Paulson tente de régler les différents économiques avec Pékin
Le secrétaire américain au Trésor a instauré un «dialogue stratégique» avec la Chine
21 septembre 2006
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a entamé mardi à Hangzhou une visite visant à encourager ses interlocuteurs officiels à accélérer la marche de la Chine vers les réformes financières. Il est ici en compagnie de Xi Jinping, sec
Pékin — Pékin et Washington, dont les relations commerciales et économiques sont souvent tendues, ont annoncé hier la mise sur pied d'un «dialogue stratégique» pour tenter de régler leurs différends, à l'occasion de la visite en Chine du secrétaire américain au Trésor.
Henry Paulson a entamé mardi à Hangzhou une visite visant à encourager ses interlocuteurs officiels à accélérer la marche de la Chine vers les réformes financières.
Au deuxième jour de sa visite, il a rencontré «la femme la plus puissante de Chine», la vice-première ministre Wu Yi, qui, lorsqu'elle était ministre du Commerce, a présidé à l'adhésion du géant asiatique à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Si elle n'occupe plus ce portefeuille, Mme Wu n'en continue pas moins à être très présente sur les questions économiques, adoptant des positions en faveur de la poursuite de l'ouverture de son pays.
Son désir affiché de «renforcer la coopération économique avec d'autres nations pour le bénéfice réciproque» de ces dernières et de la Chine ne peut que recevoir une écoute favorable de l'ancien patron de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs.
Récemment, M. Paulson s'est dit persuadé que, dans de nombreux domaines, les intérêts de la Chine coïncident avec ceux du reste de la planète.
Wu Yi coprésidera avec lui ce nouveau forum, différent, selon ses promoteurs, de la série de commissions bilatérales ou forums existant déjà, notamment parce que plus global, portant sur l'ensemble des relations économiques et financières, et non sur les différends qui font souvent l'actualité.
Connaisseur de la Chine, où il s'est rendu plus de 70 fois quand il officiait à Wall Street, M. Paulson est partisan de travailler sur la relation sino-américaine de façon durable. Il ne cherche pas, selon ses propres mots, «des solutions à court terme» et ne souhaite sans doute pas non plus brusquer Pékin, conscient que cela serait vain.
«Ce que j'espère, a-t-il expliqué voici une semaine, c'est que, quand je quitterai mes fonctions dans deux ans et demi, les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis seront plus solides».
«Dans la banque, il faut planter une graine et il faut du temps pour qu'elle pousse», a-t-il encore souligné mardi à son arrivée à Hangzhou.
Selon lui, au-delà du problème de la sous-évaluation de la monnaie chinoise, un plus grand défi attend l'économie du Pays du Milieu: l'ouverture à la concurrence de son gigantesque secteur financier et l'essor de la consommation domestique, après le boom des exportations.
Un responsable américain ayant requis l'anonymat a cependant souligné que les États-Unis n'abandonneraient pas pour autant les pressions sur des sujets récurrents de friction, comme le taux de change du yuan ou les violations des droits de propriété intellectuelle.
«On ne doit absolument pas interpréter ça comme un coup de frein quant à l'attention portée à ces problèmes pressants», a-t-il dit.
L'approche du nouveau secrétaire au Trésor, trop nuancée pour certains de ses compatriotes, est en tout cas bien perçue en Chine, l'organe du parti communiste, Le Quotidien du peuple, ayant salué un changement «rafraîchissant».
Pour continuer son travail de fond sur les liens des «deux locomotives économiques» de la planète, M. Paulson devait aussi rencontrer hier un autre partisan des réformes, Ma Kai, ministre de la Commission nationale pour la réforme et le développement, principal organisme chinois de planification économique, ainsi que les ministres des Finances, du Commerce et de la Santé, aujourd'hui.
Avant son départ demain, le président Hu Jintao en personne devrait le recevoir.
Henry Paulson a entamé mardi à Hangzhou une visite visant à encourager ses interlocuteurs officiels à accélérer la marche de la Chine vers les réformes financières.
Au deuxième jour de sa visite, il a rencontré «la femme la plus puissante de Chine», la vice-première ministre Wu Yi, qui, lorsqu'elle était ministre du Commerce, a présidé à l'adhésion du géant asiatique à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Si elle n'occupe plus ce portefeuille, Mme Wu n'en continue pas moins à être très présente sur les questions économiques, adoptant des positions en faveur de la poursuite de l'ouverture de son pays.
Son désir affiché de «renforcer la coopération économique avec d'autres nations pour le bénéfice réciproque» de ces dernières et de la Chine ne peut que recevoir une écoute favorable de l'ancien patron de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs.
Récemment, M. Paulson s'est dit persuadé que, dans de nombreux domaines, les intérêts de la Chine coïncident avec ceux du reste de la planète.
Wu Yi coprésidera avec lui ce nouveau forum, différent, selon ses promoteurs, de la série de commissions bilatérales ou forums existant déjà, notamment parce que plus global, portant sur l'ensemble des relations économiques et financières, et non sur les différends qui font souvent l'actualité.
Connaisseur de la Chine, où il s'est rendu plus de 70 fois quand il officiait à Wall Street, M. Paulson est partisan de travailler sur la relation sino-américaine de façon durable. Il ne cherche pas, selon ses propres mots, «des solutions à court terme» et ne souhaite sans doute pas non plus brusquer Pékin, conscient que cela serait vain.
«Ce que j'espère, a-t-il expliqué voici une semaine, c'est que, quand je quitterai mes fonctions dans deux ans et demi, les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis seront plus solides».
«Dans la banque, il faut planter une graine et il faut du temps pour qu'elle pousse», a-t-il encore souligné mardi à son arrivée à Hangzhou.
Selon lui, au-delà du problème de la sous-évaluation de la monnaie chinoise, un plus grand défi attend l'économie du Pays du Milieu: l'ouverture à la concurrence de son gigantesque secteur financier et l'essor de la consommation domestique, après le boom des exportations.
Un responsable américain ayant requis l'anonymat a cependant souligné que les États-Unis n'abandonneraient pas pour autant les pressions sur des sujets récurrents de friction, comme le taux de change du yuan ou les violations des droits de propriété intellectuelle.
«On ne doit absolument pas interpréter ça comme un coup de frein quant à l'attention portée à ces problèmes pressants», a-t-il dit.
L'approche du nouveau secrétaire au Trésor, trop nuancée pour certains de ses compatriotes, est en tout cas bien perçue en Chine, l'organe du parti communiste, Le Quotidien du peuple, ayant salué un changement «rafraîchissant».
Pour continuer son travail de fond sur les liens des «deux locomotives économiques» de la planète, M. Paulson devait aussi rencontrer hier un autre partisan des réformes, Ma Kai, ministre de la Commission nationale pour la réforme et le développement, principal organisme chinois de planification économique, ainsi que les ministres des Finances, du Commerce et de la Santé, aujourd'hui.
Avant son départ demain, le président Hu Jintao en personne devrait le recevoir.
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