Selon le Fonds monétaire international -Le ralentissement économique des États-Unis menace le Canada
L'économie canadienne demeure robuste, mais sa progression pourrait être freinée par des facteurs «externes» dont le ralentissement de la croissance aux États-Unis, conclut le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié hier.
L'organisation internationale souligne que le Canada profite entre autres de ses politiques macroéconomiques efficaces et de l'explosion du prix des matières premières. Selon le FMI, la plus grande menace pour l'économie nationale réside à l'extérieure de ses frontières. Ces risques incluent une décélération trop rapide de la croissance américaine et un ajustement «désordonné» aux déséquilibres mondiaux, qui pourraient faire grimper encore la devise canadienne, peut-on lire dans le document de perspectives.
Le FMI s'attend notamment à ce que le refroidissement du marché immobilier aux États-Unis entraîne un ralentissement touchant toute l'économie. Le FMI a modifié à la baisse sa prévision de croissance pour ce pays, qui s'établit désormais à 2,9 %, au lieu des 3,3 % annoncés précédemment.
Alors que l'économie américaine semble vaciller, celle du reste du monde a toutefois gagné en vigueur, a indiqué l'organisation. Le FMI s'attend à ce que l'économie mondiale progresse au rythme de 5,1 %, cette année, et de 4,9 %, l'an prochain. «Il s'agit en réalité de la quatrième année de très forte croissance mondiale», a affirmé Raghuram Rajan, économiste en chef du FMI, à Singapour.
Quoi qu'il en soit, le FMI prévient que les pressions inflationnistes, les prix du pétrole élevés et la possibilité d'un ralentissement soudain aux États-Unis pourraient avoir des répercussions sur cette santé. Il croit également que de nouvelles hausses des taux d'intérêt aux États-Unis pourraient être nécessaires afin de contrôler l'inflation.
Alberta
L'Alberta connaît la plus intense période de croissance économique jamais enregistrée par aucune province canadienne, selon une autre étude, publiée cette fois par Statistique Canada. Son PIB nominal a crû de 43 % de 2002 à 2005, et il n'y a encore aucun signe de ralentissement jusqu'à maintenant en 2006.
En raison de cet essor sans précédent, la population de l'Alberta compte la plus grande proportion de personnes occupées et le taux de chômage le plus bas de toutes les provinces et de tous les États en Amérique du Nord. «L'Alberta, dont le taux annuel moyen de croissance est de 12,7 % depuis 2002, a peu à envier à la Chine qui affiche un taux de 14,8 %, soit le plus élevé à l'échelle des grandes économies du globe.»
Selon l'étude, l'essor de l'économie a apporté une prospérité sans borne à l'Alberta, mais des effets à long terme inquiétants se sont faits jour. «On remarque, notamment, que l'Alberta rural a un des plus hauts taux de décrochage au pays [environ 25 %], sans doute en raison de l'attrait d'emplois relativement peu spécialisés mais rémunérateurs. Les jeunes en question seront mal armés au moment d'affronter les conséquences d'un ralentissement de la croissance.»
Québec
Par ailleurs, selon une étude du Conference Board du Canada, pour la seconde année de suite, la ville de Québec enregistrera en 2006 une solide croissance économique tout juste derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon, alors que Montréal demeure léthargique. Québec réalisera une augmentation de son PIB réel de 3,7 % cette année. À Montréal, la croissance ne devrait être que de 1,9 % en 2006 en raison de la faiblesse du secteur manufacturier. À Calgary, la croissance prévue pour 2006 est de 6,6 %.
L'organisation internationale souligne que le Canada profite entre autres de ses politiques macroéconomiques efficaces et de l'explosion du prix des matières premières. Selon le FMI, la plus grande menace pour l'économie nationale réside à l'extérieure de ses frontières. Ces risques incluent une décélération trop rapide de la croissance américaine et un ajustement «désordonné» aux déséquilibres mondiaux, qui pourraient faire grimper encore la devise canadienne, peut-on lire dans le document de perspectives.
Le FMI s'attend notamment à ce que le refroidissement du marché immobilier aux États-Unis entraîne un ralentissement touchant toute l'économie. Le FMI a modifié à la baisse sa prévision de croissance pour ce pays, qui s'établit désormais à 2,9 %, au lieu des 3,3 % annoncés précédemment.
Alors que l'économie américaine semble vaciller, celle du reste du monde a toutefois gagné en vigueur, a indiqué l'organisation. Le FMI s'attend à ce que l'économie mondiale progresse au rythme de 5,1 %, cette année, et de 4,9 %, l'an prochain. «Il s'agit en réalité de la quatrième année de très forte croissance mondiale», a affirmé Raghuram Rajan, économiste en chef du FMI, à Singapour.
Quoi qu'il en soit, le FMI prévient que les pressions inflationnistes, les prix du pétrole élevés et la possibilité d'un ralentissement soudain aux États-Unis pourraient avoir des répercussions sur cette santé. Il croit également que de nouvelles hausses des taux d'intérêt aux États-Unis pourraient être nécessaires afin de contrôler l'inflation.
Alberta
L'Alberta connaît la plus intense période de croissance économique jamais enregistrée par aucune province canadienne, selon une autre étude, publiée cette fois par Statistique Canada. Son PIB nominal a crû de 43 % de 2002 à 2005, et il n'y a encore aucun signe de ralentissement jusqu'à maintenant en 2006.
En raison de cet essor sans précédent, la population de l'Alberta compte la plus grande proportion de personnes occupées et le taux de chômage le plus bas de toutes les provinces et de tous les États en Amérique du Nord. «L'Alberta, dont le taux annuel moyen de croissance est de 12,7 % depuis 2002, a peu à envier à la Chine qui affiche un taux de 14,8 %, soit le plus élevé à l'échelle des grandes économies du globe.»
Selon l'étude, l'essor de l'économie a apporté une prospérité sans borne à l'Alberta, mais des effets à long terme inquiétants se sont faits jour. «On remarque, notamment, que l'Alberta rural a un des plus hauts taux de décrochage au pays [environ 25 %], sans doute en raison de l'attrait d'emplois relativement peu spécialisés mais rémunérateurs. Les jeunes en question seront mal armés au moment d'affronter les conséquences d'un ralentissement de la croissance.»
Québec
Par ailleurs, selon une étude du Conference Board du Canada, pour la seconde année de suite, la ville de Québec enregistrera en 2006 une solide croissance économique tout juste derrière Calgary, Edmonton et Saskatoon, alors que Montréal demeure léthargique. Québec réalisera une augmentation de son PIB réel de 3,7 % cette année. À Montréal, la croissance ne devrait être que de 1,9 % en 2006 en raison de la faiblesse du secteur manufacturier. À Calgary, la croissance prévue pour 2006 est de 6,6 %.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

