Le fils de Kenneth Lay pariait contre Enron
28 avril 2006
Actualités économiques
Houston — Le propre fils de l'ex-p.-d.g. d'Enron Kenneth Lay pariait contre l'entreprise de son père en spéculant sur une baisse du titre en Bourse, a affirmé hier l'accusation lors du procès intenté contre les ex-dirigeants du groupe de courtage en énergie.
Kenneth Lay, 64 ans, a attribué, parmi d'autres raisons, l'effondrement de l'action d'Enron en Bourse à la fin 2001 aux spéculations de personnes pariant sur une baisse du titre, qualifiant ces dernières de «vautours».
Le procureur fédéral John Hueston a alors révélé que le propre fils de Kenneth Lay, Mark Lay, avait fait partie de ces spéculateurs. «Il n'était pas un vautour, n'est-ce pas?», a-t-il demandé à l'ex-p.-d.g. déchu. «Non, je ne le pense pas», a répondu celui-ci.
Enron avait sombré dans la faillite en décembre 2001 alors que Kenneth Lay était revenu le diriger en août précédent après la démission surprise de Jeffrey Skilling, 52 ans, jugé avec lui à Houston depuis janvier.
Jusqu'au dernier moment M. Lay a affirmé aux investisseurs et aux employés du groupe — dont la capitalisation boursière a atteint à son apogée 100 milliards de dollars — que celui-ci était en bonne santé financière, alors que lui-même vendait une partie de ses titres.
Il a affirmé qu'il avait donné ces assurances aux analystes financiers et aux employés en se basant «sur les informations que je recevais» et qu'il faisait confiance «aux avis de mes principaux conseillers».
Kenneth Lay, 64 ans, a attribué, parmi d'autres raisons, l'effondrement de l'action d'Enron en Bourse à la fin 2001 aux spéculations de personnes pariant sur une baisse du titre, qualifiant ces dernières de «vautours».
Le procureur fédéral John Hueston a alors révélé que le propre fils de Kenneth Lay, Mark Lay, avait fait partie de ces spéculateurs. «Il n'était pas un vautour, n'est-ce pas?», a-t-il demandé à l'ex-p.-d.g. déchu. «Non, je ne le pense pas», a répondu celui-ci.
Enron avait sombré dans la faillite en décembre 2001 alors que Kenneth Lay était revenu le diriger en août précédent après la démission surprise de Jeffrey Skilling, 52 ans, jugé avec lui à Houston depuis janvier.
Jusqu'au dernier moment M. Lay a affirmé aux investisseurs et aux employés du groupe — dont la capitalisation boursière a atteint à son apogée 100 milliards de dollars — que celui-ci était en bonne santé financière, alors que lui-même vendait une partie de ses titres.
Il a affirmé qu'il avait donné ces assurances aux analystes financiers et aux employés en se basant «sur les informations que je recevais» et qu'il faisait confiance «aux avis de mes principaux conseillers».
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