Produits dérivés - La concentration des places financières se poursuit
CME achète CBT pour former la première Bourse mondiale pour les échanges de produits dérivés
18 octobre 2006
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Les deux Bourses, CBOT et CME, devraient réaliser des économies de coûts de fonctionnement, en adoptant notamment une plate-forme d’échanges unique.
New York — Le mouvement de consolidation des places financières se poursuit avec l'annonce hier du rachat du Chicago Board of Trade (CBOT) par le Chicago Mercantile Exchange (CME), qui vont former la première Bourse mondiale pour les échanges de produits dérivés.
Le CME, premier marché de contrats à terme des États-Unis et première chambre de compensation du monde, va racheter son concurrent, le CBOT, marché à terme pour les produits agricoles qui assure aussi l'échange de métaux précieux et d'obligations, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué.
Un tel mariage était «inéluctable», selon un observateur du secteur. Le Chicago Mercantile Exchange n'avait d'ailleurs jamais caché ses ambitions de se développer, non pas à l'international, mais en se renforçant dans le marché des dérivés. Au total, le marché des dérivés a une croissance de 20 % à
30 % par an, estiment les spécialistes, soit quatre fois plus que le marché au comptant.
Les deux Bourses devraient réaliser des économies de coûts de fonctionnement, en adoptant notamment une plate-forme d'échanges unique. Cette fusion va aussi «satisfaire les besoins des vendeurs et des acheteurs qui pourront trouver tous les produits sur une même place», a commenté Joe Victor, analyste de la maison de courtage Allendale.
«Nous avons partagé une relation solide et productive avec le CBOT depuis plusieurs années», a souligné dans le communiqué Terrence Duffy, actuel président du Conseil d'administration du CME, qui prendra les rênes du futur groupe. Selon les deux groupes, leur capitalisation boursière combinée atteindrait 25 milliards de dollars. Le nombre moyen de contrats échangés chaque jour avoisinerait les 9 millions, représentant en valeur 4200 milliards de dollars.
La fusion, qui devrait être achevée à la mi-2007, est un nouvel exemple du phénomène de concentration des places financières mondiales, qui s'est considérablement renforcé au cours des derniers mois.
En juin, la Bourse de New York (Nyse) et la Bourse paneuropéenne Euronext avaient annoncé leur mariage en vue de créer la première Bourse mondiale forte d'une capitalisation boursière de 20 milliards de dollars. Le nouvel ensemble s'est aussi dit intéressé par un rapprochement avec les Bourses de Francfort et de Milan. Le Nasdaq, la Bourse électronique américaine, est de son côté devenue au printemps le principal actionnaire du London Stock Exchange (LSE), qu'il n'a pas renoncé à racheter.
Une fois la fusion finalisée, les actionnaires du CME détiendront 69 % de la nouvelle entité, qui portera le nom de CME Group Inc. et gardera son siège à Chicago, et ceux du CBOT 31 %.
Le CME, premier marché de contrats à terme des États-Unis et première chambre de compensation du monde, va racheter son concurrent, le CBOT, marché à terme pour les produits agricoles qui assure aussi l'échange de métaux précieux et d'obligations, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué.
Un tel mariage était «inéluctable», selon un observateur du secteur. Le Chicago Mercantile Exchange n'avait d'ailleurs jamais caché ses ambitions de se développer, non pas à l'international, mais en se renforçant dans le marché des dérivés. Au total, le marché des dérivés a une croissance de 20 % à
30 % par an, estiment les spécialistes, soit quatre fois plus que le marché au comptant.
Les deux Bourses devraient réaliser des économies de coûts de fonctionnement, en adoptant notamment une plate-forme d'échanges unique. Cette fusion va aussi «satisfaire les besoins des vendeurs et des acheteurs qui pourront trouver tous les produits sur une même place», a commenté Joe Victor, analyste de la maison de courtage Allendale.
«Nous avons partagé une relation solide et productive avec le CBOT depuis plusieurs années», a souligné dans le communiqué Terrence Duffy, actuel président du Conseil d'administration du CME, qui prendra les rênes du futur groupe. Selon les deux groupes, leur capitalisation boursière combinée atteindrait 25 milliards de dollars. Le nombre moyen de contrats échangés chaque jour avoisinerait les 9 millions, représentant en valeur 4200 milliards de dollars.
La fusion, qui devrait être achevée à la mi-2007, est un nouvel exemple du phénomène de concentration des places financières mondiales, qui s'est considérablement renforcé au cours des derniers mois.
En juin, la Bourse de New York (Nyse) et la Bourse paneuropéenne Euronext avaient annoncé leur mariage en vue de créer la première Bourse mondiale forte d'une capitalisation boursière de 20 milliards de dollars. Le nouvel ensemble s'est aussi dit intéressé par un rapprochement avec les Bourses de Francfort et de Milan. Le Nasdaq, la Bourse électronique américaine, est de son côté devenue au printemps le principal actionnaire du London Stock Exchange (LSE), qu'il n'a pas renoncé à racheter.
Une fois la fusion finalisée, les actionnaires du CME détiendront 69 % de la nouvelle entité, qui portera le nom de CME Group Inc. et gardera son siège à Chicago, et ceux du CBOT 31 %.
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