Fusion Domtar-Weyerhaeuser - Domtar se fait rassurant pour les emplois au Québec
«L'épuration» a déjà été faite, explique la FTQ
Photo : Jacques Nadeau
La compagnie Domtar compte aujourd’hui seulement deux usines de papier au Québec, à Hull et à Windsor, de même qu’une usine de pâte à Lebel-sur-Quévillon et quelques scieries. Son siège social se situe encore à Montréal.
La fusion des activités de Domtar avec les usines de papiers fins du géant forestier américain Weyerhaeuser donnera lieu à des économies mais n'aura «aucun impact» sur les installations qu'il reste au Québec et au Canada, a déclaré hier le président de la compagnie, Raymond Royer.
La transaction d'hier, qui verra la création du deuxième producteur de papier d'imprimante au monde et le premier en Amérique du Nord, aurait pu laisser craindre une nouvelle ronde de licenciements suivant celle de plus de 1500 postes annoncée en décembre 2005 pour le Québec et l'Ontario.
La compagnie fondée en 1971 compte aujourd'hui seulement deux usines de papier au Québec, à Hull et à Windsor, de même qu'une usine de pâte à Lebel-sur-Quévillon et quelques scieries. Mais M. Royer, qui promet à ses actionnaires des synergies de 200 millions avec l'intégration des usines, a dit hier qu'il n'était plus question de couper dans les effectifs.
«Les synergies viennent de l'application des meilleures pratiques, de l'amélioration de la logistique, du fait que les usines sont maintenant très bien réparties aux États-Unis et qu'on va éviter des coûts de transport», a dit M. Royer lors d'un entretien dans les bureaux de Domtar.
Selon la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), dont les syndicats comptent de 800 à 1000 membres au sein de Domtar, «l'épuration» a déjà été faite. «L'hypothèse voulant qu'il n'y ait pas de licenciements ou de fermetures, c'est ce qu'on entend et j'y crois», a dit le vice-président de la FTQ, Clément L'Heureux, qui voit quelque chose de positif dans l'annonce car Domtar ne pouvait redorer son blason toute seule.
«Ça ne se préparait pas depuis mardi matin, cette entente-là. Chacun fait son épuration de son bord. Domtar a annoncé combien de fermetures depuis six mois? Je ne pense pas qu'il y en ait d'autres», a ajouté M. L'Heureux.
Questions à Quévillon
À Lebel-sur-Quévillon, où l'usine de pâte est fermée temporairement depuis plusieurs mois en raison d'un conflit de travail, on tentait hier de déterminer la place qu'aurait l'établissement dans le nouvel ensemble.
«Les usines de la compagnie américaine qui sont mises dans le lot ont-elles besoin de notre pâte?», se demandait Rémi Lalancette, porte-parole du syndicat de l'usine de Lebel-sur-Quévillon. «Soit Quévillon sera négligeable dans la nouvelle compagnie, soit elle sera un actif important, mais on n'est pas encore rendus là.»
M. L'Heureux, qui estime que bon nombre de décisions importantes de la compagnie se prendront aux États-Unis, a déjà vécu l'expérience de négocier des conventions collectives avec un employeur américain. Notamment dans les usines de papier que Bowater a achetées au Québec. «Ç'a pris du temps avant de voir les changements, mais lors des dernières négociations, vous savez... Les régimes de retraite et les assurances, les Américains ne sont pas très forts là-dessus.»
La FTQ représente plus de 1500 employés chez Bowater, notamment dans les usines de papier à Gatineau et à Dolbeau de même que dans quelques scieries. «On s'est rendu compte que c'était devenu une gestion à l'américaine.»
La crise de l'industrie forestière au Québec a entraîné la disparition d'au moins 6000 emplois, souvent dans des villes mono-industrielles, qui doivent leur fondation à une seule entreprise.
La transaction d'hier, qui verra la création du deuxième producteur de papier d'imprimante au monde et le premier en Amérique du Nord, aurait pu laisser craindre une nouvelle ronde de licenciements suivant celle de plus de 1500 postes annoncée en décembre 2005 pour le Québec et l'Ontario.
La compagnie fondée en 1971 compte aujourd'hui seulement deux usines de papier au Québec, à Hull et à Windsor, de même qu'une usine de pâte à Lebel-sur-Quévillon et quelques scieries. Mais M. Royer, qui promet à ses actionnaires des synergies de 200 millions avec l'intégration des usines, a dit hier qu'il n'était plus question de couper dans les effectifs.
«Les synergies viennent de l'application des meilleures pratiques, de l'amélioration de la logistique, du fait que les usines sont maintenant très bien réparties aux États-Unis et qu'on va éviter des coûts de transport», a dit M. Royer lors d'un entretien dans les bureaux de Domtar.
Selon la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), dont les syndicats comptent de 800 à 1000 membres au sein de Domtar, «l'épuration» a déjà été faite. «L'hypothèse voulant qu'il n'y ait pas de licenciements ou de fermetures, c'est ce qu'on entend et j'y crois», a dit le vice-président de la FTQ, Clément L'Heureux, qui voit quelque chose de positif dans l'annonce car Domtar ne pouvait redorer son blason toute seule.
«Ça ne se préparait pas depuis mardi matin, cette entente-là. Chacun fait son épuration de son bord. Domtar a annoncé combien de fermetures depuis six mois? Je ne pense pas qu'il y en ait d'autres», a ajouté M. L'Heureux.
Questions à Quévillon
À Lebel-sur-Quévillon, où l'usine de pâte est fermée temporairement depuis plusieurs mois en raison d'un conflit de travail, on tentait hier de déterminer la place qu'aurait l'établissement dans le nouvel ensemble.
«Les usines de la compagnie américaine qui sont mises dans le lot ont-elles besoin de notre pâte?», se demandait Rémi Lalancette, porte-parole du syndicat de l'usine de Lebel-sur-Quévillon. «Soit Quévillon sera négligeable dans la nouvelle compagnie, soit elle sera un actif important, mais on n'est pas encore rendus là.»
M. L'Heureux, qui estime que bon nombre de décisions importantes de la compagnie se prendront aux États-Unis, a déjà vécu l'expérience de négocier des conventions collectives avec un employeur américain. Notamment dans les usines de papier que Bowater a achetées au Québec. «Ç'a pris du temps avant de voir les changements, mais lors des dernières négociations, vous savez... Les régimes de retraite et les assurances, les Américains ne sont pas très forts là-dessus.»
La FTQ représente plus de 1500 employés chez Bowater, notamment dans les usines de papier à Gatineau et à Dolbeau de même que dans quelques scieries. «On s'est rendu compte que c'était devenu une gestion à l'américaine.»
La crise de l'industrie forestière au Québec a entraîné la disparition d'au moins 6000 emplois, souvent dans des villes mono-industrielles, qui doivent leur fondation à une seule entreprise.
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