Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?

    Les concurrents se bousculent face à Bombardier et Embraer

    Les nouveaux venus dans le secteur de l'aviation régionale, dont Mitsubishi, entendent prendre leur part du gâteau

    20 juillet 2006
    Dans le secteur de l’aviation régionale, Embraer et Bombardier sont en tête de file. Les avions de moins de 100 places constituent un marché potentiel de 4500 commandes d’ici 2025, d’où l’intérêt naissant de plusieurs compétiteurs.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Dans le secteur de l’aviation régionale, Embraer et Bombardier sont en tête de file. Les avions de moins de 100 places constituent un marché potentiel de 4500 commandes d’ici 2025, d’où l’intérêt naissant de plusieurs compétiteurs.
    Farnborough — Le secteur de l'aviation régionale, traditionnellement dominé par Bombardier et le brésilien Embraer, aiguise de plus en plus les appétits, Russes, Chinois et maintenant Japonais se plaçant sur le créneau. Hier, le groupe japonais Mitsubishi a annoncé prévoir de lancer un programme d'avion régional de moins de 100 places en 2008, et cherche pour cela des partenaires industriels.

    En dehors du pré carré de Boeing et d'Airbus, dont la capacité des plus petits monocouloirs est d'environ 110 places, les avions régionaux de moins de 100 places constituent un marché potentiel de 4500 commandes d'ici 2025, selon les derniers chiffres d'Embraer. Un marché dans lequel les nouveaux venus entendent prendre leur part du gâteau.

    Le russe Soukhoi, plus traditionnellement tourné vers l'aviation militaire, compte vendre 1000 Superjet100 d'ici 2023, soit une part de marché d'environ 20 %. D'une capacité de 75 à 95 places, cet avion, connu auparavant sous le nom de RRJ (Russian Regional Jet), doit être livré à partir de fin 2008.

    Son développement a été assuré en coopération avec de nombreux partenaires européens: Thales pour l'avionique, Snecma pour la motorisation et Alenia (Finmeccanica), qui s'est engagé, contre une prise de participation de 25 % dans la division Aviation civile de Sukhoi, à financer un quart du programme. La compagnie russe Aeroflot en a déjà commandé 30 exemplaires et Sukhoi est en négociations avec le russe Sibir pour 50 autres et avec le suédois SAS pour une vingtaine.

    Et selon Victor Soubbotine, président de Sukhoi Aviation civile, «Air France et d'autres compagnies aériennes regardent avec beaucoup d'attention le développement de cet avion même si aucune négociation commerciale n'a pour l'instant été entamée». Une commande par une grosse compagnie internationale «lancerait véritablement le programme et le Superjet100 deviendrait un concurrent à bas prix face a Bombardier et Embraer», estime de son côté Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

    Hormis les Russes, le chinois China Aviation Industry Corporation travaille aussi au développement d'un avion régional, l'ARJ21, dont le premier vol devrait avoir lieu vers la mi-2006. Et le japonais Mitsubishi était présent cette semaine dans les travées du salon de Farnborough, pour présenter une maquette de son futur avion régional MJ (Mitsubishi Jet) qu'il compte lancer début 2008 pour une certification en 2012.

    Cette famille doit comporter deux types d'avions, le MJ-70, d'environ 75 sièges et le MJ-90 de 96 sièges, un créneau exactement similaire à celui de Sukhoi. Mitsubishi cherche comme le Russe des partenaires, notamment occidentaux, pour développer cet avion.

    «Nous pensons que le marché va se développer», explique Masahiko Ikuta, un des responsables du projet, pour justifier l'arrivée de son groupe dans l'aviation régionale. Mais, «la question aujourd'hui est de savoir quel avion va survivre» dans un marché hyperconcurrentiel, estime-t-il, confiant sur le fait que Mitsubishi arrivé «en dernier sur le marché» ofrira à ses clients «de meilleures caractéristiques techniques et une moindre consommation de carburant».

    Un marché d'autant plus concurrentiel que la flambée des prix du brut a provoqué le retour en force d'un autre challenger: ATR, filiale à 50/50 du groupe européen EADS et de l'italien Alenia (Finmeccanica), dont les avions à hélice consomment moins que leurs homologues à réacteurs.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel