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Le dollar recule après l'appel du G7

25 avril 2006  Actualités économiques
Londres — Le dollar a reculé hier face aux principales devises, en particulier face au yen, conséquence de l'appel du G7, vendredi à Washington, à une plus grande flexibilité des changes, qui pourrait être synonyme d'une politique concertée de dollar faible.

L'euro a touché un plus haut depuis le 12 septembre, à 1,2410 $US, alors que le yen, en faisant reculer le billet vert jusqu'à 114,85 yens, a touché un plus haut depuis le 25 janvier. Face à la devise canadienne, le dollar reculait de 17 centièmes, à 1,1360 $CAN.

«Cela faisait longtemps qu'une réunion du G7 n'avait pas eu une telle influence sur le marché des changes», a jugé Steven Englander, économiste à la banque Barclays Capital.

Le G7 a ouvertement appelé vendredi les économies émergentes, et nommément la Chine, à permettre une appréciation de leurs devises reflétant l'équilibre du marché, et à cesser ainsi d'entretenir des excédents commerciaux massifs grâce à l'avantage compétitif que leurs exportations tirent d'une monnaie sous-évaluée. «Une plus grande flexibilité est souhaitable dans les économies émergentes disposant d'excédents importants des paiements courants, en particulier la Chine, afin que les ajustements nécessaires interviennent», ont souligné les ministres des Finances des sept pays.

Les économistes n'ont pas manqué de remarquer que le corollaire de cet appel était une dépréciation parallèle du dollar. Elle permettrait aux États-Unis de jouer leur rôle dans la réduction des déséquilibres globaux, en rééquilibrant par exemple la consommation américaine.

Une baisse du billet vert, en renchérissant les biens de consommation importés, pourrait en détourner les consommateurs américains, au bénéfice de la balance commerciale des États-Unis — en déficit de 726 milliards $US en 2005, dont 201,6 milliards avec la Chine seule.

«Il est clair que le G7 considère un recul du dollar contre [les devises des pays émergents] comme une partie du processus d'ajustement graduel» des déséquilibres globaux, a ainsi analysé Gavin Friend, économiste à la Commerzbank.
 
 
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