Rapport de la Banque mondiale - Singapour, le paradis des affaires
Le Canada se classe au quatrième rang des pays où il fait bon faire du négoce
7 septembre 2006
Actualités économiques
Paris — La France s'est classée au 35e rang du classement 2006 sur l'environnement des affaires dressé par la Banque mondiale, regagnant douze places par rapport à l'an dernier, mais demeurant loin de Singapour (1er) ou de la Grande-Bretagne (6e).
Intitulé Doing Business (Faire des affaires), ce rapport annuel passe au crible le cadre juridique et réglementaire de 175 pays. Il a été rendu public hier, peu avant la réunion annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) les 19 et 20 septembre à Singapour.
Pour la Banque mondiale, «Singapour est devenue l'économie la plus propice aux affaires en 2005-06». La ville-État a détrôné à la première place la Nouvelle-Zélande, reléguée à la deuxième position. Les États-Unis sont troisièmes, le Canada quatrième et Hong Kong cinquième, selon le classement.
La France passe de la 47e place à la 35e, mais reste loin derrière la Grande-Bretagne (6e), le Danemark (7e), la Norvège (9e), l'Irlande (10e) ou l'Allemagne (21e).
Elle compte néanmoins parmi les dix pays jugés les plus «réformateurs»: Géorgie, Roumanie, Mexique, Chine, Pérou, France, Croatie, Guatemala, Ghana et Tanzanie.
Ces États ont «simplifié la réglementation des affaires, renforcé les droits de propriété, allégé le poids de la fiscalité, facilité l'accès au crédit et réduit le coût» des importations et exportations, estime la Banque mondiale.
Le classement de la France a fait grincer des dents. Le ministre français de la Justice Pascal Clément a qualifié hier de «superficielle» l'approche de la Banque mondiale, dans un entretien aux Échos.
«Considérer uniquement dix critères pour évaluer l'environnement des affaires, c'est insuffisant», a critiqué le ministre pour qui «faire l'impasse sur le régime politique d'un pays, sa taille, la stabilité économique et ses infrastructures est une erreur profonde».
Pour son évaluation, la Banque mondiale retient dix critères, dont l'accès au crédit, les délais de création d'une entreprise, le respect des contrats ou la souplesse d'embauche et de licenciement.
À titre d'exemple, il ne faut que six jours pour démarrer une société à Singapour, contre près de 100 en Indonésie (135e).
De son côté, la Chine se classe 93e, contre 108e auparavant, effet des réformes mises en place par le pouvoir communiste, selon le rapport. «Prenez garde, reste du monde: la Chine est un des dix plus grands réformateurs», avertit la BM.
L'Inde, autre puissance économique en devenir, se situe à la 134e place, ne gagnant que quatre rangs. Le pays demeure derrière ses voisins pakistanais (74e) et même bangladais (88e).
Intitulé Doing Business (Faire des affaires), ce rapport annuel passe au crible le cadre juridique et réglementaire de 175 pays. Il a été rendu public hier, peu avant la réunion annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) les 19 et 20 septembre à Singapour.
Pour la Banque mondiale, «Singapour est devenue l'économie la plus propice aux affaires en 2005-06». La ville-État a détrôné à la première place la Nouvelle-Zélande, reléguée à la deuxième position. Les États-Unis sont troisièmes, le Canada quatrième et Hong Kong cinquième, selon le classement.
La France passe de la 47e place à la 35e, mais reste loin derrière la Grande-Bretagne (6e), le Danemark (7e), la Norvège (9e), l'Irlande (10e) ou l'Allemagne (21e).
Elle compte néanmoins parmi les dix pays jugés les plus «réformateurs»: Géorgie, Roumanie, Mexique, Chine, Pérou, France, Croatie, Guatemala, Ghana et Tanzanie.
Ces États ont «simplifié la réglementation des affaires, renforcé les droits de propriété, allégé le poids de la fiscalité, facilité l'accès au crédit et réduit le coût» des importations et exportations, estime la Banque mondiale.
Le classement de la France a fait grincer des dents. Le ministre français de la Justice Pascal Clément a qualifié hier de «superficielle» l'approche de la Banque mondiale, dans un entretien aux Échos.
«Considérer uniquement dix critères pour évaluer l'environnement des affaires, c'est insuffisant», a critiqué le ministre pour qui «faire l'impasse sur le régime politique d'un pays, sa taille, la stabilité économique et ses infrastructures est une erreur profonde».
Pour son évaluation, la Banque mondiale retient dix critères, dont l'accès au crédit, les délais de création d'une entreprise, le respect des contrats ou la souplesse d'embauche et de licenciement.
À titre d'exemple, il ne faut que six jours pour démarrer une société à Singapour, contre près de 100 en Indonésie (135e).
De son côté, la Chine se classe 93e, contre 108e auparavant, effet des réformes mises en place par le pouvoir communiste, selon le rapport. «Prenez garde, reste du monde: la Chine est un des dix plus grands réformateurs», avertit la BM.
L'Inde, autre puissance économique en devenir, se situe à la 134e place, ne gagnant que quatre rangs. Le pays demeure derrière ses voisins pakistanais (74e) et même bangladais (88e).
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