concrète des métiers, ensuite leur donner le plus d'information possible sur ces métier (de retour en classe) et de la part des employeurs il faut aussi rendre réellement attirantes vos entreprises car la nouvelle génération ne se contentera jamais d'un emploi où elle ne s'épanouira pas...
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    10 janvier 2007 09 h 53
    Les conditions de travail des routiers
    On prétend qu'il manque des conducteurs de poids lourds. Regardez les conditions dans lesquelles ces gens travaillent et les responsabilités qu'ils assument pour un salaire équivalent à environ 10,00$ l'heure. es écoles ne fournissent pas à remplacer ceux qui quittent ces emplois.
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    10 janvier 2007 10 h 00
    C'est local
    L'exemple de la situation en Mauricie n'est pas représentatif de la situaton de la province , mais seulement de ce bureau d'emploi en formation professionnelle. Il y a peut-être des surplus ailleurs.
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    10 janvier 2007 10 h 05
    Planification
    Est-ce qu'il y a une planification entre l'industrie et le ministère de l'éducation pour tenter de former la main d'oeuvre qui sera requise dans un avenir rapproché, ou est-ce que ça fonctione toujours comme"ça va comme j'te pousse",laissant aux étudiants le dilemne de deviner quelle sorte de métier seront en demande.
    gerard lamontagne, charlesbourg
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    10 janvier 2007 10 h 09
    Sciences alimentaires
    Je connais un gradué en sciences de l'alimentation de l'université et il n'a pas pu trouver un emploi dans sa profession ,et il est devenu vendeur. Je crois qu'il faut mettre des bémols sur ces gros rapports de Jobboom
    gérard lamontagne, charlesbourg
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    10 janvier 2007 10 h 12
    Le textile technique
    C'est quoi ça?
    Le rapport de jobbom ne donne pas une idée de la réalité , du moins pas de celle que nous pouvons voir autour de nous.
    gerard lamontagne
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  • Viateur Bergeron - Abonné
    10 janvier 2007 12 h 10
    La pénurie de main-d'oeuvre qualifiée, pourquoi ?
    Je crois que l'appréciation que l'on fait est mauvaise, surtout au niveau des jeunes. On leur dit : tu n'es pas assez bon pour faire un cours universitaire, va faire un DEP ... un métier de 2e classe. Y-a-t-il moyen de changer le discours. Par exemple, je dis à mon petit fils qui n'aime pas beaucoup l'étude, va faire un DEP dans le domaine qui t'intéresse et où il semble que tu es le plus habile.À titre d'exemple, un bon menuisier, c'est bien mieux qu'un mauvais avocat.

    Viateur Bergeron, avocat
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  • james welch - Inscrit
    10 janvier 2007 12 h 41
    Pénurie d'écoles!
    Jeune immigrant, je désire me réorienter dans la construction. Semble-t-il dans les prochaines années, il y aura quelques milliers de postes à pouvoir! J'aimerai m'inscrire dans une école de la construction comme électricien! Soit il y a une litse d'attente d'un an et demi!!! soit il faut passer un test très selectif, pour lequel cours et donc test d'entrée nous sommes des centaines à vouloir y entrer pour seulement 20 ou 30 places!!! N'y-a-t-il pas une pénurie d'écoles, de profs, de places disponibles!!! Car certainement de la main d'oeuvre il y en a. Seulement faut-il donner les moyens à ces écoles afin qu'elles forment cette main d'oeuvre!!!
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  • Mike Casablanca - Inscrit
    9 octobre 2009 22 h 06
    Pénurie de main-d'oeuvre, version 2009
    De purs imbéciles ces charlatans... Avec un taux de chômage au-dessus des 10%, ai-je besoin d'élaborer? Tout ça pour faire entrer au pays des Indiens, Philippins, Chinois, Mexicains prêts à travailler pour des peanuts. On nous prend pour des cons...
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