Les risques s'accumulent sur une économie mondiale encore en pleine forme
Le FMI et l'OCDE préviennent contre les pressions inflationnistes et les tentations protectionnistes dans de nombreux pays
7 septembre 2006
Actualités économiques
Paris — L'économie mondiale est bien partie pour connaître une cinquième année consécutive de belle croissance en 2007, mais pourrait tomber de haut si les risques qui la menacent, liés au pétrole cher ou à la bulle immobilière américaine, se matérialisaient, préviennent le FMI et l'OCDE.
Le Fonds monétaire international (FMI) s'apprête à relever nombre de ses prévisions de croissance lors de la publication de son rapport semestriel sur les perspectives de l'économie mondiale, lors de son assemblée annuelle les 16 et 17 septembre à Singapour. Pour la planète dans son ensemble, le FMI prévoit désormais un taux de croissance de 5,1 % en 2006 et 4,9 % en 2007 (contre 4,9 % et 4,7 % lors de sa précédente salve de prévisions, au printemps).
Les prévisions pour la zone euro sont revues en hausse, de même que celles pour les États-Unis, selon ces chiffres contenus dans un document destiné aux ministres des Finances des pays du G7, dévoilé hier par le quotidien espagnol Expansion et obtenu par l'AFP.
La veille, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s'était également dite optimiste sur la santé économique des trois principales zones économiques développées, en particulier pour l'ex-lanterne rouge de la planète, la zone euro. L'OCDE a revu en nette hausse ses prévisions de croissance pour l'Europe en 2006 et 2007 au vu des performances du début de l'année, et s'attend à ce que les États-Unis et le Japon continuent d'afficher eux aussi de belles performances.
Mais les deux institutions s'accordent aussi pour appeler à la prudence. Le FMI relève qu'après quatre ans de forte croissance mondiale, la probabilité d'une dégradation de la situation est nettement plus élevée que celle d'une embellie.
«Les risques ont augmenté», a averti mardi son directeur général, Rodrigo Rato lors d'un point presse, pointant notamment les pressions inflationnistes, qualifiés de «question clé pour les politiques monétaires» et les tentations protectionnistes dans de nombreux pays. «Une combinaison de tous ces risques pourrait être très dommageable à l'économie mondiale», a-t-il conclu.
«Même si les perspectives mondiales demeurent favorables, avec une croissance qui devrait rester bien au-dessus de son potentiel cette année et l'an prochain, les risques de retournement gagnent du terrain», souligne le document du FMI obtenu par l'AFP.
La croissance de la productivité ralentit aux États-Unis, les liquidités disponibles se font plus rares, tandis que l'inflation relève la tête, le tout «préparant le terrain pour une croissance mondiale moins vive», souligne-t-il. D'où «une forte incertitude quant à la capacité de l'économie mondiale à parvenir à un atterrissage en douceur». Les experts du Fonds voient même «une chance sur six que la croissance tombe à moins de 3,25 % en 2007».
Aux yeux du FMI comme de l'OCDE, les deux principaux risques pesant sur l'économie mondiale sont en premier lieu celui d'un brusque dégonflement de la bulle immobilière américaine, susceptible de faire beaucoup de mal au principal moteur de l'économie mondiale, et d'autre part celui lié à l'évolution des cours du pétrole, qui malgré leur récent recul demeurent perchés à près de 70 $US le baril.
Le Fonds monétaire international (FMI) s'apprête à relever nombre de ses prévisions de croissance lors de la publication de son rapport semestriel sur les perspectives de l'économie mondiale, lors de son assemblée annuelle les 16 et 17 septembre à Singapour. Pour la planète dans son ensemble, le FMI prévoit désormais un taux de croissance de 5,1 % en 2006 et 4,9 % en 2007 (contre 4,9 % et 4,7 % lors de sa précédente salve de prévisions, au printemps).
Les prévisions pour la zone euro sont revues en hausse, de même que celles pour les États-Unis, selon ces chiffres contenus dans un document destiné aux ministres des Finances des pays du G7, dévoilé hier par le quotidien espagnol Expansion et obtenu par l'AFP.
La veille, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s'était également dite optimiste sur la santé économique des trois principales zones économiques développées, en particulier pour l'ex-lanterne rouge de la planète, la zone euro. L'OCDE a revu en nette hausse ses prévisions de croissance pour l'Europe en 2006 et 2007 au vu des performances du début de l'année, et s'attend à ce que les États-Unis et le Japon continuent d'afficher eux aussi de belles performances.
Mais les deux institutions s'accordent aussi pour appeler à la prudence. Le FMI relève qu'après quatre ans de forte croissance mondiale, la probabilité d'une dégradation de la situation est nettement plus élevée que celle d'une embellie.
«Les risques ont augmenté», a averti mardi son directeur général, Rodrigo Rato lors d'un point presse, pointant notamment les pressions inflationnistes, qualifiés de «question clé pour les politiques monétaires» et les tentations protectionnistes dans de nombreux pays. «Une combinaison de tous ces risques pourrait être très dommageable à l'économie mondiale», a-t-il conclu.
«Même si les perspectives mondiales demeurent favorables, avec une croissance qui devrait rester bien au-dessus de son potentiel cette année et l'an prochain, les risques de retournement gagnent du terrain», souligne le document du FMI obtenu par l'AFP.
La croissance de la productivité ralentit aux États-Unis, les liquidités disponibles se font plus rares, tandis que l'inflation relève la tête, le tout «préparant le terrain pour une croissance mondiale moins vive», souligne-t-il. D'où «une forte incertitude quant à la capacité de l'économie mondiale à parvenir à un atterrissage en douceur». Les experts du Fonds voient même «une chance sur six que la croissance tombe à moins de 3,25 % en 2007».
Aux yeux du FMI comme de l'OCDE, les deux principaux risques pesant sur l'économie mondiale sont en premier lieu celui d'un brusque dégonflement de la bulle immobilière américaine, susceptible de faire beaucoup de mal au principal moteur de l'économie mondiale, et d'autre part celui lié à l'évolution des cours du pétrole, qui malgré leur récent recul demeurent perchés à près de 70 $US le baril.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
- Fonds monétaire international (FMI),
- Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
Haut de la page

