L'OCDE revoit à la baisse ses prévisions pour le Canada
«Nous sommes un peu moins optimistes, mais pas alarmistes»
29 novembre 2006
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
Selon l’économiste en chef de l’OCDE, Jean-Philippe Cotis, la correction à la baisse des prévisions n’annonce pas un «ralentissement majeur» mais bien un «rééquilibrage de la croissance» entre les différentes zones de l’OCDE.
Paris — L'OCDE vient de revoir à la baisse ses prévisions économiques pour le Canada.
Dans son rapport automnal sur les «perspectives économiques» mondiales, l'organisation indique que l'économie canadienne devrait progresser de 2,8 et 2,7 % en 2006 et 2007. Au printemps, les économistes du Château de la Muette, le siège parisien de l'OCDE, annonçaient plutôt des hausses du produit intérieur brut (PIB) de 3,1 et 3,3 %. Il s'agit donc d'une correction importante.
Pour 2008, les experts misent sur un taux de croissance de 3,1 %, comparativement à 2,7 % pour l'ensemble des 30 pays les plus riches de la planète. Pour la zone OCDE, l'organisation, qui évoque un «rééquilibrage de la croissance», a revu à la hausse sa prévision pour 2006 (3,2 % contre 3,1), mais a corrigé à la baisse celle pour 2007 (2,5 % contre 2,9).
Si l'OCDE manifeste un certain pessimisme face à la situation économique à court terme au Canada, elle ne s'inquiète pas outre mesure. «Nous sommes un peu moins optimistes, mais pas alarmistes», précise un analyste de l'organisation. «À court terme, l'activité économique devrait croître à un taux inférieur aux projections, résume pour sa part le rapport de l'OCDE. Mais ce ralentissement sera sans doute de brève durée et l'économie affichera un rythme d'expansion raisonnablement élevé.»
Après deux années de forte progression, l'économie canadienne a commencé à montrer des signes de faiblesse au printemps. Le principal frein à l'activité au Canada reste le commerce extérieur, l'appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain et le ralentissement aux États-Unis ayant nui aux exportations.
Or, les États-Unis ne sont pas tirés d'affaire. L'OCDE s'attend en effet à un ralentissement de l'économie américaine plus fort que prévu. Elle table désormais sur une croissance de 3,3 % cette année et de 2,4 % l'an prochain, alors qu'elle prévoyait au printemps des hausses de 3,6 et 3,1 %.
Malgré tout, l'OCDE reste confiante et relève que, «tout bien considéré», ses nouvelles perspectives «restent favorables». Selon l'économiste en chef de l'organisation, Jean-Philippe Cotis, la correction à la baisse des prévisions n'annonce pas un «ralentissement majeur» mais bien un «rééquilibrage de la croissance» entre les différentes zones de l'OCDE.
La prévision de croissance pour la zone euro a ainsi été revue à la hausse (2,2 % pour 2007), tout comme celle de la Chine (qui ne fait pas partie de l'OCDE). L'économie chinoise devrait progresser l'année prochaine 10,3 %. C'est près d'un point de plus que prévu.
Dans son rapport automnal sur les «perspectives économiques» mondiales, l'organisation indique que l'économie canadienne devrait progresser de 2,8 et 2,7 % en 2006 et 2007. Au printemps, les économistes du Château de la Muette, le siège parisien de l'OCDE, annonçaient plutôt des hausses du produit intérieur brut (PIB) de 3,1 et 3,3 %. Il s'agit donc d'une correction importante.
Pour 2008, les experts misent sur un taux de croissance de 3,1 %, comparativement à 2,7 % pour l'ensemble des 30 pays les plus riches de la planète. Pour la zone OCDE, l'organisation, qui évoque un «rééquilibrage de la croissance», a revu à la hausse sa prévision pour 2006 (3,2 % contre 3,1), mais a corrigé à la baisse celle pour 2007 (2,5 % contre 2,9).
Si l'OCDE manifeste un certain pessimisme face à la situation économique à court terme au Canada, elle ne s'inquiète pas outre mesure. «Nous sommes un peu moins optimistes, mais pas alarmistes», précise un analyste de l'organisation. «À court terme, l'activité économique devrait croître à un taux inférieur aux projections, résume pour sa part le rapport de l'OCDE. Mais ce ralentissement sera sans doute de brève durée et l'économie affichera un rythme d'expansion raisonnablement élevé.»
Après deux années de forte progression, l'économie canadienne a commencé à montrer des signes de faiblesse au printemps. Le principal frein à l'activité au Canada reste le commerce extérieur, l'appréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain et le ralentissement aux États-Unis ayant nui aux exportations.
Or, les États-Unis ne sont pas tirés d'affaire. L'OCDE s'attend en effet à un ralentissement de l'économie américaine plus fort que prévu. Elle table désormais sur une croissance de 3,3 % cette année et de 2,4 % l'an prochain, alors qu'elle prévoyait au printemps des hausses de 3,6 et 3,1 %.
Malgré tout, l'OCDE reste confiante et relève que, «tout bien considéré», ses nouvelles perspectives «restent favorables». Selon l'économiste en chef de l'organisation, Jean-Philippe Cotis, la correction à la baisse des prévisions n'annonce pas un «ralentissement majeur» mais bien un «rééquilibrage de la croissance» entre les différentes zones de l'OCDE.
La prévision de croissance pour la zone euro a ainsi été revue à la hausse (2,2 % pour 2007), tout comme celle de la Chine (qui ne fait pas partie de l'OCDE). L'économie chinoise devrait progresser l'année prochaine 10,3 %. C'est près d'un point de plus que prévu.
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