Nortel approfondit sa relation avec Microsoft
L'entente entre les deux entreprises a pour objectif de faire le lien entre la téléphonie numérique et l'ordinateur de bureau
Convaincue que sa renaissance passe par un modèle davantage axé sur les services, Nortel a annoncé hier le resserrement de ses liens avec Microsoft dans l'espoir de «transformer» les communications d'affaires. Un geste «courageux» qui pourrait, selon la société torontoise, générer des revenus additionnels de un milliard de dollars américains.
Les deux entreprises ont mis en commun leurs compétences respectives en dévoilant une entente de quatre ans qui s'articule sur l'objectif suivant: assurer la transition entre un traditionnel système téléphonique et une plateforme informatique de «communications unifiées». Bref, de faire le lien entre la téléphonie numérique, qui gagne en popularité, et l'ordinateur de bureau.
«Pour Nortel, le geste est courageux: il s'agit d'accélérer la transformation de notre technologie vocale en logiciel», a dit le p.-d.g. de Nortel, Mike Zafirovski, en précisant que ce travail de collaboration avec Microsoft aidera Nortel à faire sa marque dans le logiciel et les services. L'entente entre les deux compagnies, qui porte sur le développement de produits et l'éventuelle commercialisation, contient une clause permettant d'en prolonger la durée. Un premier rapprochement portant sur le logiciel Outlook avait eu lieu l'an dernier.
Pour Nortel, qui fait des pieds et des mains pour se remettre d'un gigantesque scandale comptable mais dont le cours de l'action fait du surplace, l'entente donne un accès direct à la notoriété dont bénéficie Microsoft. Autrement dit, un peu d'air frais dans un climat morose. L'annonce d'hier semble d'ailleurs avoir plu aux actionnaires et investisseurs: à la Bourse de Toronto, Nortel a terminé la journée en hausse de 6,8 % à 2,37 $.
Accroître les ventes d'Office
De son côté, Microsoft n'a pas caché que le fait d'inclure le téléphone aux autres communications d'affaires lui donne une nouvelle possibilité d'expansion pour sa suite de logiciels Office. De concert avec Windows, elle génère encore aujourd'hui le gros des profits de Microsoft. La version 2007 d'Office compte d'ailleurs offrir certaines fonctionnalités de communications intégrées.
«Les communications, du coup, sont intégrées de façon intuitive dans les processus qu'on trouve tous les jours dans un bureau, y compris Office», a dit dans un communiqué Jeff Raikes, président de la division d'affaires chez Microsoft. «Ça fait de la voix une composante mieux intégrée de l'expérience sur l'ordinateur personnel.»
M. Raikes a affirmé que le marché des communications intégrées — qui fusionne le courriel, la téléphonie, les messageries instantanées et les conférences vidéo — commence à peine à faire son apparition et qu'il se chiffre à plus de 40 milliards $US. Nortel et Microsoft ne seront pas seuls à arpenter le nouveau territoire. D'autres, comme Cisco, un des concurrents de Nortel, espèrent tout autant s'accaparer une part de marché.
Pour Nortel, l'entente s'ajoute à une série de bonnes nouvelles: un contrat dévoilé la semaine dernière concernant le système téléphonique de Rolls-Royce, le prolongement d'un contrat avec le Service d'immigration et de citoyenneté des États-Unis et le règlement de deux recours collectifs découlant du scandale comptable.
Oublier les déboires
Nortel tente désespérément de faire oublier ces déboires de nature comptable qui ont éclaté en 2003. L'ancien chouchou de la Bourse de Toronto a dû apporter plusieurs correctifs majeurs aux résultats financiers de sorte que l'année 2005, pour ne nommer que celle-là, s'est soldée par une perte de 2,6 milliards.
L'actuel p.-d.g., Mike Zafirovski, est en poste depuis huit mois. Ancien président de Motorola, il a dit le mois dernier qu'il se donnait de trois à cinq ans pour redonner à Nortel ses lettres de noblesse. Il n'est pas question de vendre la compagnie, avait-il affirmé aux actionnaires.
Une des voies privilégiées est celle des compressions: Nortel, qui compte environ 35 000 employés, a annoncé en juin qu'elle supprimait 1900 postes, y compris 350 cadres intermédiaires. Depuis l'an 2000, alors qu'elle comptait 90 000 employés, elle a procédé à plusieurs rondes de licenciements et vendu ses activités de fabrication.
Pour maximiser les économies, la compagnie compte également modifier son régime de retraite, qui passe d'un système de prestations déterminées à celui de cotisations déterminées.
L'action de Microsoft, inscrite sur le Nasdaq, a progressé de 1,1 % à 22,94 $US.
Les deux entreprises ont mis en commun leurs compétences respectives en dévoilant une entente de quatre ans qui s'articule sur l'objectif suivant: assurer la transition entre un traditionnel système téléphonique et une plateforme informatique de «communications unifiées». Bref, de faire le lien entre la téléphonie numérique, qui gagne en popularité, et l'ordinateur de bureau.
«Pour Nortel, le geste est courageux: il s'agit d'accélérer la transformation de notre technologie vocale en logiciel», a dit le p.-d.g. de Nortel, Mike Zafirovski, en précisant que ce travail de collaboration avec Microsoft aidera Nortel à faire sa marque dans le logiciel et les services. L'entente entre les deux compagnies, qui porte sur le développement de produits et l'éventuelle commercialisation, contient une clause permettant d'en prolonger la durée. Un premier rapprochement portant sur le logiciel Outlook avait eu lieu l'an dernier.
Pour Nortel, qui fait des pieds et des mains pour se remettre d'un gigantesque scandale comptable mais dont le cours de l'action fait du surplace, l'entente donne un accès direct à la notoriété dont bénéficie Microsoft. Autrement dit, un peu d'air frais dans un climat morose. L'annonce d'hier semble d'ailleurs avoir plu aux actionnaires et investisseurs: à la Bourse de Toronto, Nortel a terminé la journée en hausse de 6,8 % à 2,37 $.
Accroître les ventes d'Office
De son côté, Microsoft n'a pas caché que le fait d'inclure le téléphone aux autres communications d'affaires lui donne une nouvelle possibilité d'expansion pour sa suite de logiciels Office. De concert avec Windows, elle génère encore aujourd'hui le gros des profits de Microsoft. La version 2007 d'Office compte d'ailleurs offrir certaines fonctionnalités de communications intégrées.
«Les communications, du coup, sont intégrées de façon intuitive dans les processus qu'on trouve tous les jours dans un bureau, y compris Office», a dit dans un communiqué Jeff Raikes, président de la division d'affaires chez Microsoft. «Ça fait de la voix une composante mieux intégrée de l'expérience sur l'ordinateur personnel.»
M. Raikes a affirmé que le marché des communications intégrées — qui fusionne le courriel, la téléphonie, les messageries instantanées et les conférences vidéo — commence à peine à faire son apparition et qu'il se chiffre à plus de 40 milliards $US. Nortel et Microsoft ne seront pas seuls à arpenter le nouveau territoire. D'autres, comme Cisco, un des concurrents de Nortel, espèrent tout autant s'accaparer une part de marché.
Pour Nortel, l'entente s'ajoute à une série de bonnes nouvelles: un contrat dévoilé la semaine dernière concernant le système téléphonique de Rolls-Royce, le prolongement d'un contrat avec le Service d'immigration et de citoyenneté des États-Unis et le règlement de deux recours collectifs découlant du scandale comptable.
Oublier les déboires
Nortel tente désespérément de faire oublier ces déboires de nature comptable qui ont éclaté en 2003. L'ancien chouchou de la Bourse de Toronto a dû apporter plusieurs correctifs majeurs aux résultats financiers de sorte que l'année 2005, pour ne nommer que celle-là, s'est soldée par une perte de 2,6 milliards.
L'actuel p.-d.g., Mike Zafirovski, est en poste depuis huit mois. Ancien président de Motorola, il a dit le mois dernier qu'il se donnait de trois à cinq ans pour redonner à Nortel ses lettres de noblesse. Il n'est pas question de vendre la compagnie, avait-il affirmé aux actionnaires.
Une des voies privilégiées est celle des compressions: Nortel, qui compte environ 35 000 employés, a annoncé en juin qu'elle supprimait 1900 postes, y compris 350 cadres intermédiaires. Depuis l'an 2000, alors qu'elle comptait 90 000 employés, elle a procédé à plusieurs rondes de licenciements et vendu ses activités de fabrication.
Pour maximiser les économies, la compagnie compte également modifier son régime de retraite, qui passe d'un système de prestations déterminées à celui de cotisations déterminées.
L'action de Microsoft, inscrite sur le Nasdaq, a progressé de 1,1 % à 22,94 $US.
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