L'Institut C.D. Howe suggère de réduire de moitié la cible inflationniste
18 octobre 2006
Actualités économiques
Toronto — Une cible inflationniste de 2 % par année peut sembler anodine, mais elle a réduit le pouvoir d'achat d'un dollar de 25 % depuis que cette politique a été adoptée formellement en 1991, affirme une étude de l'Institut C.D. Howe rendue publique hier.
Le temps est donc venu de réévaluer cette cible de la Banque du Canada, estime l'Institut, et peut-être de la réduire à 1% par année.
«Après 20 ans de fluctuations importantes et inconfortables de l'inflation, la croissance de l'inflation a été, en moyenne, de 2 % par année depuis 1991, a écrit l'auteur de l'étude, le professeur David Laidler, de l'université Western Ontario. Mais les résultats passés sont une chose et les perspectives d'avenir en sont une autre — et celles-ci sont un peu inquiétantes.»
La cible de 2 % par année «ne devait être, à l'origine, qu'une mesure transitoire vers quelque chose qu'on appelait la "stabilité des prix", mais c'est devenu — par défaut — une mesure permanente», a écrit ensuite le professeur Laidler.
Il précise de plus qu'une habitude bien ancrée de voir l'inflation augmenter de seulement 2 % par année pourrait rendre une véritable «stabilité des prix» encore plus difficile à atteindre, même s'il reconnaît qu'il serait «risqué» de modifier les règles du jeu sans tout d'abord préparer soigneusement le public.
L'entente entre le ministère des Finances et la Banque du Canada doit être revisée d'ici à la fin de l'année, et il semble déjà acquis qu'elle sera reconduite pour une nouvelle période de cinq ans.
Le temps est donc venu de réévaluer cette cible de la Banque du Canada, estime l'Institut, et peut-être de la réduire à 1% par année.
«Après 20 ans de fluctuations importantes et inconfortables de l'inflation, la croissance de l'inflation a été, en moyenne, de 2 % par année depuis 1991, a écrit l'auteur de l'étude, le professeur David Laidler, de l'université Western Ontario. Mais les résultats passés sont une chose et les perspectives d'avenir en sont une autre — et celles-ci sont un peu inquiétantes.»
La cible de 2 % par année «ne devait être, à l'origine, qu'une mesure transitoire vers quelque chose qu'on appelait la "stabilité des prix", mais c'est devenu — par défaut — une mesure permanente», a écrit ensuite le professeur Laidler.
Il précise de plus qu'une habitude bien ancrée de voir l'inflation augmenter de seulement 2 % par année pourrait rendre une véritable «stabilité des prix» encore plus difficile à atteindre, même s'il reconnaît qu'il serait «risqué» de modifier les règles du jeu sans tout d'abord préparer soigneusement le public.
L'entente entre le ministère des Finances et la Banque du Canada doit être revisée d'ici à la fin de l'année, et il semble déjà acquis qu'elle sera reconduite pour une nouvelle période de cinq ans.
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