Qu'est-ce que l'espérance de vie?
Le concept de l'espérance de vie est essentiel pour effectuer sa planification financière à long terme. L'espérance de vie est la durée de vie moyenne restant à une femme ou un homme depuis sa naissance ou à partir de son âge actuel.
Un étudiant démographe de ma classe Internet m'a fait parvenir le tableau ci-dessous et ses explications, que je me permets de vous transmettre à l'intérieur de ma chronique. Ce sont des informations fort utiles pour quiconque désire projeter ses revenus à la retraite, établir un plan de retraits de son REER, analyser la progression de son avoir, etc. Voici la lettre intégrale de cet étudiant:
Bonjour,
Il y a une certaine confusion à propos de l'espérance de vie. Elle est calculée dans le cadre de tables de mortalité. Dans le site de Statistique Canada, les dernières tables complètes que j'ai trouvées sont celles de 2000-02. J'ai également trouvé l'espérance de vie à la naissance et à 65 ans pour 2004. Je joins ces quelques données en pièce jointe; elles s'appliquent au Québec. Quelques remarques importantes s'imposent:
- L'espérance de vie à 65 ans, par exemple, n'est pas égale à l'espérance de vie à la naissance moins 65. On calcule l'espérance de vie, à un âge donné, comme étant l'âge moyen au décès des survivants de la table de mortalité, à cet âge. Pour les Québécoises, l'espérance de vie à la naissance en 2000-02 était de 82,0 années, tandis qu'à 65 ans, elle était de 20,5 années (donc, une durée de vie de 85,5 ans). Pour planifier sa retraite, il faut regarder l'espérance de vie à l'âge auquel on pense prendre sa retraite.
- Les tables de mortalité sont une façon qu'utilisent les démographes et les actuaires pour présenter, en résumé, l'état de la mortalité pour une année donnée (ou pour un groupe d'années). Par conséquent, elles donnent l'espérance de vie si les conditions de mortalité ne changeaient pas. Dans la pièce jointe, on peut d'ailleurs constater les progrès de l'espérance de vie à la naissance et à 65 ans entre 2000-02 et 2004. Comme les progrès de la médecine et de l'hygiène publique se poursuivent, l'espérance de vie de quelqu'un de 65 ans est probablement plus élevée que celle associée à la table de mortalité la plus récente.
- Ces tables présentent une moyenne. Des démographes ont déjà calculé des tables de mortalité pour divers quartiers de Montréal. Il y a des écarts importants entre les quartiers favorisés et défavorisés. Les personnes qui sont membres de votre classe sont vraisemblablement de milieu aisé, d'un niveau scolaire assez élevé, etc. Ces personnes sont généralement sensibles à tous les conseils qui sont donnés pour jouir d'une bonne santé en matière d'alimentation, de tabagisme, d'exercices physiques, etc. Par conséquent, l'espérance de vie de vos élèves est probablement plus élevée que celle des Québécois(es) moyens. Ceux-ci devraient planifier leur retraite en conséquence, en faisant l'hypothèse que leur espérance de vie est assez élevée.
Robert Maheu
Démographe
Faites les sacrifices qui s'imposent pour épargner
Bonjour M. Chiasson,
J'ai lu l'un de vos récents articles décrivant la marche à suivre par un jeune couple pour s'enrichir. De bons conseils, certes. Mais il y a des gens, comme moi et ma copine, dont les salaires sont passablement faibles.
Je suis travailleur autonome et mon revenu se chiffre à 25 000 $ par année. J'ai plusieurs dépenses reliées à mon travail. Ma copine a un salaire d'environ 20 000 $ par année. Elle travaille dans le domaine communautaire.
Évidemment, nous vivons sous le seuil de pauvreté. Nous n'avons pas encore d'enfants.
J'aimerais avoir d'autres options de placement. Je n'ai pas une grosse capacité d'épargne. On me dit que, dans ma situation, cotiser à un REER n'est pas avantageux puisque je ne paie presque pas d'impôts. Alors quel investissement puis-je faire pour ne pas laisser mon argent pourrir dans un compte régulier?
Merci beaucoup
A. C.
Prenez tous les moyens qui s'imposent pour épargner le maximum possible. Certes, vos revenus annuels ne sont pas élevés. Mais, avec un revenu familial de 45 000 $ et n'ayant pas d'enfants, votre couple vit au-dessus de son seuil de pauvreté (qui est autour de 23 000 $).
Cela dit, comment épargner lorsque nos salaires ne sont pas très élevés? En faisant de grands sacrifices. D'abord en matière de logement. Il s'agit ici de dénicher un logement modeste à un coût raisonnable. Il peut être envisagé d'en partager le coût avec un autre colocataire.
Chose importante: ce logement doit être situé près des transports en commun et autres services. Vous pourrez de la sorte vous abstenir d'acheter une automobile ou du moins vous contenter d'une voiture d'occasion pour le strict nécessaire.
Ces deux mesures vous permettront de comprimer passablement deux postes de dépenses importants dans le budget de tout individu. Le but poursuivi: mettre de côté environ 10 000 $ par année à vous deux.
Bien sûr, épargner autant exige de grands sacrifices. C'est cependant le prix à payer pour partir la roue de votre enrichissement.
Il est vrai que le fait de cotiser au REER rapporte peu vu le faible taux d'imposition de vos salaires. Voyez tout de même à y verser les sommes requises de manière à réduire à néant tout impôt à payer. Ces reports d'impôt, même s'ils ne sont pas élevés, ajouteront tout de même à votre épargne annuelle.
Viendra un temps (d'ici cinq ans) où vous disposerez d'un capital suffisant pour améliorer quelque peu votre sort. Durant cette période d'accumulation, vous verrez à améliorer vos connaissances en matière de placement. Car vous devrez investir votre pécule dans les actions de grandes entreprises canadiennes ou américaines (quatre entreprises oeuvrant chacune dans un secteur d'activité distinct et prometteur de notre économie). Il ne s'agit pas ici de spéculer, mais uniquement d'accumuler de bons titres sur faiblesse des cours tout en récoltant des dividendes élevés et croissants.
Durant cette période d'accumulation, vous devez également améliorer votre situation sur le marché du travail. Là, il vous faut parfaire vos connaissances et accroître votre expérience, histoire d'améliorer constamment votre rémunération.
Ainsi, dans quelque six ans, vous serez en mesure d'améliorer votre condition de vie. Comment? Probablement en troquant votre statut de locataire contre celui de propriétaire. Idéalement, vous devrez vous dénicher un petit immeuble à revenus, un «cinqplex» par exemple, dont vous occuperez le logement principal, si vous en avez les moyens, ou l'un des autres logements (3 1/2 ou 4 1/2 ) jusqu'à ce que vous ayez les moyens d'habiter le logement principal. Évidemment, cet immeuble devra être acheté à un juste prix et être situé près des transports en commun et de tous les autres services.
Rendu là, la roue de votre fortune sera bel et bien lancée sur la voie de l'autonomie financière à 55 ans.
***
Courriel: cchiasson@proplacement.qc.ca
Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
Un étudiant démographe de ma classe Internet m'a fait parvenir le tableau ci-dessous et ses explications, que je me permets de vous transmettre à l'intérieur de ma chronique. Ce sont des informations fort utiles pour quiconque désire projeter ses revenus à la retraite, établir un plan de retraits de son REER, analyser la progression de son avoir, etc. Voici la lettre intégrale de cet étudiant:
Bonjour,
Il y a une certaine confusion à propos de l'espérance de vie. Elle est calculée dans le cadre de tables de mortalité. Dans le site de Statistique Canada, les dernières tables complètes que j'ai trouvées sont celles de 2000-02. J'ai également trouvé l'espérance de vie à la naissance et à 65 ans pour 2004. Je joins ces quelques données en pièce jointe; elles s'appliquent au Québec. Quelques remarques importantes s'imposent:
- L'espérance de vie à 65 ans, par exemple, n'est pas égale à l'espérance de vie à la naissance moins 65. On calcule l'espérance de vie, à un âge donné, comme étant l'âge moyen au décès des survivants de la table de mortalité, à cet âge. Pour les Québécoises, l'espérance de vie à la naissance en 2000-02 était de 82,0 années, tandis qu'à 65 ans, elle était de 20,5 années (donc, une durée de vie de 85,5 ans). Pour planifier sa retraite, il faut regarder l'espérance de vie à l'âge auquel on pense prendre sa retraite.
- Les tables de mortalité sont une façon qu'utilisent les démographes et les actuaires pour présenter, en résumé, l'état de la mortalité pour une année donnée (ou pour un groupe d'années). Par conséquent, elles donnent l'espérance de vie si les conditions de mortalité ne changeaient pas. Dans la pièce jointe, on peut d'ailleurs constater les progrès de l'espérance de vie à la naissance et à 65 ans entre 2000-02 et 2004. Comme les progrès de la médecine et de l'hygiène publique se poursuivent, l'espérance de vie de quelqu'un de 65 ans est probablement plus élevée que celle associée à la table de mortalité la plus récente.
- Ces tables présentent une moyenne. Des démographes ont déjà calculé des tables de mortalité pour divers quartiers de Montréal. Il y a des écarts importants entre les quartiers favorisés et défavorisés. Les personnes qui sont membres de votre classe sont vraisemblablement de milieu aisé, d'un niveau scolaire assez élevé, etc. Ces personnes sont généralement sensibles à tous les conseils qui sont donnés pour jouir d'une bonne santé en matière d'alimentation, de tabagisme, d'exercices physiques, etc. Par conséquent, l'espérance de vie de vos élèves est probablement plus élevée que celle des Québécois(es) moyens. Ceux-ci devraient planifier leur retraite en conséquence, en faisant l'hypothèse que leur espérance de vie est assez élevée.
Robert Maheu
Démographe
Faites les sacrifices qui s'imposent pour épargner
Bonjour M. Chiasson,
J'ai lu l'un de vos récents articles décrivant la marche à suivre par un jeune couple pour s'enrichir. De bons conseils, certes. Mais il y a des gens, comme moi et ma copine, dont les salaires sont passablement faibles.
Je suis travailleur autonome et mon revenu se chiffre à 25 000 $ par année. J'ai plusieurs dépenses reliées à mon travail. Ma copine a un salaire d'environ 20 000 $ par année. Elle travaille dans le domaine communautaire.
Évidemment, nous vivons sous le seuil de pauvreté. Nous n'avons pas encore d'enfants.
J'aimerais avoir d'autres options de placement. Je n'ai pas une grosse capacité d'épargne. On me dit que, dans ma situation, cotiser à un REER n'est pas avantageux puisque je ne paie presque pas d'impôts. Alors quel investissement puis-je faire pour ne pas laisser mon argent pourrir dans un compte régulier?
Merci beaucoup
A. C.
Prenez tous les moyens qui s'imposent pour épargner le maximum possible. Certes, vos revenus annuels ne sont pas élevés. Mais, avec un revenu familial de 45 000 $ et n'ayant pas d'enfants, votre couple vit au-dessus de son seuil de pauvreté (qui est autour de 23 000 $).
Cela dit, comment épargner lorsque nos salaires ne sont pas très élevés? En faisant de grands sacrifices. D'abord en matière de logement. Il s'agit ici de dénicher un logement modeste à un coût raisonnable. Il peut être envisagé d'en partager le coût avec un autre colocataire.
Chose importante: ce logement doit être situé près des transports en commun et autres services. Vous pourrez de la sorte vous abstenir d'acheter une automobile ou du moins vous contenter d'une voiture d'occasion pour le strict nécessaire.
Ces deux mesures vous permettront de comprimer passablement deux postes de dépenses importants dans le budget de tout individu. Le but poursuivi: mettre de côté environ 10 000 $ par année à vous deux.
Bien sûr, épargner autant exige de grands sacrifices. C'est cependant le prix à payer pour partir la roue de votre enrichissement.
Il est vrai que le fait de cotiser au REER rapporte peu vu le faible taux d'imposition de vos salaires. Voyez tout de même à y verser les sommes requises de manière à réduire à néant tout impôt à payer. Ces reports d'impôt, même s'ils ne sont pas élevés, ajouteront tout de même à votre épargne annuelle.
Viendra un temps (d'ici cinq ans) où vous disposerez d'un capital suffisant pour améliorer quelque peu votre sort. Durant cette période d'accumulation, vous verrez à améliorer vos connaissances en matière de placement. Car vous devrez investir votre pécule dans les actions de grandes entreprises canadiennes ou américaines (quatre entreprises oeuvrant chacune dans un secteur d'activité distinct et prometteur de notre économie). Il ne s'agit pas ici de spéculer, mais uniquement d'accumuler de bons titres sur faiblesse des cours tout en récoltant des dividendes élevés et croissants.
Durant cette période d'accumulation, vous devez également améliorer votre situation sur le marché du travail. Là, il vous faut parfaire vos connaissances et accroître votre expérience, histoire d'améliorer constamment votre rémunération.
Ainsi, dans quelque six ans, vous serez en mesure d'améliorer votre condition de vie. Comment? Probablement en troquant votre statut de locataire contre celui de propriétaire. Idéalement, vous devrez vous dénicher un petit immeuble à revenus, un «cinqplex» par exemple, dont vous occuperez le logement principal, si vous en avez les moyens, ou l'un des autres logements (3 1/2 ou 4 1/2 ) jusqu'à ce que vous ayez les moyens d'habiter le logement principal. Évidemment, cet immeuble devra être acheté à un juste prix et être situé près des transports en commun et de tous les autres services.
Rendu là, la roue de votre fortune sera bel et bien lancée sur la voie de l'autonomie financière à 55 ans.
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Courriel: cchiasson@proplacement.qc.ca
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