Power s'attaque au marché américain
30 décembre 2006
Actualités économiques
Power Corporation du Canada se préparerait à faire une incursion sur le vaste marché américain des services financiers en rachetant le gestionnaire de fonds Putnam Investments pour 3,9 milliards $US, a indiqué hier le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier.
D'après le quotidien, la firme new-yorkaise Marsh & McLennan, premier courtier d'assurances aux États-Unis, aurait conclu un accord de principe avec Power pour la vente de Putnam. Des sources proches des négociations ont confirmé à l'agence Associated Press les informations rapportées par le Wall Street Journal.
La Corporation Financière Power, filiale du conglomérat Power Corporation du Canada de la famille montréalaise Desmarais, est déjà propriétaire du plus important gestionnaire de fonds communs au Canada par le biais de sa participation dans la Société financière IGM, la société mère du Groupe Investors et de la Corporation financière Mackenzie. Elle détient aussi l'assureur Great-West Lifeco.
«Ils ne peuvent plus croître au Canada, a noté le gestionnaire de portefeuille Paul Gardner, partenaire de la firme torontoise Avenur Investment Management. Ils ont Investors, ils ont Mackenzie. Ils ont une grande part de ce secteur.»
Les représentants de Power Corporation n'ont pu être joint hier et un porte-parole de March & McLennan a refusé de commenter les articles sur la vente présumée de Putnam.
Même si la transaction permettra à Power de se retrouver avec une «masse critique» aux États-Unis, celle-ci se retrouvera sur un bien différent terrain de jeu, croit l'analyste Gardner.
«La concurrence est beaucoup plus féroce aux États-Unis qu'au Canada, alors la seule chose qu'ils devront comprendre, c'est qu'ils ne seront plus le seul gros joueur dans la pièce», a-t-il ajouté.
Putnam compte plus de 3000 employés. La firme a été mise en vente en septembre à la suite de mauvaises performances et d'enquêtes sur des transactions douteuses alléguées.
Ses actifs sous gestion atteignent 191 milliards $US, soit moins que la moitié de son sommet atteint en 2000. En 2003, Putnam s'est retrouvée au coeur d'un scandale de «market timing», ou synchronisation de marché, et a dû débourser plus de 190 millions $US pour le règlement d'enquêtes des autorités fédérales et de certains États américains.
Malgré tout, Putnam a dégagé en octobre une entrée nette pour la première fois en plusieurs années, et les analystes ont jugé qu'elle valait entre 3 milliards et 4,5 milliards $US.
La Financière Power a haussé son dividende en novembre après avoir plus que doublé ses profits du troisième trimestre grâce à un gain extraordinaire et de solides résultats de la Great-West Lifeco et de la Société financière IGM.
L'action de la Financière Power a grimpé de 36 ¢ à 37,68 $ hier à la Bourse de Toronto. L'action de Power Corporation a aussi pris 36 ¢ pour clôturer à 35,44 $.
Le titre de Marsh & McLennan a cédé 10 ¢US pour clôturer à 30,62 $US à la Bourse de New York.
D'après le quotidien, la firme new-yorkaise Marsh & McLennan, premier courtier d'assurances aux États-Unis, aurait conclu un accord de principe avec Power pour la vente de Putnam. Des sources proches des négociations ont confirmé à l'agence Associated Press les informations rapportées par le Wall Street Journal.
La Corporation Financière Power, filiale du conglomérat Power Corporation du Canada de la famille montréalaise Desmarais, est déjà propriétaire du plus important gestionnaire de fonds communs au Canada par le biais de sa participation dans la Société financière IGM, la société mère du Groupe Investors et de la Corporation financière Mackenzie. Elle détient aussi l'assureur Great-West Lifeco.
«Ils ne peuvent plus croître au Canada, a noté le gestionnaire de portefeuille Paul Gardner, partenaire de la firme torontoise Avenur Investment Management. Ils ont Investors, ils ont Mackenzie. Ils ont une grande part de ce secteur.»
Les représentants de Power Corporation n'ont pu être joint hier et un porte-parole de March & McLennan a refusé de commenter les articles sur la vente présumée de Putnam.
Même si la transaction permettra à Power de se retrouver avec une «masse critique» aux États-Unis, celle-ci se retrouvera sur un bien différent terrain de jeu, croit l'analyste Gardner.
«La concurrence est beaucoup plus féroce aux États-Unis qu'au Canada, alors la seule chose qu'ils devront comprendre, c'est qu'ils ne seront plus le seul gros joueur dans la pièce», a-t-il ajouté.
Putnam compte plus de 3000 employés. La firme a été mise en vente en septembre à la suite de mauvaises performances et d'enquêtes sur des transactions douteuses alléguées.
Ses actifs sous gestion atteignent 191 milliards $US, soit moins que la moitié de son sommet atteint en 2000. En 2003, Putnam s'est retrouvée au coeur d'un scandale de «market timing», ou synchronisation de marché, et a dû débourser plus de 190 millions $US pour le règlement d'enquêtes des autorités fédérales et de certains États américains.
Malgré tout, Putnam a dégagé en octobre une entrée nette pour la première fois en plusieurs années, et les analystes ont jugé qu'elle valait entre 3 milliards et 4,5 milliards $US.
La Financière Power a haussé son dividende en novembre après avoir plus que doublé ses profits du troisième trimestre grâce à un gain extraordinaire et de solides résultats de la Great-West Lifeco et de la Société financière IGM.
L'action de la Financière Power a grimpé de 36 ¢ à 37,68 $ hier à la Bourse de Toronto. L'action de Power Corporation a aussi pris 36 ¢ pour clôturer à 35,44 $.
Le titre de Marsh & McLennan a cédé 10 ¢US pour clôturer à 30,62 $US à la Bourse de New York.
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