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Rotax tient le coup malgré la concurrence étrangère

11 juillet 2006  Actualités économiques
Gunskirchen — Toute première acquisition de Bombardier à l'étranger, l'usine de moteurs BRP-Rotax de Gunskirchen, en Autriche, continue de tenir le coup malgré une concurrence asiatique de plus en plus agressive.

«Tant que nous aurons cinq ou six ans d'avance sur la compétition asiatique, nous serons en mesure de tirer notre épingle du jeu», a confié le grand patron de la division des véhicules chez Bombardier produits récréatifs (BRP), Yves Leduc, en entrevue à la Presse canadienne.

L'entreprise a reçu hier la visite du premier ministre du Québec Jean Charest, de passage en Autriche à l'occasion de la 3e Conférence des chefs de gouvernement des régions-partenaires qui se tient à Linz, à une quarantaine de kilomètres de Gunskirchen.

M. Charest, qui a sillonné la longue chaîne de fabrication de l'entreprise en compagnie de son homologue de la Haute-Autriche, Josef PJuhringer, y a décelé l'illustration de la «vigueur économique du Québec» en sol étranger.

Fondée en 1920 à Dresde en Allemagne, la firme Rotax est passée sous le contrôle de Bombardier en 1970, et a été la première acquisition du géant québécois du transport hors de son terreau d'origine. Elle fabrique des moteurs destinés aux motoneiges, aux motomarines, aux véhicules tout-terrain (VTT), aux bateaux sport, aux motocyclettes (BMW et Aprilia) et aux avions légers. Elle emploie 1200 travailleurs.

Bon an mal an, 98 % des 200 000 moteurs qui sortent de la chaîne de production sont acheminés à l'étranger dont 70 % au Canada.

Concurrence asiatique et coûts de main-d'oeuvre (nettement plus élevés qu'au Canada), sont les deux principaux défis que doit surmonter BRP Rotax pour demeurer la tête hors de l'eau, convient M. Leduc, qui a officié six ans à l'usine de Gunskirchen avant d'être promu vice-président directeur général chez BRP au Canada.

«L'idée, c'est de garder le focus sur ce que l'on fait de mieux», a-t-il dit. La recherche et le développement de moteurs haute performance de même que le processus de production propre aux installations autrichiennes de Rotax sont pour l'heure hors de portée de la concurrence, a soutenu M. Leduc.
 
 
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