Un grand complexe lavallois fausse le portrait des mises en chantier
Sans ces 566 appartements pour personnes âgées, la construction résidentielle aurait connu un déclin en août
Photo : Jacques Nadeau
Le Québec dans son ensemble a vu 3011 logements sortir de terre en août.
Sur papier, on pourrait dire que la construction résidentielle au Québec s'est accélérée au mois d'août par rapport à l'an dernier. Dans les faits, ce portrait trompe-l'oeil est le résultat d'un seul chantier lavallois où sera construit le plus gros complexe de résidences pour personnes âgées jamais recensé au Canada. Un immeuble de 566 appartements, rien de moins.
Le secteur de la construction résidentielle, en recul depuis déjà un certain temps, s'est moqué de la tendance des derniers mois en affichant une hausse de 6 % des mises en chantier, a indiqué hier la Société d'hypothèques et de logement (SCHL). Or la situation aurait cependant été très différente n'eût été le gigantesque projet immobilier à Laval.
«Sans ces nouveaux chantiers, le portrait aurait ressemblé à celui observé tout au long de l'année, à savoir un déclin de la construction résidentielle», a dit hier Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL.
De façon plus spécifique, le Québec dans son ensemble a vu 3011 logements sortir de terre en août, comparativement à 2832 au mois d'août 2005.
La grande région de Montréal, qui représente plus de la moitié de l'activité de construction du Québec, s'est servi du projet lavallois pour inscrire une hausse de 3 % pour l'ensemble des catégories de logements. La région en a aussi bénéficié pour limiter le recul dans la catégorie des logements collectifs, qui s'est chiffré à seulement 2 %.
Car sans les logements pour personnes âgées, on aurait observé «un recul plus grand» dans les logements collectifs dans la région de Montréal, a ajouté M. Hughes. Le bilan pour l'ensemble du Québec, a-t-il dit lors d'un entretien, aurait lui aussi montré une baisse d'activité par rapport à l'an dernier.
Sur l'île de Montréal, où il reste de moins en moins d'espace pour construire, le mois d'août était particulièrement silencieux: seuls 188 logements ont été mis en chantier, soit 78 % de moins que l'an dernier. Il s'agit du plus faible résultat en cinq ans, selon la SCHL.
L'agence fédérale responsable de l'habitation a d'ailleurs rappelé les tendances lourdes. Ainsi, depuis le début de l'année, on observe une baisse de 8 %, dont 15 % à Montréal et 11 % à Québec. Cette décélération devrait se poursuivre pendant plusieurs années encore.
Le secteur des résidences pour personnes âgées est l'un des marchés les plus intéressants à analyser, selon M. Hughes. «Ce sont dans des types de logements que le taux d'inoccupation est le plus bas», a-t-il dit hier. La demande est clairement au rendez-vous, selon lui. Or deux questions se détachent du lot: «Quelles formes prendront ces nouveaux logements? Et où seront-ils situés?»
Selon Paul Cardinal, analyste du marché montréalais à la SCHL, il y a aussi un immeuble de plus de 150 logements qui a démarré à Longueuil. Il est de vocation traditionnelle, mais l'agence fédérale se demande s'il ne s'agira pas en fait d'un immeuble pour personnes âgées. De plus, deux autres projets de 300 logements chacun devraient être mis en chantier d'ici à la fin de l'année sur l'île, a-t-il dit. «C'est un secteur en effervescence», a dit M. Cardinal.
À l'échelle canadienne, le rythme des mises en chantier a diminué de 10 %. Ainsi, en août, 213 700 logements ont été mis en branle, comparativement à 236 500 en juillet. Les données canadiennes sont calculées différemment des données québécoises. Elles sont corrigées de leurs variations saisonnières et projetées sur un an.
«Le rythme des mises en chantier a ralenti uniquement en raison d'une baisse d'activité dans le segment des logements collectifs. Après avoir pris de l'ampleur pendant trois mois consécutifs, ce segment au rendement fort variable a vu son volume d'activité réduit à son plus faible niveau de l'année», a indiqué Bob Dugan, économiste en chef au Centre d'analyse de marché de la SCHL.
Depuis le début de l'année, les mises en chantier canadiennes dépassent de 2,7 % celles de la période correspondante en 2005, a dit la SCHL.
Prix toujours en hausse
Par ailleurs, la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) a indiqué hier que les prix sur le marché de la revente étaient toujours à la hausse.
Une maison unifamiliale se vendait en août 211 000 $, en hausse de 3 % par rapport à l'an dernier, a dit cette association dont les membres, des courtiers immobiliers, ont intérêt à ce que les prix demeurent élevés. Depuis le début de l'année, le prix moyen est de 215 000 $, une augmentation de 7 %.
Quant aux copropriétés, elles ont affiché en août une moyenne de 211 000 $, en hausse de 5 %. Depuis janvier, le prix est en moyenne de 200 000 $, pour une augmentation de 5 %.
L'année 2006, a dit lors d'un entretien Michel Beauséjour, p.-d.g. de la CIGM, devrait se solder par une augmentation des prix de 7 %. Le nombre de transactions depuis janvier est en hausse de 2 % par rapport à 2005, a précisé la CIGM.
Le secteur de la construction résidentielle, en recul depuis déjà un certain temps, s'est moqué de la tendance des derniers mois en affichant une hausse de 6 % des mises en chantier, a indiqué hier la Société d'hypothèques et de logement (SCHL). Or la situation aurait cependant été très différente n'eût été le gigantesque projet immobilier à Laval.
«Sans ces nouveaux chantiers, le portrait aurait ressemblé à celui observé tout au long de l'année, à savoir un déclin de la construction résidentielle», a dit hier Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL.
De façon plus spécifique, le Québec dans son ensemble a vu 3011 logements sortir de terre en août, comparativement à 2832 au mois d'août 2005.
La grande région de Montréal, qui représente plus de la moitié de l'activité de construction du Québec, s'est servi du projet lavallois pour inscrire une hausse de 3 % pour l'ensemble des catégories de logements. La région en a aussi bénéficié pour limiter le recul dans la catégorie des logements collectifs, qui s'est chiffré à seulement 2 %.
Car sans les logements pour personnes âgées, on aurait observé «un recul plus grand» dans les logements collectifs dans la région de Montréal, a ajouté M. Hughes. Le bilan pour l'ensemble du Québec, a-t-il dit lors d'un entretien, aurait lui aussi montré une baisse d'activité par rapport à l'an dernier.
Sur l'île de Montréal, où il reste de moins en moins d'espace pour construire, le mois d'août était particulièrement silencieux: seuls 188 logements ont été mis en chantier, soit 78 % de moins que l'an dernier. Il s'agit du plus faible résultat en cinq ans, selon la SCHL.
L'agence fédérale responsable de l'habitation a d'ailleurs rappelé les tendances lourdes. Ainsi, depuis le début de l'année, on observe une baisse de 8 %, dont 15 % à Montréal et 11 % à Québec. Cette décélération devrait se poursuivre pendant plusieurs années encore.
Le secteur des résidences pour personnes âgées est l'un des marchés les plus intéressants à analyser, selon M. Hughes. «Ce sont dans des types de logements que le taux d'inoccupation est le plus bas», a-t-il dit hier. La demande est clairement au rendez-vous, selon lui. Or deux questions se détachent du lot: «Quelles formes prendront ces nouveaux logements? Et où seront-ils situés?»
Selon Paul Cardinal, analyste du marché montréalais à la SCHL, il y a aussi un immeuble de plus de 150 logements qui a démarré à Longueuil. Il est de vocation traditionnelle, mais l'agence fédérale se demande s'il ne s'agira pas en fait d'un immeuble pour personnes âgées. De plus, deux autres projets de 300 logements chacun devraient être mis en chantier d'ici à la fin de l'année sur l'île, a-t-il dit. «C'est un secteur en effervescence», a dit M. Cardinal.
À l'échelle canadienne, le rythme des mises en chantier a diminué de 10 %. Ainsi, en août, 213 700 logements ont été mis en branle, comparativement à 236 500 en juillet. Les données canadiennes sont calculées différemment des données québécoises. Elles sont corrigées de leurs variations saisonnières et projetées sur un an.
«Le rythme des mises en chantier a ralenti uniquement en raison d'une baisse d'activité dans le segment des logements collectifs. Après avoir pris de l'ampleur pendant trois mois consécutifs, ce segment au rendement fort variable a vu son volume d'activité réduit à son plus faible niveau de l'année», a indiqué Bob Dugan, économiste en chef au Centre d'analyse de marché de la SCHL.
Depuis le début de l'année, les mises en chantier canadiennes dépassent de 2,7 % celles de la période correspondante en 2005, a dit la SCHL.
Prix toujours en hausse
Par ailleurs, la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) a indiqué hier que les prix sur le marché de la revente étaient toujours à la hausse.
Une maison unifamiliale se vendait en août 211 000 $, en hausse de 3 % par rapport à l'an dernier, a dit cette association dont les membres, des courtiers immobiliers, ont intérêt à ce que les prix demeurent élevés. Depuis le début de l'année, le prix moyen est de 215 000 $, une augmentation de 7 %.
Quant aux copropriétés, elles ont affiché en août une moyenne de 211 000 $, en hausse de 5 %. Depuis janvier, le prix est en moyenne de 200 000 $, pour une augmentation de 5 %.
L'année 2006, a dit lors d'un entretien Michel Beauséjour, p.-d.g. de la CIGM, devrait se solder par une augmentation des prix de 7 %. Le nombre de transactions depuis janvier est en hausse de 2 % par rapport à 2005, a précisé la CIGM.
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