La Paz croit que les pétrolières resteront
3 mai 2006
Actualités économiques
La Paz — Le gouvernement bolivien du président Evo Morales s'est dit convaincu que les multinationales étrangères préféreront renégocier leurs contrats de production de gaz et pétrole plutôt que de s'en aller, après l'annonce de la nationalisation des gisements et du déploiement de l'armée.
«Plus de 80 % du gaz qui permet le fonctionnement d'un monstre industriel comme São Paulo vient de Bolivie. S'il y a quelqu'un qui ne coupera pas les robinets, c'est bien Petrobras parce que cela affecterait le principal centre industriel du Brésil», a déclaré le ministre des hydrocarbures, Andrés Soliz, pour expliquer la sérénité des dirigeants boliviens.
Le ministre a souligné que l'Argentine aussi a «un besoin impérieux du gaz bolivien». La Bolivie, l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud, possède les deuxièmes réserves de la région derrière le Venezuela (1550 milliards de mètres cubes).
Le ministre Soliz a jugé improbables des demandes d'arbitrages internationaux et d'indemnisation par les compagnies étrangères car elles savent qu'elles attendaient plusieurs années avant d'obtenir une décision judiciaire.
Jorge Alvarado, président de YPFB (Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos) a souligné à l'appui de l'optimisme ambiant que le français Total avait été le premier groupe à prendre des informations mardi sur les nouveaux contrats.
Mais le groupe espagnol Repsol-YPF qui assure 25,7 % de la production de gaz bolivien via sa filiale Andina, a prévenu hier depuis Madrid qu'il «recourra à tous les arbitrages possibles pour protéger ses actifs» en Bolivie, une fois analysées les implications du décret, notamment en matière de sécurité juridique et de garanties d'investissements.
Aide vénézuélienne
Le gouvernement vénézuélien quant à lui aidera la Bolivie pour qu'elle devienne «souveraine et libre» en matière d'hydrocarbures, a annoncé hier le ministre du Commerce extérieur, Gustavo Marquez, au lendemain de la «nationalisation» des gisements annoncée par La Paz.
«Le Venezuela a une grande expérience dans ce domaine et nous sommes disposés à apporter tout notre appui au peuple frère de Bolivie pour qu'il aille de l'avant et construire son propre développement en progressant dans la gestion de ses ressources naturelles», a déclaré M. Marquez.
Le ministre vénézuélien a estimé que les décisions du gouvernement bolivien auront un impact positif sur le pays «parce qu'ils assument le rôle historique consistant à prendre possession de leurs ressources naturelles».
Le ministre a estimé que les accords commerciaux et d'intégration politique signés samedi à La Havane par les présidents Morales, Hugo Chavez du Venezuela et Fidel Castro pour Cuba «permettront une coopération plus étroite» en matière d'hydrocarbures.
«Plus de 80 % du gaz qui permet le fonctionnement d'un monstre industriel comme São Paulo vient de Bolivie. S'il y a quelqu'un qui ne coupera pas les robinets, c'est bien Petrobras parce que cela affecterait le principal centre industriel du Brésil», a déclaré le ministre des hydrocarbures, Andrés Soliz, pour expliquer la sérénité des dirigeants boliviens.
Le ministre a souligné que l'Argentine aussi a «un besoin impérieux du gaz bolivien». La Bolivie, l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud, possède les deuxièmes réserves de la région derrière le Venezuela (1550 milliards de mètres cubes).
Le ministre Soliz a jugé improbables des demandes d'arbitrages internationaux et d'indemnisation par les compagnies étrangères car elles savent qu'elles attendaient plusieurs années avant d'obtenir une décision judiciaire.
Jorge Alvarado, président de YPFB (Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos) a souligné à l'appui de l'optimisme ambiant que le français Total avait été le premier groupe à prendre des informations mardi sur les nouveaux contrats.
Mais le groupe espagnol Repsol-YPF qui assure 25,7 % de la production de gaz bolivien via sa filiale Andina, a prévenu hier depuis Madrid qu'il «recourra à tous les arbitrages possibles pour protéger ses actifs» en Bolivie, une fois analysées les implications du décret, notamment en matière de sécurité juridique et de garanties d'investissements.
Aide vénézuélienne
Le gouvernement vénézuélien quant à lui aidera la Bolivie pour qu'elle devienne «souveraine et libre» en matière d'hydrocarbures, a annoncé hier le ministre du Commerce extérieur, Gustavo Marquez, au lendemain de la «nationalisation» des gisements annoncée par La Paz.
«Le Venezuela a une grande expérience dans ce domaine et nous sommes disposés à apporter tout notre appui au peuple frère de Bolivie pour qu'il aille de l'avant et construire son propre développement en progressant dans la gestion de ses ressources naturelles», a déclaré M. Marquez.
Le ministre vénézuélien a estimé que les décisions du gouvernement bolivien auront un impact positif sur le pays «parce qu'ils assument le rôle historique consistant à prendre possession de leurs ressources naturelles».
Le ministre a estimé que les accords commerciaux et d'intégration politique signés samedi à La Havane par les présidents Morales, Hugo Chavez du Venezuela et Fidel Castro pour Cuba «permettront une coopération plus étroite» en matière d'hydrocarbures.
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