Les négociations à l'OMC: catastrophe annoncée pour les pays pauvres, selon Oxfam
27 avril 2006
Actualités économiques
Genève — Les négociations en cours à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la baisse des barrières douanières dans le monde sont porteuses de catastrophes pour les pays pauvres, a estimé l'organisation humanitaire Oxfam.
Jeremy Hobbs, chef du réseau d'origine britannique, a accusé les pays riches de ne pas offrir suffisamment de concessions aux pays en développement, malgré les promesses faites lors du lancement du cycle de Doha, dans la capitale du Qatar, à la fin de 2001.
«Nous pensons que c'est une recette pour une catastrophe», a déclaré M. Hobbs devant la presse à Genève. Selon Oxfam, les négociations ne créeront pas de nouveaux débouchés pour les exportations agricoles des pays pauvres et les concessions réclamées par les pays riches risquent de détruire l'industrie des pays du Sud, avec des millions de licenciements à la clé.
Oxfam a estimé qu'il vaut mieux prolonger les négociations au-delà de leur échéance prévue à la fin de 2006 plutôt que de conclure un mauvais accord. L'association, qui estime que l'intransigeance de l'Union européenne et des États-Unis a mis entre parenthèses les questions de développement, invite les pays du Sud à ne pas accepter d'accord en l'état actuel des discussions.
L'échéance fixée au 30 avril pour un accord chiffré de baisse des droits de douane vient d'être reportée, en l'absence de progrès suffisants entre les 149 pays membres de l'OMC.
L'organisation a reconnu qu'un cycle de négociations prolongé au-delà de 2006 a aussi ses inconvénients. «Il signifierait le maintien de règles commerciales inéquitables et les pays riches concentreront leurs efforts sur des accords bilatéraux et régionaux», a fait remarquer le responsable d'Oxfam. «Nous espérons toujours une conclusion du cycle en 2006 à un niveau d'ambition élevé», a-t-il ajouté.
Jeremy Hobbs, chef du réseau d'origine britannique, a accusé les pays riches de ne pas offrir suffisamment de concessions aux pays en développement, malgré les promesses faites lors du lancement du cycle de Doha, dans la capitale du Qatar, à la fin de 2001.
«Nous pensons que c'est une recette pour une catastrophe», a déclaré M. Hobbs devant la presse à Genève. Selon Oxfam, les négociations ne créeront pas de nouveaux débouchés pour les exportations agricoles des pays pauvres et les concessions réclamées par les pays riches risquent de détruire l'industrie des pays du Sud, avec des millions de licenciements à la clé.
Oxfam a estimé qu'il vaut mieux prolonger les négociations au-delà de leur échéance prévue à la fin de 2006 plutôt que de conclure un mauvais accord. L'association, qui estime que l'intransigeance de l'Union européenne et des États-Unis a mis entre parenthèses les questions de développement, invite les pays du Sud à ne pas accepter d'accord en l'état actuel des discussions.
L'échéance fixée au 30 avril pour un accord chiffré de baisse des droits de douane vient d'être reportée, en l'absence de progrès suffisants entre les 149 pays membres de l'OMC.
L'organisation a reconnu qu'un cycle de négociations prolongé au-delà de 2006 a aussi ses inconvénients. «Il signifierait le maintien de règles commerciales inéquitables et les pays riches concentreront leurs efforts sur des accords bilatéraux et régionaux», a fait remarquer le responsable d'Oxfam. «Nous espérons toujours une conclusion du cycle en 2006 à un niveau d'ambition élevé», a-t-il ajouté.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

