Russie: projet de lutte contre la dollarisation des mentalités
18 avril 2006
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Le président de la Douma, Boris Gryzlov.
Moscou — La Chambre civile, organe consultatif auprès du Kremlin censé représenter les intérêts de la société civile, a proposé aux députés russes de punir les fonctionnaires qui expriment les prix en dollars, selon un communiqué obtenu jeudi par l'AFP.
«Le stéréotype de l'instabilité de la monnaie russe reste présent dans les mentalités», souligne le secrétaire de la Chambre civile, l'académicien Evguéni Velikhov, dans une lettre envoyée au président de la Douma (chambre basse du Parlement) Boris Gryzlov.
Selon la Chambre civile, ce stéréotype est entretenu grâce aux médias qui publient des prix des marchandises et des services en dollars et aux fonctionnaires qui donnent les chiffres du budget ainsi que les montants des contrats en dollars.
«Un mépris infondé à l'égard de la monnaie nationale [...] contribue à ce que le rouble soit sous-estimé ce qui nuit à l'image internationale de la Russie», souligne le texte.
Les membres de la Chambre civile suggèrent à la Douma d'«interdire» aux ministres et aux députés d'exprimer des sommes en dollars dans leurs discours publics et d'instaurer des amendes pour ceux qui violeraient cette norme.
M. Gryzlov a entièrement soutenu cette initiative et a même proposé d'étendre l'interdiction à tout citoyen russe.
«Pourquoi [l'interdiction] toucherait-elle seulement les hauts fonctionnaires?», a déclaré M. Gryzlov, cité par l'agence Itar-Tass.
Les Russes ont pris l'habitude de compter en dollars à la suite de plusieurs crises financières dans les années 90 qui avaient déstabilisé le rouble.
Malgré la stabilité et le renforcement de la monnaie russe intervenu ces dernières années, certains restaurants fixent toujours leurs prix en «unités conventionnelles», autrement dit les dollars ou, de plus en plus souvent, les euros. Pour les logements ou les voitures, le Russe moyen utilise spontanément des prix en dollars, ainsi que pour les salaires.
Des milliards de dollars circulent en Russie où les bureaux de change sont très nombreux.
«Le stéréotype de l'instabilité de la monnaie russe reste présent dans les mentalités», souligne le secrétaire de la Chambre civile, l'académicien Evguéni Velikhov, dans une lettre envoyée au président de la Douma (chambre basse du Parlement) Boris Gryzlov.
Selon la Chambre civile, ce stéréotype est entretenu grâce aux médias qui publient des prix des marchandises et des services en dollars et aux fonctionnaires qui donnent les chiffres du budget ainsi que les montants des contrats en dollars.
«Un mépris infondé à l'égard de la monnaie nationale [...] contribue à ce que le rouble soit sous-estimé ce qui nuit à l'image internationale de la Russie», souligne le texte.
Les membres de la Chambre civile suggèrent à la Douma d'«interdire» aux ministres et aux députés d'exprimer des sommes en dollars dans leurs discours publics et d'instaurer des amendes pour ceux qui violeraient cette norme.
M. Gryzlov a entièrement soutenu cette initiative et a même proposé d'étendre l'interdiction à tout citoyen russe.
«Pourquoi [l'interdiction] toucherait-elle seulement les hauts fonctionnaires?», a déclaré M. Gryzlov, cité par l'agence Itar-Tass.
Les Russes ont pris l'habitude de compter en dollars à la suite de plusieurs crises financières dans les années 90 qui avaient déstabilisé le rouble.
Malgré la stabilité et le renforcement de la monnaie russe intervenu ces dernières années, certains restaurants fixent toujours leurs prix en «unités conventionnelles», autrement dit les dollars ou, de plus en plus souvent, les euros. Pour les logements ou les voitures, le Russe moyen utilise spontanément des prix en dollars, ainsi que pour les salaires.
Des milliards de dollars circulent en Russie où les bureaux de change sont très nombreux.
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