Pour contrer Vodafone - Vivendi est à la merci de ses banquiers
19 octobre 2002
Actualités économiques
Paris - Acculé par le britannique Vodafone, qui veut lui ravir son pôle de téléphonie Cegetel, une pépite générant une abondante trésorerie, Vivendi Universal, endetté et à court de financements, est à la merci de ses banquiers s'il veut contrer l'assaut.
Vodafone, qui possède 15 % de Cegetel, propriétaire de la très profitable société de téléphonie SFR, s'est lancé à la conquête de la majorité du capital, en offrant de reprendre les parts du britannique BT Group (26 %), de l'américain SB Communications (15 %) et de Vivendi (44 %).
Le groupe de Jean-René Fourtou refusait hier de commenter les informations de sources bancaires selon lesquelles les banquiers refuseraient de suivre Vivendi s'il décidait de contrer l'offre de Vodafone en exerçant ses droits de préemption sur BT ou SBC.
Selon ces sources, les banquiers, à peine rassurés sur la situation à court terme de la trésorerie de Vivendi, renâcleraient à lui prêter l'argent nécessaire pour faire échec à Vodafone en montant dans le capital de Cegetel. Ils plaideraient au contraire pour que Vivendi accepte les 6,7 milliards d'euros qui lui sont offerts par Vodafone pour sa participation et améliore ainsi son profil financier.
Vivendi doit débourser quatre milliards d'euros pour reprendre les parts de BT Group et s'assurer le contrôle majoritaire à la fois de Cegetel et de SFR. «Mais il ne s'agit pas de quatre milliards d'euros d'emprunts bancaires», souligne une source proche du dossier. Pour racheter les parts de BT Group, Vivendi dispose des recettes de plusieurs cessions déjà effectuées et d'une partie des revenus de la vente imminente de VU Publishing, son pôle édition, selon cette source. «Un milliard d'euros supplémentaire suffirait pour boucler l'affaire, ce n'est pas facile, mais ce n'est pas impossible, si toutefois Vivendi veut toujours garder Cegetel», souligne-t-elle.
Pas de décision
M. Fourtou, qui «est le seul à détenir la clé de cette affaire», a-t-on indiqué, n'aurait pas encore pris de décision. Il a jusqu'au 30 octobre pour répondre à l'offre de Vodafone sur les parts de Vivendi et jusqu'au 10 novembre pour préempter les parts de BT Group.
Selon Vivendi, M. Fourtou n'a pas reçu Sir Chris Gent, président de Vodafone, venu à Paris jeudi plaider en faveur de son «offre amicale bénéfique pour les actionnaires de Vivendi». Ce serait le signe qu'il veut encore se donner du temps, alors que Vodafone est pressé de conclure.
Vodafone, qui possède 15 % de Cegetel, propriétaire de la très profitable société de téléphonie SFR, s'est lancé à la conquête de la majorité du capital, en offrant de reprendre les parts du britannique BT Group (26 %), de l'américain SB Communications (15 %) et de Vivendi (44 %).
Le groupe de Jean-René Fourtou refusait hier de commenter les informations de sources bancaires selon lesquelles les banquiers refuseraient de suivre Vivendi s'il décidait de contrer l'offre de Vodafone en exerçant ses droits de préemption sur BT ou SBC.
Selon ces sources, les banquiers, à peine rassurés sur la situation à court terme de la trésorerie de Vivendi, renâcleraient à lui prêter l'argent nécessaire pour faire échec à Vodafone en montant dans le capital de Cegetel. Ils plaideraient au contraire pour que Vivendi accepte les 6,7 milliards d'euros qui lui sont offerts par Vodafone pour sa participation et améliore ainsi son profil financier.
Vivendi doit débourser quatre milliards d'euros pour reprendre les parts de BT Group et s'assurer le contrôle majoritaire à la fois de Cegetel et de SFR. «Mais il ne s'agit pas de quatre milliards d'euros d'emprunts bancaires», souligne une source proche du dossier. Pour racheter les parts de BT Group, Vivendi dispose des recettes de plusieurs cessions déjà effectuées et d'une partie des revenus de la vente imminente de VU Publishing, son pôle édition, selon cette source. «Un milliard d'euros supplémentaire suffirait pour boucler l'affaire, ce n'est pas facile, mais ce n'est pas impossible, si toutefois Vivendi veut toujours garder Cegetel», souligne-t-elle.
Pas de décision
M. Fourtou, qui «est le seul à détenir la clé de cette affaire», a-t-on indiqué, n'aurait pas encore pris de décision. Il a jusqu'au 30 octobre pour répondre à l'offre de Vodafone sur les parts de Vivendi et jusqu'au 10 novembre pour préempter les parts de BT Group.
Selon Vivendi, M. Fourtou n'a pas reçu Sir Chris Gent, président de Vodafone, venu à Paris jeudi plaider en faveur de son «offre amicale bénéfique pour les actionnaires de Vivendi». Ce serait le signe qu'il veut encore se donner du temps, alors que Vodafone est pressé de conclure.
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